LIVE : DEPARTEMENTALES - Débat en direct aux Villards/Thônes

Librinfo vous donne la parole : dans quelle société désirez-vous vivre ?

Ce débat citoyen proposé par librinfo prend sa source au cœur de la vague des Gilets jaunes.
Il n’entend pas alimenter la mascarade du débat national initié par le gouvernement actuel qui veut gagner du temps afin de retrouver une légitimité” grâce aux élections européennes.

Notre association, ”AAPLE” (Association Annécienne pour la promotion de la liberté d’expression), n’a pas attendu le coup de sifflet gouvernemental pour favoriser l’expression citoyenne.

”Donner la parole à ceux qui ne l’ont pas, ou si peu”, telle est le fondement de notre média qui s’inscrit dans le grand mouvement de l’éducation populaire.

Vos contributions serviront à alimenter le débat sur la société que l’on souhaite pour demain et la façon dont on pourra l’atteindre

Comment participer ?

À la suite du texte, vous pourrez apporter votre contribution sous forme de commentaires.
Chacun pourra réagir à ces contributions ou envoyer la sienne.

À vos plumes !

Auteur: librinfo74

Mots-clés: Débat citoyen, Mis en avant

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16 commentaires

  1. Effectivement, je ne participerai pas au grand débat officiel, complètement verrouillé.
    Plus que jamais, je rejette le pouvoir actuel et ses dérives autoritaires : atteinte à la liberté de manifester, menace sur la liberté de la presse.
    Le message des gilets jaunes est clair et le pouvoir fait tout pour le discréditer après l’avoir réprimé.
    Pas de justice climatique sans justice fiscale. Pas d’assentiment à l’impôt sans redistribution des ressources, à travers, notamment, des services publics accessibles aux plus modestes et aux plus « périphériques ».
    Pas de démocratie sans contrôle citoyen : référendum révocatoire, référendum d’initiative populaire, proportionnelle, reconnaissance du vote blanc…
    Séparation absolue entre pouvoir judiciaire et pouvoir exécutif.

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    • même les pouvoirs judiciaires doivent être contrôlés selon un cadre démocratique connu de tous et toutes par des nons spécialistes non attitrés ad vitam eternam.
      la lenteur des pouvoirs actuels pour relayer les gilets jaunes témoignent de la  » pourritude » sinon corruption et j’espère bientôt  » décrépitude »de ces représentations exclusives majoritaires qui ont complètement perdu le sens de l’intérêt commun et environnemental.

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  2. J’ai participé au grand débat en ligne en postant mes contributions.

    Il est reproché au Président MACRON d’être éloigné des citoyens.
    Il y aura certainement de nombreuses contributions. Et de nombreuses demandes.
    Un rapprochement dont on ne peut dire aujourd’hui s’il permettra des avancées attendues.
    Mais celui-ci est encours. Certains disent que c’est un marche pied pour MACRON pour l’échéance électorale Européenne en Mai…d’autres disent que c’est du blablabla et que MACRON gagne du temps et restera dans ses objectifs initiaux de campagne Présidentielle…

    Les miennes sont plus de justice fiscale en revoyant les niches fiscales, la réduction des inégalités, le vivre ensemble, la suppression des discriminations comme celles salariales entre les H et les F, à l’embauche…), un droit au travail et au logement pour tous avec un pouvoir d’achat décent, l’accès au service public dans toutes les communes et ne plus fermer les lieux d’accueil au public, la concertation des citoyens à mi mandat ( Maire, Département, Gouvernement) en ligne ou par courrier postal.
    Le logement social et sa mixité. Créer la Sécurité Sociale du logement pour mettre fin aux expulsions qui ont un coût exorbitant.
    Financement d’une caisse de prévention des impayés par les bailleurs, les entreprises par action logement par exemple, l’état et à terme devenant le 6eme risque de la Sécurité Sociale. La maladie, le licenciement, des accidents de la vie…mettent de nombreuses personnes en situation d’impayés de leur loyer ou de leur crédit. Pour se faire dans un premier temps faire la transparence sur les impayés définitifs, les expulsions en remettant des chiffres pour en apprécier les couts.
    La Santé un droit pour tous. Création du 5eme risque et le lien social avec les plus âgés.

    La fiscalité écologique qui ne doit pas pénaliser les ménages les plus pauvres.
    Trouver des compensations (sur les transports, l’accès à la santé, au logement digne). Imposer aux bailleurs, propriétaires, des réhabilitations pour diminuer les dépenses énergétiques. Plus d’augmentation de loyers et baisse de loyers si ça ne se fait pas.

    Débat participatif sur les territoires pour les dépenses engagées afin qu’elles ne soient plus démesurées.
    Intégrer dans les budgets des territoires des demandes issus de ses débats.
    Favoriser les circuits courts, et le petit commerce du centre ville par une prise en charge de leurs communications, de leurs installations. Créer pour cela un fond d’aides par appel à contribution libre des citoyens et par un % imposé aux plus fortunés.

