L’hôpital d’Annecy menacé d’asphyxie covid par un manque d’effectif

Mis à jour à 17H00

Les chiffres communiqués par la DRH de l’hôpital à Annecy sont alarmants avec 179 agents hospitaliers en arrêt de travail au 5 novembre, infectés symptomatiques au covid. La situation de l’hôpital de Saint Julien semblent encore plus problématiques .

Devant une telle situation, la direction demande que les agents contrôlés positifs asymptomatiques viennent travailler, ce qui inquiète Angélique Veutens, déléguée CGT de l’hôpital : « Le risque est que ces agents puisse contaminer d’autres collègues ou des patients. »

Cette décision, prise pour répondre au manque d’effectif, a obtenu l’accord surprenant de la médecine du travail « sous condition de respecter les gestes barrières ».

 

Une décision imposée par une augmentation inquiétante des malades du Covid.

Le 5 novembre, 162 patients covid sont hospitalisés en médecine, 29 en réanimation*, et 39 covid sont dénombrés dans les deux EHPAD gérées par l’hôpital, Saint François à Annecy et Baudelaire à St Julien.

* sans compter les patients en réanimation hors covid


Appel de l’hôpital aux volontaires

Pour répondre à l’urgence, la direction espère que de nombreux volontaires apportent leur aide.

C’est le cas de cette infirmière en retraite depuis 1 an.

Auteur: gfumex

Mots-clés: agent hospitalier, Annecy, Change, covid19

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2 commentaires

  1. En cas de menace de saturation, laquelle est attendue depuis des mois (d’après les rares infos que je retiens) il paraitrait logique d’augmenter la capacité des hôpitaux.
    N’a-t-on pas en France une grande capacité à traiter des malades, une structure assez étoffée et étendue pour s’adapter et s’élargir ?
    Or, toujours d’après ce que je crois savoir, les moyens des hôpitaux du service public ont été encore réduits depuis la dernière pandémie disons celle de l’hiver printemps 2020.

    Comment peut-on concilier cette apparente contradiction du choix de réduire la capacité de soigner versus de mettre en péril de survivre des millions de gens réduits à mendier ?

    Pourquoi ne pas s’endetter dans la santé toujours utile plutôt que s’endetter dans les aides temporaires ?
    D’un coté un investissement utile à tous, de l’autre une subvention pour aider des gueux à manger faute de travail …

    Je ne parviens pas trouver de réponse satisfaisante.
    Je pense surement comme un âne.

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    • Sans prendre la défense ayant un membre de ma famille travaillant à l’hopital et en parlant neutralement : les capacités sont déjà largement augmentées en « poussant les murs » (déprogrammations, réaffectation de personnel y compris non spécialisé et matériels), mais le problème n’est pas tant matériel mais surtout humain, on ne peut pas rattraper des années d’amincissement en claquant des doigts. Les recrutements sont-ils lancés, peut être que oui, mais la demande n’est pas là (salaire, condition de travail). La question du curseur se pose aussi, augmenter les capacité n’est pas une réponse éthique pour autant, car le but est plus que les personnes ne tombent pas gravement malades plutôt qu’un hôpital prêt à soigner « à tout de bras ».

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