Canicule : anticiper !

 

Un nouvel épisode caniculaire vient à peine de s’achever, pour peut-être réapparaître dans quelques semaines. Août, juillet, maintenant juin, les grosses chaleurs s’installent de plus en plus précocement et dans la durée.

 

N’est-ce pas une occasion de remettre tout à plat ?

Il y a trente ans, des scientifiques annonçaient, dans l’indifférence générale, ce qui se produit maintenant. Des études et prospectives actuelles prévoient des scénarios encore moins réjouissants pour 2050. Il est donc impératif de se préparer d’ores et déjà à ces météorologies du futur immédiat.
Les glaciers fondent, le Mont-Blanc passe en température positive, les cours d’eau s’assèchent rapidement, etc, et on regarde le train climatique passer sans broncher.
Ah ! Bien sûr, on s’adapte. « Il faut s’adapter, » claironne notre Président à tous vents, surtout ceux de l’extérieur du pays, pour qu’on le conforte dans sa position hautement gagnée de géant vert.

A l’intérieur, le constat n’est pas brillant.

Pas un champ éolien sur nos 5000 km de côtes, pas une directive précise pour le démantèlement de Fessenheim sans cesse reporté, le tout routier toujours privilégié, l’agriculture intensive non remise en cause, la biodiversité mise à mal – le loup fait l’objet de tirs plus nourris par exemple -, les travaux du complexe commercial de Gonesse ont démarré sous le manteau sans décision du gouvernement dans un sens comme dans l’autre… La liste n’est pas exhaustive, point s’en faut.

Faire le ménage et anticiper

Les effets de manche ne semblent pas donner chaud à notre dirigeant quand il proclame devant les autres pays qu’il faut respecter l’accord de Paris !
Balayons devant notre porte, qu’elle soit gouvernementale ou citoyenne.
Il est temps d’anticiper et mettre en place un mode de vie complètement différent et adapté à ces canicules répétées et répétables à l’avenir.

Modifier les horaires de travail – il est très dur, voire impossible de travailler en plein air pendant ces heures torrides (dans les bureaux et magasins, c’est mois pénible, vu qu’existe la dispendieuse clime!),

Modifier les moyens de transports, en privilégiant les collectifs et en les rendant fréquents et peu onéreux,
Anticiper à l’avance – les modèles météo sont là pour ça – sur la circulation, encore trop nombreuse, dans les villes, et ne pas attendre le dernier moment pour instaurer le mode alterné (même si on peut être sceptique sur son efficacité),

Modifier les horaires d’école,

Donner les moyens aux Ehpad en personnel,

Donner les moyens aux hôpitaux en personnel, notamment dans les urgences,

Remettre à plat la structuration des villes, véritables usines à carbone, pollution et amplification de chaleur : végétalisons les cités ! (c’est un pis-aller),

Anticiper l’utilisation de l’eau estivale, notamment ici, en montagne, en commençant par réduire sa consommation en hiver, en l’occurrence les canons à neige.

On pourrait multiplier les précautions à prendre.

Des précautions qui deviendront encore plus contraignantes si l’on tarde à les mettre en place. Gouvernance anticipée et civilité feront que nous pourrions – espérons – nous en sortir.
Est-on prêt à accepter ce bouleversement de mode de vie ? Désormais, il faut bien se mettre à l’esprit la prégnance du changement climatique sur tous les aspects du quotidien.
Au lieu d’entendre dire dans les reportages bouche-trous des médias de la part des anonymes, « c’est chouette, on profite du beau temps, » même si on peut bien sûr le faire, ou « on verra bien, faut pas s’affoler, » ou encore « on fait avec, » un peu de recul et surtout de la vision à long terme serait de meilleure perspective.

 

A attendre tout d’en haut, si ce n’est du verbiage, on n’avancera pas.

Il est urgent – cela fait vingt ans que les experts le disent, mais maintenant ils le crient – d’agir en ayant à l’esprit notre avenir immédiat, celui de nos enfants et petits-enfants.
Il est urgent que les consciences se réveillent d’une apathie consumériste et moutonnière, et les édiles mettent en pratique leurs beaux discours.
Des initiatives locales existent. Des gens pratiquent du concret. Alors, pourquoi pas tous ensemble si l’on veut sauver l’Homme.

Pas la planète. L’Homme.

Auteur: Loïc Quintin

Mots-clés: Mont-Blanc, vlimat

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3 commentaires

  1. Mr Loïc, beaucoup de portes ouvertes, quand on est accablé jour après jour par toutes
    ces mauvaises nouvelles planétaires. Juste une contradiction: les éoliennes, telles
    que conçues actuellement, ne sont certainement pas l’avenir (pollutions, métaux rares,
    déconstruction, implantations et capitaux sauvages, etc…). Et une remarque indirecte:
    en re-triant les déchets du foyer familial, on constate que 95% des plastiques ne sont pas recyclés, et que certains le sont mais pas par la France (exemple: emballage de ramette A4 de chez Carrouf…).Nous « pratiquons tous du concret », mais il faut s’unir……….

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  2. L’avenir immédiat de nos enfants et petits-enfants, vraiment, ils n’y sont pas préparés, ainsi sur la plage d’Albigny d’Annecy : 2 jeunes d’environ 11-13 ans s’amusaient depuis un certain temps avec le tuyau de douche à s’asperger, créer des sillons de boue, faire tournicoter le tuyau… Je me suis approchée d’eux, en leur faisant remarquer que l’eau allait devenir une « denrée rare ». Ils m’ont regardée en riant, puis au bout de deux minutes ont recommencé leur jeu. Je les ai de nouveau interpellé et en prenant à témoin des personnes… Celles-ci ce sont alors approchées d’eux pour leur signifier que j’avais raison et qu’il était temps qu’ils cessent leur jeu… Dix minutes plus tard arrivent deux jeunes qui me disent qu’ils allaient fumer. Je leur fais remarquer là aussi que devant moi, jonchaient au moins 10 mégots de cigarette. Ils me répondent évasivement qu’ils feraient attention. 15 mn plus tard j’aperçois l’un d’entre eux dans l’eau en train de fumer. Alors, comment se fabrique le niveau de conscience? Les personnes autour de moi étaient fort en colère. Il y a urgence à interpeller nos élu.e.s!!!

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    • Faillite de l’instruction publique.
      Mais à qui la faute ?

      Nos dirigeants ne respectent PAS les lois qu’ils édictent.
      Quand on voit les scandales à répétions c’est à dire une société qui ne fait pas ce qu »elle dit comment imaginer que l’éducation puisse fonctionner ?
      De même TOUT prouve que tricher apporte un gain. L’exemple des entreprises qui fraudent le fisc ou qui exploitent les « failles ».
      etc …
      Il n’y a AUCUN espoir d’améliorer le fonctionnement de la société quand l’individualisme forcené est la règle première – messages à répétition de nos dirigeants ..

      Ensuite On voit les GRANDS accords sur le climat : NON tenus !
      Les arguments d’un État de droit ?
      Ah ? Quel droit ? Les lois scélérates pour affaiblir les opposants DONC en rognant sur la liberté d’expression ? Les lois anti terroristes appliquées aux gêneurs de la libre entreprise, principe qui autorise de dévaster la planète. Les lois du plus fort du plus tordu ou malin ?
      Bref demander la vertu dans un monde pourri est INSENSÉ, une contradiction insurmontable à un esprit même simple.

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