    Accélérer la rénovation énergétique du parc immobilier. Un chèque mobilité. Titres de transport valables sur plusieurs trajets. Créer un droit à l’accompagnement à guichet unique pour la transition écologique (pour trouver des aides). Créer de l’emploi dans les territoires. Les emplois de demain ne seront pas ceux d’aujourd’hui

    En conclusion et au vue des mes attentes, je sais que ça ne se fera pas d’un coup de baguette magique. La priorité à avoir très vite est sur le pouvoir d’achat et l’emploi pour tous et un emploi décent.
    Et dans la période, la liberté de la presse est indispensable ainsi que la liberté de manifester et respect de concertation des corps intermédiaires comme les syndicats et associations.

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    • Mais Macron (au service de) fait le contraire !
      désintégration de la sécurité sociale, des services publics, privatisations qui à la fois réduisent les ressources budgétaires et les donnent aux « copains », réduction des libertés de manifester contre ces mesures, .. La PPE et ses promesses non respectées, les mesures promises contre les SDF non prises
      De plus MAcron annonce qu’il ne changera pas, sous-entendu ce qu’il fait est bon… pour qui ?
      En quoi nos revendications pourraient être prises en compte ? Sinon juste pour réduire une pression trop forte, comme on vient de le voir, d’un coté cadeaux éphémères pour atténuer la crise, de l’autre cadeaux longue durée aux policiers pour maintenir la répression. Clair non ?

      A l’Assemblée, toutes les propositions sociales sont rejetées. Pas besoin de consultations/grandébat bidons !

      De fait, Macron continue de favoriser le capital, ses rentes et se moque de la situation des gens.
      Ses promesses versus l’UE sont intenables (et il le sait bien), je ne vois partout que de la poudre aux yeux.

      Il faut le déplorer mais le prendre en compte :
      seul le rapport de forces a permis des changements utiles à la population.

      Macron en bloquant toute proposition sociale met en danger la paix sociale, volontairement.

      Même au MEDEF certains l’ont compris !

      je pense inutile de perdre son temps à aller au cirque quand bien même le spectateur participe au spectacle. Jamais en ces lieux, il n’aura de choix, sinon pour rire.

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      • Comme prévu, le grand débat n’a été qu’un grand ébat, du vent pour maintenir des croyances, du bruit pour endormir les neurones.
        Le Spectacle continue.
        Sauf que maintenant il vire au tragique.
        On ne rit plus, on a peur, on est terrorisé.
        Et la terreur ne vient pas de la chute d’un régime pourri, du système économique (le capitalisme) mais elle est très habilement détournée contre nous. La peur de tous, la maladie, le terrorisme, bref, l’insécurité de sa personne. C’est le retour à la forêt primitive, où la seule chose à penser en permanence est de ne pas se faire dévorer…

        C’est exactement cela la destruction sociale. Nos dominants sont VRAIMENT des salauds.
        Et nous laissons faire.

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  3. Je ne me fais pas trop d’illusion sur le débat national qui risque de ne pas changer grand chose; mais il me permet de clarifier mes idées et de me … défouler !

    La colère des français s’explique aisément :
    Ce gouvernement favorise les entreprises, et les dirigeants de ces entreprises se servent de façon éhontée. Le « ruissellement » n’a jamais marché, ni dans les Etats Unis de Reagan, ni dans l’Angleterre de Margaret Thatcher, ni dans l’Italie de Berlusconi, ni nulle part.
    Ainsi, en 2018, les 500 plus grandes fortunes de France ont progressé de 13%, quand les retraités et les petits salaires ont vu leur pouvoir d’achat diminuer. (source Le Figaro) ; alors que la France connaît une croissance, modeste, mais réelle.
    De février 2017 à février 2018, les milliardaires français ont vu leur richesse croître de 30% (source Les Echos. Pierrick Fay 6 mars 2018)
    La suppression de l’ISF y est pour beaucoup
    La fortune personnelle de Bernard Arnaud s’élève à plus de 60 000 000 000 €, une somme qu’un Smicard va mettre 4 000 000 années à réunir – 40 000 siècles- c’est surréaliste, indécent, impossible à imaginer !…
    Et les grandes entreprises ne paient que peu d’impôt.
    Et on s’aperçoit à la faveur d’une catastrophe dans les Antilles que l’île Saint Barthélémy où vivent les grandes fortunes, qu’on n’y paie pas d’impôt. Mais ils demandent la solidarité nationale pour la reconstruction après un ouragan.
    Et aucun dirigeant politique ne parle de la non taxation du kérosène. Et s’il est vrai que le transport aérien s’est démocratisé, il n’en reste pas moins vrai que les plus pauvres n’y ont pas accès.
    Et on apprend que Chantal Jouanno sera rémunérée 14 000€ par mois pour organiser la consultation citoyenne : le salaire annuel d’un smicard !
    Et on sait que les anciens présidents (Giscard, Chirac, Sarkozy, Hollande) coûtent chacun 1 à 2 millions d’euros par an. Une retraite de 10000€ mensuels représenterait 120 000€ annuels.
    Un ministre coûte 17 000 000€/an (3 en Allemagne)
    La présidence dispose de 10 avions et hélicoptères ; en Allemagne, on utilise les lignes régulières.

