Mauvais coup porté au débat de librinfo sur les municipales

Notre débat pour les municipales s’est tenu samedi 29 février à la salle des Eaux et Forêts à Annecy. Plus de 170 personnes étaient présentes.

L’objectif que nous recherchons dans tous nos débats est de privilégier les échanges dans un climat apaisé.

Malheureusement, nous avons ressenti une atmosphère électrique avec l’arrivée intrusive, bien avant l’ouverture des portes à 18H30, d’une vingtaine de supporter de Madame Lardet qui occupèrent les premières places, prêts à en découdre.  Bien entendu les autres listes avaient, elles aussi, mobilisé leurs sympathisants.

On peut regretter que les citoyens venus s’informer restent minoritaires face aux supporter des listes, ce qui exacerbe les tensions.

Nous reconnaissons avoir été débordé par la logique d’affrontement entre les listes

 

Toutes les listes ont été informées des questions et du déroulé du débat

L’ordre de passage des candidats pour les questions a été tiré au sort. Tous l’on fait tranquillement sauf M. Rigaut, qui arrivant à la dernière minute, n’y a pas vu d’importance : « mettez-moi là où vous voulez ». C’est aussi le seul qui n’ait pas préparé des réponses simples et claires aux questions. Tous ont reçu les questions par avance, et contrairement à Jean-Luc Rigaut, tous ont fait cet effort pour une présentation adaptée aux contraintes du cadre. Jean-Luc Rigaut va découvrir les questions sur le moment. Pour lui, ce n’est pas important car seul son discours l’intéresse.

 

Un maire sortant qui se veut au dessus de la mêlée

Convaincu de sa suprématie sur les autres candidat-e-s, et considérant qu’il est le seul à posséder les compétences pour gérer la nouvelle commune d’Annecy, contrairement aux autres candidat-e qu’il juge ne pas être à la hauteur de la tâche, Jean-Luc Rigaut se permet de ne pas respecter les règles que nous avions déterminées pour la tenue du débat. Il prend d’autorité la parole, utilisant indûment une bonne partie des 15 minutes attribuées à chaque liste, que nous avions réservées pour que le public puisse interpeler chaque candidat-e.

Notre erreur est de ne pas lui avoir coupé strictement la parole et de n’avoir pas fait la synthèse de cette première partie liée aux questions.

Nous faisons remarquer à Jean-Luc Rigaut que pour quelqu’un qui met en avant le processus démocratique, son comportement révèle plutôt un comportement autoritaire. Lui qui met en avant la nécessité de faire travailler une équipe, du vivre ensemble, préfère prendre la parole pour sa propagande en utilisant un temps dédié à l’échange avec le public. Contradictoire ?

 

Un départ programmé

Au départ de Jean-Luc Rigaut à 21H00, nous devions mettre en place un échange où chaque liste disposait de 15 minutes d’interaction avec la salle, Denis Duperthuy, et François Astorg ont décidé de partir, considérant qu’ils avaient été spoliés. Ainsi la soirée s’est terminée dans la confusion, ce que nous regrettons.

 

Des questions se posent.

Jean-Luc Rigaut partant, n’y avait-il  plus d’enjeu ? Est-ce qu’il était risqué de débattre au fond avec des questions embarrassantes comme la notion de recettes-dépenses des programmes, la question de la 5G, l’accaparement de notre ville par une population à hauts revenus  ?

Spoliés les autres représentants ? Certains refusent de bénéficier du temps qui leur était imparti. Pourquoi ? Ont-ils trouvé là une façon de montrer leur détermination face à au comportement de Jean-Luc Rigaut ? Quel respect vis à vis du public et de notre proposition de réunion publique ?

M. Rigaut c’est montré sous un jour peu flatteur, plutôt méprisant, auto-centré et fier de sa puissance ne prenant pas en compte ce que disait l’autre. C’est peut-être ce qu’attendaient ses partisans, mais de fait, Jean-Luc Rigaut s’est discrédité. Il y a un décalage entre l’image de la personne et les valeurs qu’il défend. En tout cas, c’est un éclairage pour les futurs électeurs.

 

Pourtant, un vrai débat a eu lieu

Au delà de cet incident qui relève plus des tensions exacerbées entre les principales listes qui sont entrées en ”guerre” pour obtenir le leadership, et aussi notre manque de vigilance, il a été reconnu que notre débat a permis un réel échange entre le public et les représentants des listes.

Frédérique Lardet nous a précisé que nous avions permis d’approfondir les points divergents entre les listes afin que les électeurs puissent choisir en connaissance de cause.

 

 

 

 

 

 

La liste du R.N n’était pas présente.

Contacté directement, Vincent Lecaillon nous a déclaré qu’il refusait de participer à un débat organisé par librinfo. Ce qui a confirmé notre intention de ne pas l’inviter.

Nous assumons ce choix sachant que notre média a toujours considéré ce parti d’extrême droite dangereux pour notre Démocratie et particulièrement pour la liberté de la presse et le travail des journalistes.

Toutes les dictatures installées au pouvoir, dont celles mises en place par l’extrême droite, ont pour cibles les journalistes et leurs médias. C’est la raison pour laquelle nous dénoncerons toujours les objectifs cachés de ce parti derrière son image feinte actuelle de respectabilité.

Avant de rejoindre le FN comme secrétaire départemental, Vincent Lecaillon était le représentant des identitaires, mouvement fascisant proche des milieux nazis et négationnistes. Un mouvement qui s’est manifesté en 2018 à la frontière des hautes-Alpes en constituant une milice illégale pour s’opposer à l’entrée des migrants.

Pour découvrir le personnage de Vincent Lecaillon, nous vous invitons à lire l’article paru dans librinfo.

1 commentaire

  1. Un article bien motivant pour sortir RIGAUT le sortant.

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