Après moult négociations, rencontres avortées, de nombreux échanges stériles ont montré la volonté des autorités suisses d’empêcher toutes manifestations et rassemblements anti-G7 à Genève.
La militante féministe Françoise Nyffeler, de la coalition No G7, a dénoncé ces «très graves entraves au droit de manifester», «la propagande criminalisante des syndicats patronaux, du PLR et de l’UDC» et l’absence de soutien des magistrats de gauche, promettant que «certaines choses se régleront après.»

En définitive, un accord a pu être conclu entre les représentants du NOG7 et les autorités genevoises pour organiser une manifestation pacifiste anti-G7 le dimanche 14 juin, journée de la grève féministe.

Une manifestation « contre « le fascisme » et « l’impérialisme » qui sera fortement sécurisée et contrôlée par les forces de l’ordre suisses renforcées par la police française. Les contrôles renforcés à la frontière risquent toutefois de limiter le nombre de personnes venant de l’étranger.
Les participants sont invités à se rassembler dès 14h00 au parc de La Perle du Lac. Le cortège partira à 15h15 et fera une boucle sur la rive gauche de la rade.
No G7 veut faire «un contre-sommet magnifique»
Après plus six mois de travail, Françoise Nyffeler, a déclaré : «ce qui compte pour le moment est de faire un contre-sommet magnifique».
La grève féministe fusionnera le 14 juin avec la mobilisation contre la G7.
« Le féminisme n’est émancipatoire qu’à la condition d’y joindre les luttes anticapitalistes, antifascistes et anti-impérialistes », a déclaré Françoise Nyffeler le jeudi 11 devant les médias au nom du collectif de la Grève féministe.
La militante espère « que le gouvernement genevois travaillera avec nous pour garantir la sécurité de tous lors de cette manifestation que nous voulons pacifiste. » « Nous ne voulons pas de provocations », a-t-elle souligné en se référant à la manifestation pro-palestinienne non autorisée, le 2 octobre dernier qui a provoqué une répression policière.
Résistance internationaliste
La quarantaine d’organisations et de partis genevois et suisses qui ont rejoint la coalition No-G7 ont pour objectifs » construire et développer une résistance internationaliste contre « le capitalisme », « l’extrême droite », « le racisme », « le patriarcat », « le masculinisme », « le colonialisme » ou encore « la transphobie »