    La liste serait longue !…
    Les français sont trahis par leurs dirigeants politiques, de gauche comme de droite.
    Et ce n’est pas parce qu’Emmanuel Macron ne va pas skier cette année qu’il a changé de politique.

    Il est urgent que ce gouvernement prenne l’argent où il est : les grandes entreprises, les chefs d’entreprise et les rentiers du CAC 40, le train de vie du gouvernement, rétablisse l’ISF et cesse de ponctionner les plus pauvres.

    Laurent Chappuis

    PS Quand la justice fiscale sera rétablie, on pourra parler de l’écologie –autre sujet capital et urgent-

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    • « Ce gouvernement favorise les entreprises, et les dirigeants de ces entreprises se servent de façon éhontée.  »

      NON Ce gouvernement (et ceux des 2 présidents précédent) favorise d’abord la rente et ses pouvoirs. Les entreprises ne sont que des outils parmi d’autres.
      Les dirigeants d’entreprise (et les propagandistes) sont des pantins bien asservis par du fric (facile à distribuer quand on en a par dessus la tête), seuls comptent les propriétaires, et pas n’importe lesquels, ceux qui ont le pouvoir, donc les plus riches.

      Le problème n’est pas les dépenses de qqs privilégiés mais QUI a le pouvoir.
      Les plus riches rentiers et leurs représentants : les patrons de banque essentiellement.
      Le reste n’est que fioriture pour ne pas parler du seul sujet qui compte : le pouvoir par qui et pour qui.

      Si nous votons pour des banquiers et des chefs d’entreprises, la situation est parfaitement normale.
      Nous avons le gouvernement que nous avons choisi.

      Difficile de reprocher à nos dirigeants de faire ce qu’on attend d’eux.

      Les Gilets jaunes sont le symptôme de cette situation, incapacité (quand bien même elle serait volontaire) à s’organiser pour lutter contre un système qu’ils ont accepté.

      Voir qu’une grande partie de la population soutient les GJ est ahurissant. EN contradiction avec les votes.

      Comment peut-on à la fois voter banquier (et semblables) et se plaindre de sombrer dans la pauvreté ?

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  4. bonjour, je m’inscris aussi dans le fait que le grand débat est une illusion supplémentaire, échaudé que je suis par un militantisme contre le nucléaire, Monsanto etc et leur monde. On doit s’en tenir à l’histoire qu’on nous a enseigné par les rencontres et non pas celle du conditionnement que nous avons subit depuis l’enfance dans les écoles et par les institutions en plus des médias et la propagande au service de l’argent roi et non du bien commun. Nous ne sommes pas en démocratie, les jours heureux n’ont duré que jusqu’aux premières répressions ouvrières en 1947. A partir du moment où tous les fondamentaux du CNR se sont fait grignotés par les gouvernements successifs depuis 80ans, il faut en tirer les conséquences; ce qui a reprit la main dès la fin des « jours heureux » c’est quelque chose de « collabo ».

    Parmi les motifs qui m’ont fait démissionner en 2008 je pensais vraiment qu’il y allait avoir de la révolte contre le fait de renflouer les banques, alors que ce n’était que reculer pour mieux sauter; le bluff de la société de marché ne peut pas durer éternellement, la folie financière ne peux que s’effondrer à nouveau et bientôt. Mais les « opposants non révoltés » nous sommes invisibles et malheureusement il a fallu attendre cette fameuse masse critique de révolte actuelle des gilets jaune, « les hétérogènes de la Ripouxblique » pour reprendre conscience de notre force collective tellement nous avons été atomisé. Le processus est enclenché, et la société dans laquelle je veux vivre (et je mourrais aussi un jour ) c’est celle que l’on m’a transmise par le rencontre de l’autre, cet esprit de résistance; on doit toujours tendre vers une société la plus juste possible.

    Voici des recommandations en vrac:
    Premières recommandations:
    1 Arrêt de la propagande et renforcement de la rencontre

    2 Abolition des privilèges (vieille requête…) (Atelier nuit du 4 Août+ …)

    3 Sortie du capitalisme et de l’économie (dogme du Progrès-croissance-développement-scientisme-démesure etc) donc suppression des banques et Etats car responsables du désastre de la barbarie civilisée industrielle. (atelier DGR)

    4 Société civile au pouvoir ; dans l’esprit de « déposer le pouvoir sans le prendre », « commander en obéissant » Municipalisation, La Commune etc (Atelier zapatiste + …)

    5 Arrêt du nucléaire civil et militaire en moins de 1 ans. Abolition des armes et de la guerre . Arrêt immédiat des centrales nucléaires . (Atelier Belbéoch,StopNogent, GROIX, Coordi Sud Est, Sortir du Nucléaire, CEDRA, BURE, QV, ACNM, ACDN, ICAN, OBSARM+…) – arrêt et démantèlements aux frais des pro-nucléaires et grands actionnaires; même en retraite, même décédés…

