JO 2030 Réunion à La Clusaz pour les Confins : la stratégie d’évitement !

Réunion publique du 9 septembre

Episode 1 – 170 sièges, 2 heures, 0 réponse concrète.

Par Sandra Stavo-Debauge

Le 9 septembre 2026, à peine plus de la moitié des sièges moelleux du cinéma municipal de La Clusaz, le Danay, d’une capacité de 313 personnes étaient occupés : la réunion publique pilotée par la Solideo sur l’aménagement du site des Confins pour les Jeux olympiques et paralympiques n’aura réuni que 170 personnes, alors que les enjeux sur le plateau des Confins sont énormes.

Une réunion de 18h30 à 20h30, où les non-dits disaient bien plus que les miettes d’informations données. Le nom de Grospiron, évincé de la présidence du Comité d’organisation des JOP, n’a pas été prononcé une seule fois en deux heures de réunion dans son bastion !

Notre récapitulatif de la première partie de cette soirée dont les éléments de langage n’ont pas masqué le vide informationnel. On ne résiste pas à vous spoiler la conclusion de fin de réunion : « Le projet est peu défini, c’est la réalité », dira le directeur de la Solideo. Aveu d’amateurisme ?

Notez que nous traiterons des questions posées et des (non) réponses dans un second article

Ce 9 septembre, le ciel est sombre, il bruine et les températures ont chuté. Le village de La Clusaz est quasi désert après le départ des vacanciers. Les habitués du bar-PMU de La Clusaz qui viennent lire le Dauphiné Libéré tous les matins avec leur café ont remarqué l’absence du quotidien ce mercredi sur le comptoir.  Pourquoi se demandent-ils ?

 

Cachez Grospiron que je ne saurai voir !

La réponse est peut-être à chercher dans son contenu : il y est révélé que le départ d’Edgar Grospiron[1] de la présidence du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (COJOP) est acté. Le champion olympique se pensait indéboulonnable (lui qui était déjà un plan B, Martin Fourcade ayant refusé le poste), il a (été) démissionné. Notez qu’il fera un bouc émissaire pratique pour les porteurs du projet Alpes 2030 qui l’avaient eux-mêmes installé à ce poste, oubliant peut-être que la candidature pour les Jeux d’hiver « Annecy 2018 » sous sa présidence (puis celle de Charles Beigbeder) s’était rétamée avec le record historique du plus petit nombre de voix lors du vote du CIO, une sacrée humiliation. Si le costume était trop grand pour Grospiron, même le meilleur des poulains ne pourra rien face à un projet de JOP bancal dès son origine !

 

Facétie du calendrier

Le soir même se déroulait la réunion publique d’information sur « l’aménagement » du site des Confins pour les épreuves de ski nordique des Jeux olympiques et paralympiques à la Clusaz, fief de cœur de Grospiron, et dont la concertation en ligne (27 août – 8 octobre) est en cours.

 

Grospiron : celui dont il ne fallait pas dire le nom !

Quelques minutes avant le début de la réunion, on surprend le Maire Didier Thevenet souffler en off à des personnes installées aux premiers rangs : « Les gars, positifs hein, de l’enthousiasme ! » On comprend que le départ forcé de Grospiron est une douche froide et que le Maire tente de remobiliser ses troupes.

La Clusaz, c’est un peu la deuxième maison du jurassien d’origine : « Gagar » a fait ses gammes aux clubs des sports, a porté le bandeau de la station comme compétiteur, y a reçu un terrain à la fin des années 90, sur lequel il a construit un chalet, revendu peu de temps après pour se réinstaller à Annecy. Il s’est ensuite remarié avec Nathalie Thévenet, nièce du Maire.

Mais ce soir du 9 septembre, l’ensemble des intervenants, dont le Maire, ont réussi la prouesse de ne pas prononcer une seule fois le nom d’Edgar Grospiron !

 

Grospiron débarqué, silence radio à La Clusaz et au Cojop

 A la 31ème minute, Elie Patrigeon, directeur Impact héritage et durabilité du COJOP, aura ces mots : « (…) J’en profite tout de suite pour vous dire en introduction de ce propos que, vous avez peut-être vu la presse, que nous avons aujourd’hui quelques actualités. Je serai pas en mesure, euh, vous imaginez bien de vous donner un certain nombre de détails par rapport à ces éléments-là. Le comité d’organisation tient un bureau exécutif demain (…). Il appartient à ce bureau exécutif de prendre des décisions, autrement dit, l’ensemble des acteurs de notre gouvernance, les décisions qu’ils entendent prendre, et dont je ne serai pas en mesure de vous donner un certain nombre de détails par rapport à cela. »

Tant de charabia pour dire qu’il ne dira rien, chapeau !

