Retraités et gilets jaunes devant la préfecture pour défendre les victimes de la crise

Annecy 17 novembre 2020 14H00

Ce 17 Novembre, à l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, FSU, CFE/CGC, Sud Solidaires, une cinquantaine de retraités étaient rassemblés devant la Préfecture, rejoints par une cinquantaine de gilets jaunes et de militants d’attac, avec au cœur de nombreuses revendications :

  -100 euros tout de suite pour rattraper le pouvoir d’achat à valoir sur la revalorisation des pensions calculées sur l’évolution du salaire moyen.

-Accès à la santé pour tous.

    -Prise en charge de la perte d’autonomie à 100% par la branche Sécurité Sociale.

 

Le Préfet interpellé

Munis d’une autorisation officielle de déplacement et respectant les gestes barrière, les manifestants attendaient des réponses concrètes de la part du Préfet. Des lettres ont été envoyées aux députés, à l’ARS au département…Un grand  nombre de pancartes affichaient les revendications  » Quand tout sera privé, on sera privé de tout »… D’autres soulevaient les atteintes aux droits du travail et de l’ONU, à la liberté publique de manifester, de pouvoir prendre son destin en main.

 

Une délégation reçue par le Directeur de cabinet et non par le Préfet.

En attenant le retour de la délégation, les Gilets Jaunes prirent la parole. Pas de doute pour eux. Cette crise est révélatrice « d’une guerre contre les peuples, pour installer des lois liberticides »… Tout est fait sous prétexte de confinement pour anéantir tout débat, réduire nos libertés et installer des « pouvoirs spéciaux donnés aux préfets, attaquant aussi la liberté de la presse, contrôler les citoyens »…

« Des milliers d’emplois sont supprimés, et ce sont les plus précaires, les petits commerçants, les artisans, les saisonniers, ceux qui travaillent par intérim qui vont en pâtir, pouvait-on entendre dans les déclarations.

 

Les hôpitaux au cœur de la crise`

Les manifestants insistent sur la situation des hôpitaux qui « s’aggrave en particulier dans les deux Savoie. Tous les décrets promulgués actuellement n’ont fait qu’aggraver la situation et museler ceux et celles qui travaillent et luttent. La proposition de Sécurité Globale en discussion actuellement, en ce Mardi 17 Novembre va installer » les bases d’un régime totalitaire et de surveillance généralisée. »

 

Un directeur de Cabinet, caisse d’enregistrement.

Comme à l’accoutumée, le fonctionnaire enregistre les doléances. Le représentant de l’Intersyndicale nous informe qu’ils et qu’elles venu.es présenter les revendications, en particulier celles du secteur des EPHAD et  hospitalier : « La situation est de plus en plus critique et épuisante en particulier sur nos deux départements. On attend toujours la revalorisation des retraites. Des atteintes inadmissibles sont portées à notre régime de Sécurité Sociale et sans qu’il y ait eu de débat. La création d’une branche spéciale au sujet de la perte d’autonomie fera disparaître la solidarité intergénérationnelle.  Les personnels de nos hôpitaux n’en peuvent plus, ils font part de la fermeture de lits depuis plusieurs années, du manque de médecins. »

Les syndicats regrettent que depuis le 12 Octobre, s’est mis en place un régime d’ordonnances empêchant tout débat ou contestation : « Il y a de la difficulté à établir le dialogue avec les préfets sur des problèmes précis qui touchent à notre quotidien. »

« Devant ce désastre et face à l’avalanche d’arrêtés, l’heure est à regrouper les forces citoyennes pour se faire entendre. La campagne de pétitions qui est en cours doit permettre d’amplifier les luttes et faire comprendre qu’il n’y aura pas de renoncement. »

Auteur: Colette CHARLET

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