    6 Mise en place d’un Nuremberg nucléaire (70 millions de victimes) avec reconnaissance des désastres écologiques et sanitaire du mensonge nucléaire et autres. Enquêtes épidémiologiques mondiales et intègres. (atelier enfants de Tchernobyl Belarus, femmes de Fukushima, AFMT,CERI, Séfarades, Polynésie, Algérie, AVEN, Avigolfe, Inuits + …)

    – Arrêt des usines d’armement et reconversion en tout genre petite industrie de production d’usage (nourriture, vêtement, bâtiment bio-climatique, énergie soutenable et autres. (atelier Handicap internationale)

    – Armée reconvertie en sécurité civile, pompier etc (Atelier Louis Lecoin, +…)

    – Santé : Autogestion : Liberté vaccinale, Abolition de la sur-médication ( atelier ALIS, Nemesis Illich, science citoyenne +)

    – Protection et action rapide contre la pollution électromagnétique, suppression de construction des lignes haute tension et relais hertziens et démantèlement des existantes nocives (Atelier CRIIREM, PRIARTEM, Next Up, anti THT, Robin des toits +…).

    – Protection et action rapide contre les rayonnements ionisants (Atelier CRIIRAD, ACRO +…).

    – Arrêt complet des constructions d’autoroutes et lignes TGV, Aéroport (voire démantèlement des actuels) et autres projets inutiles ( atelier Bizi, Bure, ZAD, NO TAV, Décines OL LAND, +…)

    – Arrêt complet et définitif des incinérateurs d’ordures.
    éboueurs en avant-scène afin de revaloriser leur salaires au lance pierre d’une part mais surtout afin de sensibiliser définitivement le public sur leur production de déchets à l’aide du principe: retour à l’envoyeur. Même dans les magasins bio, il y a encore des produits sur-emballés et qui viennent de loin en avion bio ?( bonne note toutefois du CNIID pour les denrées distribuées en vrac) (voir Atelier CNIID +…)

    – Annexion de la Principauté de pacotille (voir atelier CADTM, ATTAC, …)

    – Accompagnement à la frontière des détendeurs de compte dans les paradis fiscaux après vidage de leur compte et biens pour redistribution au bien commun.
    Rupture des relations diplomatiques avec les paradis fiscaux avant leur démantèlement.
    Démantèlement des banques et assurances qui ont largement dépassé les limites de la tolérance et de la suffisance. (mutuelle d’origine altruiste Atelier Patricia Toucas etc « Les coopérateurs »)

    – Mise en application du principe du SMAD (Salaire Maximum Décent) selon les modalités suivante: soit 3 fois le salaire de l’employé de base dans l’entreprise, soit 3 fois le SMIG (Atelier ADOC moc , AC, Tolstoï +…). Sachant que ceci n’est qu’une étape et que le salariat tel que nous le connaissons pourra être reconsidéré et même aboli. Voir les coopérateurs, (atelier Sortir de l’économie, Critique de la valeur Krisis EXIT ! , Latouche +…)

    – Démantèlement des transnationales; des « empires financiers » et de leur support institutionnels OMC, FMI, Banque mondiale etc et autres neveux d’IG Farben (Atelier Via Campesina, CADTM, CETIM, ATTAC, +…)

    – Suppression des publicités. (Atelier casseurs de Pub, Paysage de France, déboulonneurs, BIZI +…)

    – Réduction drastique, ou Démantèlement des mégapoles. Equilibrage campagne-ville. (Atelier Thierry Paquot…+)

    – Dimension humaine : limitation de tous les « groupes humains » (entreprises, tertiaire, commerce de 10 à 50 personnes principes coopératifs…(atelier SCOP, REPAS, Longo Maï, Mumford +…)

    – Transparence des haut fonctionnaires nationaux et internationaux voir suppression-révocation de leur poste en Transition avant suppression des grandes administrations : État et institutions supranationales.

    – Sortie de toutes les institutions onusiennes et autres internationales puisqu’elles ne rendent pas de compte et ne sont pas contrôlées ni même demandées par la société civile (la société civile étant définie comme la population qui refuse l’abrutissement et qui vise le bien commun , tout simplement. Pas les firmes les Etats institutions et les ONG et asso bidons qui leur sont inféodées ou syndicat jaune etc.). Voir suppression de l’ONU et autres machins…

    – Gratuité des transports en commun courte distance, favoriser le moindre impact social et environnemental.

    – Suppression des voitures, camions en ville (quota pour transport marchandise d’usage) pour commencer…(Atelier vélorution, BIZI +…)

    – Aviation à réaction clouée au sol, à hélices autorisée sous forme de quotas humanitaires.