«  Néanmoins, ce que je peux quand même vous garantir, c’est que (…) les engagements que nous prenons sont les engagements d’une organisation qui avance, qui fonctionne, qui est régulièrement évaluée, (…), la semaine prochaine par le CIO. »

Deux minutes de prise de parole sans citer le nom de Grospiron, sans dire la démission, tout en prétendant que l’organisation fonctionne et avance… L’art d’emberlificoter, la méthode Coué, le déni ?

Même dans son mot de conclusion, le Maire évitera soigneusement de citer le nom du champion olympique en se référant aux championnats du monde de ski artistique de 1995 à La Clusaz — remportés par Raphaëlle Monod et Edgar Grospiron !

 

L’art de ne pas répondre…

L’autre performance de la soirée : les réponses carrément à côté, approximatives ou parcellaires aux questions pourtant précises et concrètes du public. Nous le détaillerons dans un second article.

Différence notable par rapport aux deux autres réunions publiques organisées dans les Aravis à Saint-Jean-de-Sixt et au Grand-Bornand par la Société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo) desquelles le public était ressorti avec plus de questions que de réponses : la réunion se faisait en présence des garants de la CNDP (Commission nationale du débat public), Messieurs Cuvilier et Prillard. Cet organisme indépendant connu par une minorité de gens (moins d’une quinzaine de personnes dans la salle) a pour but de garantir le respect du droit à l’environnement en ce qui concerne la participation du grand public aux décisions des projets qui ont un impact sur l’environnement. Les garants censés être neutres doivent garantir le bon déroulement de la concertation, la bonne information du public et donc la justesse des informations apportées.

 

Où sont passés les élus locaux des communes voisines et de la CCVT ?

Le Maire a salué la présence de Danièle Carteron, élue du conseil municipal à Saint-Jean-de-Sixt et députée macroniste, et des élus du département, Lionel Tardy et Marcel Cattanéo : « Je sais qu’on peut compter sur vous pour ces Jeux Olympiques. » En revanche, on n’a vu ni les maires des stations voisines des Aravis, ni le président de la CCVT.

Notez aussi que le grand écran du cinéma n’a pas été mobilisé, mais un écran au format bien insuffisant, même pour les premiers rangs… Damien Robert, le directeur de la Solideo a  invité les gens à se rapprocher : « je suis pas sûr que vous voyez grand-chose (…) n’hésitez pas en tout cas à vous rapprocher. »

Quant au budget de 13,7 millions d’euros alloués aux aménagements des Confins (chiffres de la maquette Solideo de 2025), pas un mot des organisateurs durant l’heure de présentation. Il aura fallu une question du public pour savoir si les frais de fonctionnement post JO avaient été calculés…

 

Morceaux choisis de l’heure de présentation

Le Maire a précisé que trois ouvrages olympiques profiteront à la station : le pont de l’entrée du village « qui va être terminé avant l’hiver », le Pôle indoor « dont les travaux vont commencer dans quelques jours et qui sera terminé en automne 2029 », ouvrages pour lesquels « La Clusaz a conservé sa maîtrise d’ouvrage c’est-à-dire que c’est nous qui suivons les travaux, qui les payons et qui attendons évidemment les subventions ». « Par contre sur le site des Confins, nous avons délégué la maîtrise d’ouvrage à Solideo » (ndlr : en 5 minutes chrono lors du conseil municipal du 11 décembre 2025), « dont le rôle est soit de subventionner, soit de livrer des ouvrages olympiques durables. » Il rappelle que le site des Confins est un site sensible et que « Solideo a souhaité faire appel à la Commission nationale du débat public. »

 

Les précisions des garants de la CNDP

Messieurs Cuvilier et Prillard, les garants de la CNDP soulignent qu’ils ne donneront pas d’avis sur le projet dans leur rapport : « Dans une concertation préalable, ce qu’on cherche, ce sont des argumentations. » Rappel capital : « Une concertation préalable ça sert à quoi ? Débattre en amont d’une décision de réaliser le projet.

