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Sommes-nous en situation de handicap ?

Sommes-nous en situation de handicap ?

N°1, Handicap ?

Bonjour à toutes et tous,

Voilà un thème qui va être développé sur plusieurs articles, à venir régulièrement je l’espère !

Le premier article est lié au contenu, dans cette notion de Handicap. Des liens permettent de retrouver les sources d’où viennent certaines données. Les copier-coller sont indiqués en Italique et entre guillemets.

* Handicap :

Définition :

« De manière générale, le terme handicap désigne l’incapacité d’une personne à vivre et à agir dans son environnement en raison de déficiences physiques, mentales, ou sensorielles. Il se traduit la plupart du temps par des difficultés de déplacement, d’expression ou de compréhension chez la personne atteinte. L’origine du terme :

Le mot « handicap » vient du terme anglais « hand in cap » (la main dans le chapeau), en référence à un jeu pratiqué au XVIème siècle en Grande-Bretagne qui consiste à échanger des biens à l’aveugle dont la valeur est contrôlée par un arbitre qui assure l’égalité des chances entre les joueurs. Cet anglicisme a ensuite engendré le substantif « handicapé » qui apparaît officiellement dans les textes de loi français en 1957, le plus souvent accolé au mot « travailleur », puis poursuit sa métamorphose en se déclinant en « personne handicapée ».

Par la suite, il s’est appliqué au monde de l’hippisme pour désigner la volonté d’imposer des difficultés supplémentaires aux meilleurs jockeys afin de, encore une fois, rétablir l’équilibre des chances entre les concurrents.

La notion de handicap à partir de 1980

C’est seulement à partir de 1980, que le terme Handicap est associé aux individus dans l’incapacité d’assurer un rôle et une vie sociale normaux du fait de déficience(s). L’OMS y a ensuite rajouté l’aspect social que cela implique, afin de mieux prendre en compte les facteurs environnementaux. Car ce qui créé la situation de handicap au final, c’est bien un environnement inadapté et non plus la déficience elle-même. C’est pourquoi aujourd’hui nous parlons de « personne en situation de handicap ».
Cette dimension sociale et environnementale du handicap sera confirmée et officialisée en 2005 avec la loi «
pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées ».

Les différentes formes de handicap

On distingue aujourd’hui 5 grandes familles de handicap :

  • Le handicap moteur
  • Le handicap psychique
  • Le handicap mental
  • Le handicap sensoriel
  • Les maladies invalidantes

De nos jours, la plupart des gens ont une vision restreinte, voire cliché, du handicap, en imaginant automatiquement une personne en fauteuil roulant, avec des malformations physiques, ou une canne blanche à la main. Il ne faut cependant pas oublier qu’un handicap n’est pas toujours visible !
80% à 85% des personnes handicapées sont atteintes d’un handicap invisible.
Une majorité pas toujours reconnue et pourtant non négligeable.

Les chiffres du handicap

On estime à 5 millions le nombre de personnes handicapées en France, entre 80 et 120 millions en Europe, et à 1 milliard dans le monde !
Des chiffres considérables qui ne cessent de croître, car si certains handicaps se manifestent dès la naissance ou l’enfance, beaucoup sont liés au vieillissement de la population.
A cela s’ajoutent les accidents de la vie (voiture, sports, maladies…) qui peuvent toucher à tout moment. Ces accidents représentent 85% des situations de handicap ! L’évolution des technologies médicales qui permettent un dépistage plus pointu et la mise en évidence de nouvelles déficiences inconnues auparavant, est également source de croissance des chiffres sur le handicap. »

OMS (organisation Mondiale pour la Santé

Selon la version 2019 du programme Quality Rights, il existe différents modèles du handicap :

  • Modèle du handicap basé sur la charité
  • Modèle du handicap basé sur le médical
  • Modèle du handicap basé sur la société
  • Modèle du handicap basé sur les droits de l’homme

 

* Synthèse :

– Nous naissons avec ou sans déficiences. Nous grandissons avec des déficiences qui apparaissent : évolutions génétiques dont le vieillissement, accidents, problématiques générales comme les pollutions, les stress, l’alimentation, les façons de vivre dans notre milieu, déficiences aussi de connaissances nécessaires à une vie autonome (santé, sécurité).