    – Maintien et multiplication des agents vecteurs de tissu social (facteur, concierge, épicier (bio), artisan, tout métier d’usage +…)

    – Journalisme, éditions, (bref: médias) libres et indépendants. (Atelier « Le canard », ACRIMED, SMAD, CRHA, le pas de côté, collectif Mauvaise Troupe, Quilombo BastaMag Reporterre Fakir mediapart +…)

    – Hygiène de vie: eau du robinet, viande et poisson au repas moins souvent, fruits et légumes frais de proximité plus souvent (voir Atelier Shelton, Désiré Mérien, Claude Aubert, AMAP, Rudolph , Cocagne +…)

    – Instauration de périmètres de production et d’échange (100km pour les matières première comme le bois…10km pour l’alimentation. (Atelier MINGA, +…)

    – Suppression des produits bio et éthique des super et hyper marché (non sens) avant le démantèlement complet de ces grandes surfaces. (Atelier Satoriz, Biocoop, MINGA, épicerie du coin +…) Bio et éthique à redéfinir car dévoyés comme l’écologie et le socialisme…

    – Déclenchement irréversible international du mouvement de décroissance – simplicité volontaire, contre la Shadok attitude, contre le développement (Atelier Ligne d’horizon François Partant, André Gorz, Jean Baudrillard, Serge Latouche,Illich, IEESDS, ADOC MOC , Entropia, DeepGreenResistance, Tolstoï +…).

    – Transfert des sièges sociaux des Œuvres (Armée du salut, secours pop et cat…), associations 1901, et ONG sur l’avenue des Champs Élysée. (Atelier EMMAÜS+Lescar Pau, Lanza del Vasto +…)

    – Suppression des pratiques néo-coloniales ; approvisionnement équitable « éthiquable » en matière première et autres produits nécessaire – Groupement d’achat-troc etc avec respect des populations indigènes, (bref ce que les banquiers (rappel suppression des banquiers) nomment « les externalités sociales et environnementales » comme naguère le terme « solution finale » (Atelier SURVIE, ACCA, femmes pour la paix, OXFAM, GRAIN, MINGA, GTE, Survival, JaulinClastresViveirosMauss, DGR, CADTM +… )

    – banques alternatives transparentes généralisées (Atelier NEF, Cigales +…) pour transition puis sortie du capitalisme.

    – Gestion collective de l’accès à l’énergie ( soutenable décentralisée), bois en affouage, eau et services. (Atelier , CRHA, Mairies +…)

    – Démocratie directe, participative, autogestion. Assemblées réparties sur tout le territoire. Conseils. Couplage du tirage au sort, contrôle citoyen (avec représentation possible ponctuellement si nécessaire mais en tout cas révocable à tout instant), droit politique de toute la population participant à la vie sociale donc droit des immigrés et ex-détenus +…. (atelier Yves Sintomer, DAL, Droits Devant, MRAP, CRHA, La ligne d’horizon-François Partant, ZAD, Tarnac, Anar, libertaires +…)
    Universités libres des quatre saisons: Réparties sur tout le territoire dans la rue, dans les champs ou dans les airs, ouvertes à tous, art, culture, recherche, réseaux médiatiques parallèles maintenant l’esprit critique comme idée force. (atelier l’Autre Campagne, La bande passante, MJC, intermittents du spectacle, Illich, Montessori, Freinet, Steiner +…)

    – Couplage institutions école avec écoles de type « buissonnière Illich » pour supprimer le conditionnement actuel de la vieille institution qui formatait le futur esclave-soldat. Donc écoles et lycées autogérés, ou apprentissage autonome par la rencontre. (Atelier Yvan Illich, Montessori, Freinet, Steiner, +…)

    – Suppression des tribunaux et prisons et univers carcéral, remplacement par tribunaux populaires. Toutes peines commuées en travaux ou Occupation Formation d’Intérêt collectif OFIC (coopératives agricole, artisanales, sécurité civile, littéraire, poésie etc)
    (NB : pour criminels en col blanc et fortunés (actuels Politiciens, haut-fonctionnaires, banquiers, Grand actionnaires, PDG et cadres des multinationales etc, délestage définitif complet de leurs biens et fortune avant d’entrer dans les OFIC.

    – Multiplication systématique de la culture itinérante avec les bibliobus donc artbus (traction animale ou vélo ou voile etc), théâtres et animations de rue, « artothèques »ambulantes. (Atelier Cargo, ArtnOmad, Fratellini +…)

    – construction et/ou réhabilitation du parc immobilier français près du lieu d’activité (travaux d’oeuvre et d’usage) selon le principe bio climatique, écologique, vernaculaire, éco et auto-construction, habitat groupé, convivialité… (atelier CRATERRE, Joseph Colzani, Hassan Fathy, De Bouter, Tom Rijven, Nicolas Meunier, Félix Trombe,Yvan Illich, Thierry Paquot ,Cantercel, CR3E, Le Gabion, Inventerre, ECORCE, HABITER, REPAS +…) (NB : consensus sur le « patrimoine classé existant mais sans complaisance ; tour Eiffel à démonter ; récupérer la ferraille…Versailles et l’Elysée etc : récupérer les pierres…

    – Mise en place d’un seuil minimal de biodiversité à respecter (atelier FRAPNA, +…)

    – Avant toute activité prendre en compte de la notion d’empreinte écologique et sociale ; « est-ce que je vais faire évoluer les choses, l’humain, la nature ? ou les faire involuer, par cette action ? »

    – Interaction et échange entre enfants, ado, jeunes et toute la palette ou éventail de la société: personnes âgées, et tout adulte confondus i-compris « détenus OFIC » (rappel :suppression des prisons) soutenu par les structures publiques ou communes.

