Un temps fort interprofessionnel de mobilisations et de grève le 4 février

Mathis Andagnotto – UNL / Michel Lombart – FSU / Pascal Léa – Solidaires / Yvan Perez – CGT / Samia Chetibi – CGT

L’intersyndicale réunie lundi 25 janvier a présenté le calendrier des mobilisations de ce début d’année :

  • le jeudi 21 janvier c’était dans le secteur de la santé et du social, pour réclamer une autre politique pour l’hôpital public, des moyens, des emplois. Et plus largement pour défendre et améliorer notre système de santé
  • le samedi 23 janvier, c’est une mobilisation nationale contre les plans de licenciement devant l’Assemblée Nationale
  • mardi 26 janvier, c’est un jour de grève dans l’Education Nationale, pour une vraie revalorisation, pour une diminution des effectifs dans les classes et une gestion responsable de la crise sanitaire
    Manifestation à 14h Préfecture Annecy
  • jeudi 28 janvier, le secteur de l’énergie lutte contre le projet Hercule et le démantèlement d’EDF
  • samedi 30 janvier, manifestation contre la loi Sécurité Globale
    Rassemblement 14h Préfecture Annecy

 

Dans la continuité de ces mobilisations par secteur, le jeudi 4 février doit être un temps fort pour la défense des services publics, de l’emploi, des salaires.

9h30 Gare SNCF Annemasse

14h Préfecture Annecy

Communiqué de l’Intersyndicale nationale

 

 

 

Auteur: Sylvie Touleron

Mots-clés: 4 février, CGT, FSU, grève, Manifestation, Solidaires, UNL

Partager cet article :

4 commentaires

  1. Plus il est difficile de manifester plus le nombre de manifestations augmente.
    Plus le nombre de raisons de manifester augmente, plus le nombre de manifestations augmente.
    Est-ce raisonnable ?
    Car enfin la seule cause de toutes ces manifestations est UNIQUE :
    la crise capitaliste (mondiale il est vrai) que le gouvernement ne cherche pas à résoudre, il ne fait que tenter en vain de maintenir à la surface le vaisseau en train de couler.
    Comme je l’ai lu ailleurs il y a peu, on se rend enfin compte que le capitalisme nous entraîne tous dans son abîme, son chaos.
    La solution est d’évidence de changer de régime, politique et économique.
    – Politique : puisque nous sommes incapables d’agir
    – Économique : puisque personne depuis la terrible crise 2008 ne trouve de solution viable mais au contraire prépare la prochaine (pas une seule mesure qui nous protège d’une catastrophe financière ou économique, juste des rustines en attendant ..).

    Disons-le, c’est la panique, la panique partout, financière, économique, politique, sociale, règne de l’improvisation, pas de but car pas d’idée, pas d’option au capitalisme,
    Donc ON improvise sans savoir que faire ni pourquoi, c’est l’attente.
    En attendant quoi ?

    Une révolution ou un effondrement ?
    Les deux permettant de rétablir un ordre totalitaire par un pouvoir préparé au pire.

    Les forces de l’ordre sont armées de façon à terroriser (affections irréversibles allant jusqu’à la mort), les partis et autres forces sont laminés, les personnalités rassembleuses sont toutes affectées de défauts insupportables …
    Bref : seul un grand chef d’armée pourra nous sortir de là.
    Une telle situation s’appelle le fascisme.
    Qu’on le veuille ou non, nous sommes dans une situation pré-fasciste.
    Je ne dis pas que le fascisme inexorable mais très probable, tous les ingrédients sont réunis.

    Pour autant il existe des solutions très simples – je ne vous ferai pas l’injure de devoir les énoncer.
    Mais toutes remettent en cause le pouvoir en place.
    Et jamais un pouvoir en place ne renonce au pouvoir.
    La cause première de la ‘crise’ qui nous entraîne et empoisonne nos vies est donc claire : le système ne peut pas dire qu’il est non viable.
    C’est de la logique systémique, cybernétique : jamais un système n’est capable de s’auto contrôler donc de changer puisque s’il devient fou il n’a pas les moyens de le savoir étant fou.

    Je vous laisse conclure
    et me critiquer.

    Répondre
    • le capitalisme, c’est la propriété privée des moyens de production et d’échange, les usines et les banques, les assurances. Pour s’attaquer à un ennemi, il faut le définir. Le capitalisme, c’est le coronavirus, le vaccin, c’est le socialisme, le communisme; toutes et tous propriétaires de son emploi, tous producteurs associés, comme le conclut Marx dans le Manifeste. Pour ceux qui répondent Staline quand on parle de nationalisations, consultez Mario Sousa, un marxiste-léniniste suédois, « les mensonges sur l’Union soviétique, » ça évite de mourir idiot et de parler comme les ânes pètent.

