Deux journalistes auditionnés par la gendarmerie pour avoir couvert l’action de XR sur l’aéroport de Meythet.

                Les manifestants regroupés par la gendarmerie avec le journaliste de H2O

Décidément, le droit à l’information est de plus en plus difficile à défendre.

Cet après-midi, les militants de « Extinction Rebellion » ont pénétré sur l’aéroport de Meythet, avec comme slogan « Moins d’avions, plus d’oignons ».

Pour cela, ils ont enjambé,  avec deux escabeaux, le grillage de la clôture.

Pour rendre compte de la réalité des faits, le journaliste de librinfo et celui de la radio H20 ont suivi les manifestants sur le tarmac de l’aérodrome.

Après avoir déplié des banderoles et des affiches, les manifestants, la plupart déguisés en légumes, ont parcouru la piste.

     Marché de l’ancien aéroport de Meythet

Peu de temps après, 12 gendarmes et 6 voitures sont arrivés pour relever les identités

 

Il est à noter que tout s’est passé dans le calme, avec aucune tension de part et d’autre. Manifestants et forces de l’ordre, ont été été très courtois.

Cela n’a pas empêché les forces de l’ordre de constater un acte illégal entraînant une audition des manifestants à la gendarmerie de Meythet. Le plus surprenant est que les deux journalistes ont été mis « au même régime ».


Qu’est-il reproché aux journalistes ?
Avoir pénétré illégalement dans l’aéroport de Meythet pour suivre au plus près l’action du groupe de Extinction Rebellion.

Par cette action totalement pacifique, sans aucune dégradation ou violence, ces militants voulaient « faire passer un message » : demander la fermeture de l’aéroport en dénonçant l’utilisation d’un espace de 110 hectares réservés à « une minorité de privilégiés » pour s’adonner à une « pratique sportive polluante et de luxe », alors que ces terrains pourraient être réservés au développement d’une agriculture de proximité. Comme les contrats de location des terrains – dont le conseil départemental est propriétaire – se terminent le 31 décembre 2020, les manifestants demandent que ces baux ne soient pas renouvelés.

 

Le droit à l’information doit être respecté

Si nous n’avions pas été là, qui aurait pu dire ce qui se serait passé sur le tarmac en dehors de la parole des forces de l’ordre et des manifestants eux-mêmes ?

Lors de l’audition par l’officier judiciaire où je me suis trouvé en situation de « délinquant » en tant que journaliste de librinfo, je n’ai pas reconnu l’infraction considérant que j’accomplissais un travail de journaliste dont le devoir est d’informer en toutes circonstances.

3 commentaires

  1. Le Conseil départemental donne 700 000 euros d’argent public ( 900 000 il y a qq années)à la société qui exploite l’aéroport pour accueillir les jets privés alors qu’il n’existe plus de ligne régulière publique.

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  2. Merci Gérard d’être là et d’assurer l’information !! J’espère qu’il n’y aura pas de suites. Tout mon soutien, ce qui se passe sous nos yeux est tellement grave.
    Viviane

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  3. Quand je dis et répète que la démocratie n’existe pas en France ..
    Je ne me trompe malheureusement pas.

    Il est plus que temps de renverser ce régime.
    Le pouvoir de l’UE, domine le vague pouvoir de la population française sur le fonctionnement de la France !
    Cette situation d’injustice sociale, du pouvoir dictatorial (et je pèse mes mots) du fric privé, de la réelle dictature des détenteurs du fric : les ultra-riches … perdurera tant que nous ne renverserons pas ce régime.
    Et de fait ce n’est pas que en manifestant que cela adviendra mais bien dans les urnes – les manifestations sont nécessaires mais pas suffisantes..
    C’est en votant pour un mouvement, le notre, celui des démocrates, à construire, qu’on se débarrassera de ces dictateurs.
    Il faut bien accepter de faire confiance à quelques délégués pour que ça change. Ou alors c’est la continuation de la fascisation en marche, bien visible de notre civilisation.

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