    – Pour transport maritime : Propagation de la marine à voile, la vraie, celle qui a une âme. (atelier Jaouen-Le Bel Espoir II, Rara-Avis, Hydroptère ?, Le Belem, Tabarly, Kersauson et Riguidel +…)

    – Pour transport Fluvial : Canaux existant maintenus Mais traction moteur à revoir, Halage animal faible charge (respect animal).

    – Droit d’asile pour les réfugiés économiques et politiques (atelier Nous autres, RESF, LDH, MRAP, Turbulences, + …)

    – Liberté de circulation et d’établissement, régulation des sans papiers (Atelier DAL, Droits Devant, CMIL, CIMADE, RESF, LDH, ACCA +…)

    – Instauration du SLD (Droit au logement décent pour tous) avec maximum d’auto construction et éco construction. (Atelier enfants de Don Quichotte, DAL, Droits Devant, et œuvres + …)

    – Reconsidération voire suppression de la propriété privée foncière ; pour des propriétés collectives et d’usage. Voir pour cela ceux qui ont dépassé le stade de l’expérimentation sociales, locales à étendre si affinité. (Atelier Tolstoï, AGTER, Tarnac, ZAD, No Tav, Décines OL Land, BURE, libertaire, anar, Longo Maï, GFA, Larzac +…)

    – Boycott total du bois exotique et autres produits très éloignés et écologiquement et éthiquement inadmissible. (Atelier MINGA, Survival, Sauvons la forêt +…)

    – Principe de souveraineté alimentaire (internationale) et surtout dans les pays tiers (Atelier Via Campesina, Amis de la Terre, OXFAM, GRAIN, MINGA, Survival GTER+…)

    – Suppression des OGM et autre dérivés oxymoriques « biotechnologiques » « biologie de synthèse » etc dans l’environnement et donc dans la chaîne alimentaire (atelier Faucheurs, infOGM ,CRIIGEN, Vélot, Séralini, Amis de la Terre, Via Campesina +…)

    – Suppression du brevetage du vivant (atelier Semences paysannes, Kastler, Peliti, Kokopelli, BEDE, CETIM, MINGA, GRAIN, VIA CAMPESINA +…) car suppression totale du brevetage (atelier Henry George-Tolstoï, Bookchin +…)

    – Éradication du techno-fascisme, « intelligence artificielle » smartmachin; du Fichage ADN et autre, puçage etc (Atelier Sciences citoyennes, Pièces et main d’œuvre, BIZI, Désobéissants, Faut pas pucer +…)

    – Plantation et semis sur la moindre parcelle de terre inutilisée en ville comme en campagne, Poumon vert au centre des agglomérations, toitures et murs végétaux, libération des surfaces goudronnées et bétonnées, plantation systématique de haies variées sur bord de routes, cours d’eau, chemin et toutes parcelles pas seulement agricoles. Plantation fruitière locale et d’usage (Atelier SOLAGRO, PONEMA, Peliti, Thierry Paquot, Guerilla Gardening +…)

    – Toilettes sèches obligatoire: Toilette à Litière Bio maîtrisée , gestion des eaux grises et eaux pluviales, maintien systématique de l’humus selon directive EUTARCIE (voir Atelier Joseph Orszagh, Christophe Elain, REEB, Bourguignon LAMS +…)

    – Suppression de l’agriculture industrielle, passage à l’agriculture paysanne donc bio (Rappel pas dévoyée), principe de l’agro-écologie-permaculture-agriculture naturelle-agroforesterie, reformations de l’humus (Atelier Jean Pain, Terre et humanisme, Terre vivante, Steiner, André Pochon, Bernard Ronot, Masanobu Fukuoka, Rabhi, Bourguignon, Dufumier …+ )

    – Interdiction de laisser les terres agricoles à nue pendant les saisons d’hiver ou pluvieuses.

    – Libération et protection des cours d’eau (pollution, eutrophisation, turbidité, surpêche biodiversité, lessivage sols, barrages etc (Atelier Eaux et Rivières +)

    – Suppression totale et immédiate de la chimie : engrais, insecticides et fongicides. (et partout ).
    – Élevage industrielle proscrit, (litière paille, reformations de l’humus…) (Atelier CEDAPA Nouhlianne +Ogor…)

    – Groupement de type CUMA: Coopérative d’utilisation de matériel et Couderc: zone de vie et service commun… (Atelier MAUSS, Musée Social, Mairies, ZAD +…)

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    • Je prends tout (*). Sans rien contester, inutile. Je **crois** au ‘bon sens’ quand il peut émerger, au bon sens libre donc responsable, conséquent.