Monsieur le Maire vous avez dit toute à l’heure : « Nous aurons le site des Confins pour les Jeux de 2030[2]. » Oui mais dans le cadre d’une concertation préalable, officiellement la décision n’est pas encore prise. Elle sera prise qu’à l’issue de la phase de concertation préalable. » Sauf que dans un aveu de faiblesse, le garant ajoute : « Mais on se doute bien que dans un contexte de Jeux Olympiques, la décision finale ne surprendra pas grand monde(…) Des solutions alternatives sur le site des Confins, c’est vrai que ce n’est pas facile à trouver (…) »

 

La candidature la plus rapide de l’histoire et le délai le plus court pour livrer les infrastructures

Damien Robert directeur de la Solideo et Elie Patrigeon (COJOP) nous rechantent la même litanie qu’à Saint-Jean-de-Sixt et au Grand-Bornand : « Solideo est le deuxième pied de l’organisation des jeux. » Organisation devenue unijambiste avec les démissions en cascade au COJOP… « On n’a qu’une seule mission (…) c’est d’arriver à livrer en temps et en heure l’ensemble des ouvrages (…) non pas au 1er février 2030, mais le 1er octobre 2029, voire même le 30 septembre 2029. »

Même contradiction pour ne pas dire mensonges : « On ne construit aucun équipement sportif nouveau. On ne fait que de la rénovation ou de l’aménagement ». Juste avant d’expliquer que « Le fameux Pôle Indoor de la Clusaz fait partie de la typologie d’ouvrages [de la Solideo]. On va réaliser des bâtiments qui vont servir pour le comité d’organisation, soit pour les athlètes, soit pour les volontaires, soit pour toutes les personnes qui participent à l’organisation des jeux et puis qui après seront mis à disposition des collectivités pour l’héritage. »

Sur l’environnement : « On aménage le territoire mais on aménage le territoire pour le ménager, en le ménageant. La montagne s’est beaucoup fragilisée notamment via le réchauffement climatique. Évidemment, on ne fait pas du tout les Jeux de la même manière qu’avant et donc avec un objectif en terme de sobriété, énergétique, biodiversité. » En effet, ils font pire qu’avant : en 1992, par exemple, les champs de bosses étaient naturels, sans neige artificielle, il y avait aussi moins de disciplines et plus de neige…

Il assure que 33% des marchés publics iront à des TPE et PME (avec des délais si contraints, en auront-elles seulement les capacités ?) et promet une accessibilité universelle — promesse déjà non tenue par Paris 2024, qui avait pourtant bien plus de temps et pas de pente !

 

Une concertation réglementaire pour le site des Confins

La responsable concertation, Marie-Jeanne Cadène-Lebens, précise qu’à la différence des concertations volontaires du Grand-Bornand et de Saint-Jean-de-Sixt, la concertation concernant le site des Confins, plus sensible, est réglementaire : « Aujourd’hui, on concerte sur des ouvrages pour lequel il y a une étude d’impact et une évaluation environnementale. Par contre, on a choisi de saisir la CNDP de manière volontaire parce qu’on souhaitait faire appel à un organisme neutre qui puisse garantir la transparence et la qualité des débats. » Suivra une phase de concertation avale : « soit une enquête publique avec un commissaire enquêteur, soit une PPVE qui est un dispositif de la loi olympique qui est la participation par voie électronique. (…) L’idée est de favoriser l’acceptabilité du projet. »

 

30 minutes passées, rien de concret appris, le directeur impact héritage et durabilité du Cojop, Elie Patrigeon ne nous en apprendra pas plus. Il noie l’auditoire de son débit ultra-rapide si difficile à suivre qu’il peut dire à peu près n’importe quoi. Evoquer « 1 million de spectateurs sur sites » sans préciser s’il s’agit d’un total, « mais des chiffres encore à définir », et illustrer les 20 épreuves nordiques olympiques et la dizaine paralympiques (« 506 athlètes olympiques, 180 athlètes paralympiques ») avec une slide de… ski freestyle.

 

48ème minute : enfin, les Confins et différentes alternatives dont l’option zéro, ne pas réaliser le projet

Au bout de 48 minutes nous voilà enfin arrivés au cœur sujet : le site des Confins et les aménagements prévus dans « un environnement paysager et écologique remarquable. » Nicolas Laurent Brouty, directeur de la maîtrise d’ouvrage Solideo le décrit planté « dans un massif de montagne exceptionnel, c’est l’une des plus belles cartes postales de Haute-Savoie. » Avec Myriam Muris, directrice de sites Alpes du Nord Solideo, ils ne nous épargneront pas les éléments de langage habituels : espace nordique « déjà existant qui doit profiter de l’opportunité pour être pérennisé et modernisé », aménagement pensé « pour le besoin héritage », « sécurisation de l’enneigement », « les jeux accélérateurs de financements à destination des collectivités », etc.