– Ces déficiences ont pour conséquences des incapacités : Ce sont les symptômes qui sont plus ou moins visibles, lisibles, compréhensibles. Plus évident à reconnaître lorsqu’il s’agit d’une personne en fauteuil roulant que s’il s’agit d’une personne dyslexique.

– Ces incapacités produisent des handicaps qui ont des conséquences. Celles-ci ne sont pas les mêmes en fonction du milieu où la personne vit.

Exemple : vous vous êtes cassé le fémur

+ vous habitez en Europe : Vous aller être transporté dans de bonnes conditions par les services de secours, opéré si besoin, plâtré, suivi médicalement dont par les services sociaux si nécessaire. Vous serez soigné en urgence et l’on ne vous demandera pas de payer, du moins avant de vous soigner ! Vous bénéficierez d’un fauteuil roulant et de déplacements médicaux pris en charge.

+ vous êtes en Afrique, et pas automatiquement dans un pays très pauvre : vous devrez vous déplacer par vos propres moyens pour atteindre l’hôpital. Au-delà de la première consultation, un devis sera effectué : si vous ne payez pas vous ne serez pas pris en charge. Les suites de votre blessure seront peut-être des séquelles très importantes et donc très invalidantes par la suite. Immédiatement vous devez trouver les aides pour palier à votre handicap (famille, voisin, amis).

 

Le milieu est donc un aspect essentiel pour définir le handicap. Être de couleur était, voire reste, en soi un handicap. Être différent dans un groupe peut devenir un lourd handicap : être le mouton noir, le bouc émissaire !

Alors, sommes-nous des handicapés et si oui, de quoi, pour qui, comment ?

Prochain épisode : N°2 Handicap !

JMH

 

Auteur: Jean-Marie HUBERT

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3 commentaires

  1. Le handicap le plus fréquent que je constate est la nécessité de juger l’autre par tous les moyens: l’aspect, le vocabulaire, le savoir, l’avoir …
    Le classer gentil-méchant, bête ou non, riche ou pauvre, ami ennemi, ..
    Bref, handicapé à jauger autrui avec sa balance personnelle,
    qui n’est plus qu’une pensée clonée, la pensée impensée vomie d’un cerveau inutilisé, inutilisable, saturé de bruits, de riens, d’écume du temps qui fuit. Je devrais dire la pensée clownée, reprise des spectacles permanents que chacun de nous subissons de la sphère médiatico-élitiste.

    Je suis handicapé de bruits et je ne perçois plus la marche du monde, sauf quand il est trop tard. Que l’irréversible, le cliquet, le temps envolé, mon temps de vie volé.

    Mon handicap : n’avoir plus qu’un cerveau, qu’un neurone, qu’une pensée de bruits et me laisser aller à tout accepter sous prétexte que le pire est possible, incapable de rien penser.
    Enfin en un mot, croire que la fin justifie les moyens : la plus éclatante arnaque de notre époque de salopards au pouvoir qui me pourrissent la vie.
    Handicapé à vie.
    Encore une petite minute .. et ce sera terminé.
    Alertez les bébés !
    Aucun risque, le spectacle les maintient asservis à vie.
    Handicapés dans leurs mondes virtuels.

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  2. j’attends avec impatience la suite…

    Répondre
    • Oui, merci, moi aussi.
      Mais j’ai tellement d’autres choses à mener de front que finir mes entretiens est compliqué. peut-être vais-je présenter une autre facette avant celle des témoignages..
      Cordialement,
      JMH74

      Répondre

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