      Ce qui manque ici, même si apparemment hors-sujet, c’est le chemin, la transition, le passage de la situation P(résente) à la situation F(uture). La fonction de transition, prise en compte des paramètres.

      Une révolution aussi importante ne se fait pas sans casse, sans puissantes oppositions.

      Alors voilà, comment fait-on ?

      Ma modeste proposition est simple à énoncer : DémocratieS.
      Avec D majuscule car c’est un concept fondement ; avec un S car sans système dogmatique associé.
      On doit coupler le conceptuel (sous forme de principes) avec les déclinaisons dans le réel, des processus sociaux, trivialités.

      Je propose de commencer par ces ateliers déjà évoqués que sont la reprise du pouvoir interactif, solidaire, démocratique par les consensus locaux. Vivre en ZAD, via existant ou non (mairies, associations, coopératives, artisanats, ..).

      une époque formidable

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      • Précision :

        Je prends tout (*).

        (*) je ne prends pas les obligations hormis les principes démocratiques.

        en dehors des dits principes :
        rien ne peut être obligatoire !
        rien ne peut être interdit.

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      • quand vous affirmez que le vote des gilets jaunes étaient du macronisme, vous ne tenezpas compte des 30 % d’abstention qui dure depuis trente ans avec des représentants exclusifs qui ne donnaient aucune possibilité de venir sur la table des négociations et de parler des sujets de la précarisation à outrance qu’ils ont laissé faire. Ils n’en parlent que depuis JLM et les gilets jaunes et fort timidement car ils ont bien l’intention de récupérer ces mouvement en tant qu’élus députés à 22% de votes réels payés 6000 euros et qui intégraient la nécessité le discours de la précarité de long terme sauf pour les classes intellectuelles majoritaires au pouvoir sinon à le cautionner à 10%, même si ce sont toujours les mêmes, et encore moins d’intégrer leur souffrances au travail à cause de cette précarité de long terme, sinon pour la manipuler uniquement pour leur élection et s’en moquer ensuite en acceptant bien ce système ultracapitaliste mais en ayant pris la précaution de protéger le fonctionnariat par des concours obligatoires en 1990, histoire de jouer aux chats perchés tout en intégrant une multitude de contrats précarisés dans le service public depuis cette date.
        Mais passons ! mettons plutôt en place des structures démocratiques dont les préoccupations essentielles visent le bien commun dont environnemental du local à l’international tant dans les entreprises que dans les structures étatiques.

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  5. Débattre, mais à propos de quoi, si ce n’est du sens que nous voulons donner à la République!
    Elle est attaquée de toutes parts depuis qu’elle existe. les revanchards de la vieille France sont toujours présents, royalistes, collaborationnistes, souvent les mêmes avec une même lecture de l’économie, à savoir l’économie égoïste à savoir capitaliste. Ce mouvement s’est aggravé depuis les années 1980 avec Reagan et Thatcher et tous les autres pays ont suivi cette déferlante anglo saxonne teintée d’évangélisme protestant. Il nous faut revenir à une régulation type Roosevltienne, c’est à dire mettre un terme à la financirisation de l’économie. Mais à l’heure du numérique cela est-il encore possible? Oui, si la Volonté animent les responsables politiques encouragés par les Citoyens de chaque Pays. Mais revenons à ce qui me préoccupe le plus suite à l’assassinat abject du professeur, car avec cet acte c’est la République qui est frappée au Coeur. S’attaquer à l’école de la République c’est s’attaquer à la République. Ici, je veux dire que la seule école Libre qui soit est celle de la République, toutes les autres qui usurpent l’adjectif « libre » sont, en fait, des écoles confessionnelles. Il serait temps que le législateur s’empare de cette question et retire à ces écoles la possibilité d’employer cet adjectif ». Elles ont le droit d’exister, mais que les parents qui choisissent de confier leurs enfants à ces écoles assument et payent les frais de scolarité qui vont avec. L’argent public n’a pas à aller à ces écoles où l’on enseigne le double langage trait marquant de toutes les religions, un discours en interne, un discours en externe. C’est assez.Telle est ma proposition qui peut paraitre révolutionnaire, mais je l’assume.

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  6. *** Il nous faut revenir à une régulation type Roosevltienne, c’est à dire mettre un terme à la financirisation de l’économie. Mais à l’heure du numérique cela est-il encore possible? Oui, si la Volonté animent les responsables politiques encouragés par les Citoyens de chaque Pays. ***

    > Mais la régulation Roosevltienne a été balayée !
    Est-ce une solution perenne ?
    La puissance des riches est toujours la domination totale.
    Et ceci malgré les révolutions. Nous avons été bien servi en France pour l’avoir appris de notre histoire. Le riche n’a aucun souci pour dominer le pauvre. Cela se fait « naturellement ».