Fait notable, une première de la bouche du directeur de la maîtrise d’ouvrage Solideo : « Dans le cadre de cette concertation, on se pose la question, y compris de manière réglementaire, de ne pas réaliser l’aménagement et de pouvoir surtout ouvrir à débat et à variantes les choix d’aménagement qui vont vous être proposés. (…) On est au stade étude, au stade de la définition des besoins. »

Parmi les points encore ouverts : le réseau de neige de culture et l’interconnexion des domaines nordique et alpin ; le stockage de neige lié aux Jeux ; le franchissement de la route des Confins par les skieurs (passerelle au-dessus ou ouvrage souterrain en dessous).

Myriam Muris déroule : « L’idée c’est déjà d’améliorer l’accueil du public (…), le fonctionnement, l’accès, la circulation.  Et on a le sujet d’accessibilité universelle : aujourd’hui descendre de sa voiture en fauteuil roulant sur le parking de l’Arpettaz, c’est une gageure. » Sur les enjeux sportifs : « On a la perspective des jeux. On a aussi la perspective d’autres événements sportifs (…) Vous avez déjà accueilli des Coupes du Monde, l’idée c’est de les accueillir dans des bonnes conditions. » A 1430 m d’altitude, la pérennité du ski… « « On a aussi la contrainte à la fois et l’opportunité d’accueillir du Para-nordique. Donc l’idée c’est de préparer tout ça. » », Comment ? on ne le saura pas ce soir-là.

Sur l’enneigement artificiel et donc l’eau : « Fiabiliser l’enneigement tout en restant dans les autorisations de prélèvements d’eau actuelles (…) ne pas consommer plus d’eau qu’on en utilise actuellement pour les sites nordiques et alpins » — autrement dit de la fiction !

 

 Les principaux chantiers évoqués

Concrètement :

Démolition-reconstruction du foyer nordique pour l’agrandir « dans le respect du PLU existant »

Extension du local technique communal du parking de l’Arpettaz, jugé « vieillissant » (ben non !) et « saturé » 

Travaux sur les pistes pour « avoir des surfaces planes au niveau des virages » avec des solutions modulaires en paille ou en bois à l’étude 

Nivellement du stade de départ et d’arrivée 

Ouvrage de franchissement de la route des Confins « soit traverser la route par en-dessous au niveau du golf, comme un tunnel, ou par en-dessus avec une passerelle, après la rancherie, ce n’est pas arbitré » 

Production de neige en reliant la retenue des Confins et du Lachat (la retenue du Lachat est dans la combe de Balme à 1500m environ, autrement dit ) « sans augmenter les autorisations de prélèvements (…)  Forcément on va avoir de la création de réseaux, c’est souterrain, ça se voit pas. Enfin ça se voit le temps des travaux et la mise en place d’enneigeurs »

Augmenter la surface enneigée artificiellement (sans préciser combien de canons en plus), sans augmenter les prélèvements, il faudra nous expliquer ce tour de magie ! 

Extension du snowfarming au bout du plateau et création d’une seconde plateforme « pour limiter les volumétries » — Les Dunes du Pilat aux Confins, c’est moche pour la carte postale 

Requalification de la route des Confins « étroite à certains endroits »  — comprendre élargissement ? « et sécurisation des cheminements piétons et PMR le long de la route » ; Intervention « ponctuelle » sur les virages Vittupiez « virages problématiques en le bourg et les Confins pour acheminer les spectateurs en navette et pour les véhicules longs » ;

Refonte du parking de l’Arpettaz en plateforme technique pour accueillir les camions de fartage pendant les Jeux, puis en parking-belvédère après les Jeux.

 

Les impacts paysagers et les nuisances des travaux

Sur les impacts paysagers : « On est conscient qu’on intervient sur un site qui est riche, précieux et on peut pas faire classiquement les choses. On a parlé de passerelle, d’ouvrage souterrain, on sent bien qu’il va falloir qu’on les travaille pour qu’ils puissent être intégrés et acceptables dans cet écrin. »

Sur les nuisances des chantiers à venir, le bruit, les camions sur les routes : « on devait faire des sondages géotechniques. (…) on a imaginé les faire en plein milieu de d’été ou d’hiver. » — dingue d’avoir imaginé ça ! « Et on s’est dit que c’était pas une bonne idée, on a décalé tout ça en dehors de la période estivale. On n’est pas encore intervenus sur site parce qu’on est bien conscient qu’on ne peut pas y faire n’importe quoi, n’importe comment. L’idée c’est aussi de limiter les gènes. Il y a des gens qui habitent, il y a des gens qui font pâturer les vaches, il y a des gens qui travaillent. Et puis il y a des touristes évidemment. Tout ça, ça va être aussi du calage de la saisonnalité de nos interventions. »

