Manifestation des enseignants pour dénoncer le mépris de leur ministre

Mise à jour le 1er février 2021

ANNECY MARDI 26 JANVIER 2021

À l’appel de la FSU, FO, la CGT, le SNALC, de l’UNL, près de 150 manifestants ont manifesté devant la Préfecture d’Annecy, avant de défiler en ville, pour dire non au mépris, à l’irrespect, la mise en danger des personnels et des élèves, le manque de postes, la baisse du pouvoir d’achat… C’est ce qu’affichaient les banderoles fixées aux grilles de la préfecture pour interpeler les passants.

Pour les Rased, on ne doit pas se priver                                                                                                      Pour la formation, on ne doit pas se priver.                            Pour l’école, on ne doit pas se priver Pour la maternelle on ne doit pas se priver                              Pour l’école on ne doit pas se priver

 

Toutes les structures de l’éducation nationale sont touchées : de la maternelle à l’université.

Ainsi on pouvait lire : « pour la maternelle, pour les RASED, on ne doit pas se priver…enseigner sans saigner ». En finir avec les classes surchargées, les personnels  surchargés et en nombre insuffisant, les AED et AESH précarisés, la formation  et la jeunesse sacrifiée car sans avenir, l’incertitude quant aux examens »

Les enseignants « aux ordres de l’administration et du ministère » dénoncent l’absence de concertation : « quand les entrevues ont lieu, elles s’avèrent souvent décevantes, ne répondant pas aux problèmes du terrain ».

L’inquiétude est particulièrement grande dans les lycées professionnels, quand depuis des mois les élèves ne peuvent effectuer des stages en entreprise. Ceux-ci se sentent dévalorisés, découragés.

 

Et le pouvoir d’achat, les moyens dans tout cela?

Le représentant de FO fera remarquer que le point d’indice est bloqué, que les primes accordées sont plutôt basses, alors que les personnels hospitaliers ont reçu plus de points d’indice.

Alors comment faire pour fonctionner correctement ?

Les personnels de direction ont vu leurs conditions de travail se détériorer. Ainsi, à la prochaine rentrée sera déplorable, car, on n’a pas assez de recrutement, en particulier pour les AED (Assistants d’éducation). Lire article dans librinfo.

Michel Lombard (FSU) nous informe que sur l’académie, il y aura 165 suppressions de postes. Ainsi, sur le lycée Lachenal, 5 suppressions de postes  sont annoncées. Cela est perçu comme un mépris de la part du Ministre Blanquer. Quant aux AED, ils ne sont pas en reste, ils vont pâtir de la situation car ils sont en première ligne dans les collèges. Ils ressentent douloureusement qu’on les oublie, qu’ils souvent mal remplacés.

Les élèves de lycée au sein de l’UNL font part de leur détresse et incertitude de l’avenir, surtout au lycée professionnel. Comment vont alors se dérouler les examens, la formation sur le terrain? Tout est tronqué; cela aboutit à un sentiment d’abandon.

N’oublions pas les étudiant.es qui se trouvent privé.es de cours en présentiel. Les personnels administratifs eux aussi sont touchés par le manque d’effectifs.

 

L’état d’urgence sanitaire; prétexte à imposer un certain type de politique.

Les différents ministres en profitent pour imposer leur propre vision, remettre en cause la liberté pédagogique et ceci sans concertation avec les personnels. L’objectif est de former  des citoyens dociles, les empêchant de penser par eux-mêmes, à obéir sous le joug des pratiques de management, d’injonctions fatalistes.

Alors, comment donner un élan aux luttes à venir et sous quelle forme, en dépit de la lassitude, du découragement ? C’est la question que les militants syndicalistes se posent : « il est à espérer la construction d’un front plus large, car ce secteur n’est pas le seul à faire les frais de la crise. »

Auteur: Colette CHARLET

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2 commentaires

  1. Une coquille s’est glissée dans votre article, c’est mardi 26/01.
    Il y a vraiment besoin d’avoir une réelle convergence des luttes de l’ensemble des champs professionnels.
    Il devrait en être de même sur l’intersyndicale, pour quelle raison certaines organisations se positionnent sur certains appels et pas d’autres? Aujourd’hui tous les secteurs sont touchés. Tous ensemble en grève et en Manifestation dessins tous ces plans de suppressions déguisés, pour un services public de qualité, pour des embauches pérennes, et de travailler dans de réelles conditions de travail avec un salaire décent.

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  2. En réponse à Samia Bruas Chetibi
    Effectivement, c’est le mardi 26 Janvier. Nos excuses pour l’erreur.
    Oui, il y a urgence à construire un front commun pour se faire entendre.
    Colette Charlet

    Répondre

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