Un plan hivernal pour les sans abris « bricolé » selon le collectif « Un toit pour tous »

La lumière était blafarde le long de ces 18 bungalows alignés au cordeau.

Un lieu supplémentaires d’hébergement d’urgence crées dans la zone industrielle de Vovray à Seynod. Des nouvelles places bien accueillie par les associations humanitaires, mais  qui regrettent des actions improvisées dans l’urgence.

Le préfet Alain Espinasse, accompagné du maire d’Annecy, François Astorg et de la représentante de la croix rouge, Anne Aucher.

Le Préfet avait convoqué la presse pour montrer que durant la période hivernale l’hébergement d’urgence était assuré par l’État avec le précieux concours de la ville d’Annecy.

Une invitation que le collectif « Un toit pour tous » trouve bien tardive pour évoquer le plan hivernal.

Installés pour héberger des familles sans abri accueillies par la croix rouge sur un terrain de la zone industrielle de Vovray fourni par la ville d’Annecy, ces logements précaires de 70 places sont financés par l’État.

Ces familles ont pu retrouver une cellule familiale protégée dans un lieu en toute sécurité avec leurs enfants, sans avoir à partager des lieux collectifs peu intimes. Une cuisine collective leur permet de préparer leur repas.

Un plan hivernal ”bricolé” selon la Ligue des Droits de l’Homme

Si le collectif  ”Un toît pour tous” reconnaît un effort de l’État et en particulier celui de la nouvelle équipe municipale de la ville pour créer ces 70 nouvelles places d’hébergement d’urgence pour des familles, il déplore ”un plan hivernal ”bricolé” qui tarde à se mettre en place et qui offre des places indignes de chambres collectives, comme dans la salle paroissial de Novel, où femmes et hommes dorment séparés par de simples paravents et dont les lits n’ont pas de draps.”

Interrogée à ce sujet, Marion Bouteloup-Massot Directrice-adjointe de la DDCS s’engage à vérifier cette situation :

Un personnel de la croix rouge contesté

De son côté, la Ligue des Droits de l’Homme d’Annecy relaie des témoignages de résidents du centre d’hébergement de l’atelier à Vovray qui se plaignent du personnel d’encadrement de la croix rouge. Marion Bouteloup-Massot reconnaît avoir été avertie de ces comportements, mais garde son entière confiance à cette association :

 

Un manque récurrent de places pérennes

Ce que réclame le collectif « Un toit pour tous », est qu’une véritable stratégie soit engagée pour créer des places pérennes disponibles toute l’année pour éviter ces placements aléatoires et indignes.
Une situation que reconnaît implicitement l’État puisque il se réjouit d’avoir créé en Haute-Savoie 40 places pérennes en 2020 et prévoit 48 places supplémentaires en 2021.

 

Pour le Préfet, le 115 assure parfaitement sa mission.

Un avis que ne partage pas la LDH qui note que des demandes ne peuvent pas être satisfaites et que souvent des gens dorment dans la rue.
Anne Aucher de la Crois Rouge, conteste ce point de vue  : ”ce soir des lits sont disponibles pour accueilli des demandes”.
Le Préfet explique de son côté que de nombreux sans abris refusent d’aller dans ces centres d’urgence et préfèrent dormir dans la rue.

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