      Répondre
      • Merci de répondre mais mon pauvre neurone ne parvient pas à comprendre cette réponse ; l’ignorance et l’age sans doute.
        Je dénonce par exemple que les gouvernements des ultrariches fabriquent une situation pré-fasciste, une forme de chaos qui nous masque la seule cause, le capitalisme se meurt et les capitalistes nous écorchent. Cette situation de tromperie est ancienne (en France avec Mitterrand au moins et Chirac avec son escroquerie de la fracture sociale) mais éclatante depuis le trio Sarko Hollande Macron que ce dernier déploie avec un talent qui force l’admiration – le mépris et l’arbitraire du larbin ravi.

        Je ne comprends pas ce que viennent faire les nationalisations ici ?

        Je n’ai pas parlé d’emploi mais de régime démocratique, à mon avis seul régime politique pour se battre efficacement contre les arbitraires (la prise de décision dans la concertation du plus grand nombre (via des portes-paroles) étant plus puissante que des avis d’individus quelles-que soient leurs qualités et rôles). Cela dit un régime démocratique est fragile car soumis aux haines et enthousiasmes c’est pourquoi il doit prendre l’aspect d’un processus évolutif très encadré de façon à s’adapter aux coups sans perdre son essence – on a la chance de disposer de plus de 2500 d’histoire, d’une population éduquée en bonne santé, d’outils de connaissances et de partage comme jamais pour nous aider à nous en protéger. Encore faudrait-il en être conscient et savoir ce que l’on veut et le partager. Il faut pour cela des espaces-temps d’élaboration du consensus (une construction que chacun doit pouvoir suivre). Ce monstre démocratique été patiemment éradiqué par nos représentants élus : le parlement est un guichet, les partis des ectoplasmes, les syndicats des coquilles mortes … Et RIEN d’autre sinon le bruit de l’Internet contrôlé par les milliardaires et endormi par la soupe populaire des séries et autres vidéos, jeux et films qui emprisonnent et empoisonnent avec constance et efficacité les cerveaux.
        La démocratie nécessite des agoras, du temps de réflexion, du temps de concertation, des prises de décision. Cet espace-temps n’existant pas la démocratie n’existe pas.
        Au lieu de manifester pour tout avec raison mais sans effet, faisons actes de démocratie c’est à dire en organisant de manière perenne des confrontations d’idées, d’élaboration de choix sociaux (politiques) c’est à dire une prise de décision solidaire, démocratique, émanation indiscutable de la population, s’imposant, s’opposant à l’arbitraire.
        Ce processus se caractérise comme l’émancipation de la population comme souverain, ce n’est aujourd’hui qu’un principe bafoué de la Constitution.
        Je manifeste depuis 50 ans en vain, l’arbitraire m’écrase et me pourrit la vie et ceci se retrouve pour presque tous mes concitoyens. Il y a matière soit à désespérer et renoncer soit à accepter le fascisme et ses tromperies. Nous y sommes presque.

        Répondre
    • Je suis d’accord avec ce qu’énonce Jacques, les manifs chenues et clairsemées sont- elles pertinentes au regard de l’engagement qu’il faudrait, contre le capitalisme libertarien mondialisé, bientôt totalement cybernisé !
      En ce temps béni de restrictions sanitaires, comment apporter explications et propositions qu’un autre monde est souhaitable et désirable, tel est mon questionnement.
      Sans doute suis-je issu d’une époque révolue et désuète où nous prenions nos utopies pour des sentiers allant vers des sociétés du bien-vivre, las ! Les déviances inhérentes de sapiens, nous emmenèrent tout droit à la gestion logarythmée de nos vies, encadrées par les milices d’extrême droite uniformisées.
      Re Las ! Nous avons besoin d’un projet de société utopique qui redonne joie de vivre avec du sens, qui nous laisse le plaisir de voir s’écouler notre vie, sans avoir besoin de maltraiter la nature et tous ses occupants, mais pour cela, il nous faut intégrer que notre chemin doit être tracé par un projet antiproductiviste et anticonsumériste, donc anticapitaliste. Quel changement radical! aux limites du supportable?
      Mais hélas ! Trois ou quatre fois hélas ! Au lieu d’un, nous en avons profusion, sans qu’ils soient apparemment compatibles entre eux, sans même semble- t-il le plus petit dénominateur commun ! C’est effrayant !
      Que penser de ces assoiffés de pouvoir et de reconnaissances, qui postulent ou se déclareront afin de jouir d’un destin national illusoire, sans chercher un rassemblement qui reflète les aspirations sociales, écologiques et démocratiques nécessaires.
      Attention ! Nous sommes assujettis mais bientôt esclaves.
      A moins que…du passé nous fassions table rase.

      Répondre

Soumettre un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.