Les sondages géotechniques initialement envisagés en plein été ont finalement été décalés Côté foncier : « on a déjà rencontré la plupart des propriétaires et exploitants du site. Si ce n’est pas fait, n’hésitez pas à vous faire connaître. »

                                                                                                                                             

Spoiler : des conclusions lunaires et le grand flou artistique

Alors qu’il ne reste que trois ans pour livrer les ouvrages, de l’aveu même du directeur de la Solideo, « le projet est peu défini, c’est la réalité. » Il ajoute « le rôle de la concertation c’est de l’enrichir. A la réunion de clôture en octobre, on espère bien que le projet sera un peu plus clair. »

 

 

Dernières news :

Le directeur général du COJOP, Vincent Roberti, le préfet arrivé en juin en remplacement de Linette qui avait démissionné en février, a été nommé président du COJOP par intérim, ce lundi 13 septembre : « En Assemblée générale extraordinaire, les parties prenantes du projet ont adopté une modification statutaire autorisant temporairement le Directeur général à exercer simultanément les fonctions de Président par intérim. (…)  Cette solution vise à garantir la stabilité de la gouvernance et la continuité des activités du Comité d’organisation dans l’attente de la désignation d’une nouvelle Présidente ou d’un nouveau Président » écrit le COJOP dans son communiqué du 14 septembre. Sauf que la meilleure gouvernance possible ne peut rien face à un projet bancal dès ses prémices.

Appel des organisations citoyennes environnementale de stopper le projet

Les organisations de la société civile – FNE AURA, Mountain Wilderness et le Collectif Citoyen JOP 2030 – appellent d’ailleurs les acteurs du projet à faire preuve de responsabilité et stopper le projet jugé écocidaire des JOP dans les Alpes françaises.

Concernant les Confins, bien que Solideo et Cojop euphémisent, le plateau va être métamorphosé et en chantier dès 2027. Un déchirement pour les amoureuses et les amoureux de ce site remarquable. A moins que la raison ne l’emporte, et que cette gabegie financière, environnementale soit stoppée.

 

Une conférence sur la démocratie environnementale, coorganisée par Amnesty International et le Collectif Citoyen JOP 2030, se tiendra ce mercredi 16 septembre de 19h à 21h à Lyon (Salle Paul Garcin, 7 impasse Flesselles, 69001 Lyon), avec la participation des associations signataires.

 

Les prochaines dates à retenir :

6 octobre : réunion publique de clôture de 18h à 21h à la salle des fêtes de La Clusaz

Concertation ouverte jusqu’au 8 octobre 2026 minuit pour déposer vos avis : https://participationcitoyenne.solideo-2030.com/deposer-une-contribution-et-consulter-les-avis-5177

 

LIENS VERS NOS ARTICLES SUR LES REUNIONS PUBLIQUES ET PROJETS OLYMPIQUES DANS LES ARAVIS :

https://librinfo74.fr/jop-2030-stade-de-biathlon-du-grand-bornand-notre-bilan-de-la-concertation-prealable/

https://librinfo74.fr/une-majorite-davis-defavorables-pour-la-consultation-du-village-olympique-de-saint-jean-de-sixt/

https://librinfo74.fr/un-pole-indoor-de-5-000m2-a-la-clusaz-la-folie-des-grandeurs-2/

https://librinfo74.fr/jo-2030-le-grand-bornand-va-changer-de-visage-defigure-par-denormes-investissements/

https://librinfo74.fr/jop-alpes-2030-avec-un-retard-redoutable-les-concertations-demarrent-ce-mercredi-24-juin-a-saint-jean-de-sixt/

https://librinfo74.fr/projet-de-village-olympique-a-saint-jean-de-sixt-des-questions-sans-reponse-et-un-discours-verrouille/

https://librinfo74.fr/projet-de-village-olympique-a-saint-jean-de-sixt-entre-promesse-dheritage-et-doutes-citoyens/

 

[1] On ne connait pas les indemnités de départ de Grospiron, qui devraient pourtant être rendues publiques, lui qui émargeait à environ 250 000 euros par an pour son poste de président du Cojop. Rappelons qu’il avait osé dire en prenant ses fonctions que « l’argent public c’est sacré », sacrément bon, plutôt…  https://librinfo74.fr/edgar-grospiron-declare-que-largent-public-est-sacre-le-collectif-citoyen-jop2030-le-prend-au-mot/

 

[2] « Merci d’être venus à cette réunion d’information et de concertation concernant le site des Confins qui recevra, vous le savez, les Jeux Olympiques en 2030 », a dit le Maire dans son mot d’introduction

Auteur: librinfo74

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