    La solution est donc de supprimer la compétition à la richesse, cela passe par la suppression totale, définitive (au risque de retomber rapidement dans les oppressions et les misères) de la propriété privée. Ce qui n’empêche pas l’appropriation d’usage temporaire.
    Sans la possibilité d’accumuler des moyens de coercition (par la possibilité de tout acheter, produits services et consciences) il n’est pas de société apaisée. Mais ce n’est qu’une condition nécessaire…

    *** Oui, si la Volonté animent les responsables politiques encouragés par les Citoyens de chaque Pays. ***

    Curieuse vue du principe démocratique !
    Les responsables sont NOS REPRÉSENTANTS. Oui ou non ?
    Si oui, où est le problème.
    Si non ? Quel est le problème ?

    La réponse est triviale.

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  7. Un peu tard… je lis ces articles. « Chapeau bas » à tous. Tiens, peu de « toutes » !

    Belles expressions, de la colère exprimée, des idées, des projets, des références pour aller, curieux, réfléchir aux problématiques. Ma contribution tient en quelques éléments généraux.
    Dans la vie :
    – jusqu’où ? : est une question, parfois non consciente, qui guide nos décisions et actions. Où posons-nous les limites ? Cela passe par une conscience, une incarnation de ce que sont nos valeurs.
    – ces valeurs : sont complexes et donc parfois simplifiées pour l’entendement personnel, basées sur nos expériences de vie, les bains dans lesquels nous évoluons (familiaux, amicaux, professionnels, sociaux, politiques,…)
    – notre conscience de la mort, notre besoin de trouver des réponses à nos questionnements, peurs, angoisses font de nous des êtres, certes « intelligents » mais aussi très fragile. Se situer « au moins mal » pour ne pas dire le meilleur, dans le monde, dans sa vie proche, dans ses relations implique de ne pas confondre désirs et besoins.
    – Albert Jacquard indiquait quelque chose comme « Être intelligent c’est facile : il faut être curieux et ne pas croire ce que l’on vous dit !  »

    Pour toutes ces choses, peut-être une réelle éducation populaire laïque, toute sa vie ?

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    • – Valeurs

      Nos valeurs …

      Je ne parviens pas à trouver un sens à « mes valeurs ».
      Que l’on trouve des choses plus importantes que d’autres cela ne fait aucun doute, l’amitié d’un proche, la parole donnée, etc .. Sont-ce des valeurs ? Peut-être et puis ?
      On en fait quoi ?
      Vous me dites par exemple, il ne faut pas faire la guerre, la valeur paix est plus grande (P).
      Je vous suis.
      Pour autant c’est parler pour ne rien dire ou presque.
      Énoncer ne sert pas dans un contexte réel, je veux dire que la proposition (P) ne résiste pas à une analyse contextuelle : votre voisin enrôle des gens, les arme, les entraîne à la guerre, vous comprenez qu’il se prépare à vous asservir par la violence, vous ne pouvez pas vous laisser massacrer sans réagir. Votre valeur ne tient pas, il faut apprendre à se défendre, faire la guerre ou se laisser massacrer par un salaud. Plus précisément une valeur est sans usage devant le réel.
      La valeur est un sentiment que la raison peut détruire. Ce n’est pas opérationnel, au sens pas utilisable dans un raisonnement. Et j’ai la faiblesse de penser qu’il est presque (je me couvre trop facilement) toujours préférable de penser par raisonnement que par l’aléa des pulsions d’un cerveau immaîtrisable. Le raisonnement, même imparfait, est plus prédictif et permet de mieux appréhender le réel. Je ne prétends pas comprendre, je prétends tenter de comprendre au mieux, au plus le réel. Cela passe par la raison. La valeur ne passe pas par la raison, je pense au contraire que cela bloque la raison. On s’attache à une valeur par les mots.
      La valeur travail. C’est un mot qui recouvre de nombreux sens, cela n’a donc AUCUN sens.
      Donc exit la valeur pour me décider.
      Pour remplir ce vide, je préfère me raccrocher, une exigence de l’esprit – trouver des ‘bases’ – à la notion de principe. Un principe est un concept opérationnel. C’est une proposition en forme de prédicat, donc que l’on peut valider ou invalider. Le principe confronté au réel est validé ou non.
      Un concept est une représentation idéel du réel qui replongé dans le réel est falsifiable : vrai ou faux, et dans certains cas indécidable. Le principe bien que conceptuel permet de se représenter le réel et donc de le penser. Je peux donc construire avec des principes un raisonnement sur le monde que je perçois et par là ajuster mon comportement.
      Avec des valeurs, ma pensée est stérile. Cela dit, la valeur peut me servir à initier des réflexions mais ne sera pas pour moi l’outil principal.
      En passant et pour mieux me faire comprendre, je voudrais ici rappeler deux ou trois choses triviales. Mais peut-on dire autre-chose que des trivialités ? Le réel est à jamais inaccessible dans son entièreté. C’est une interaction constante d’une quantité de phénomènes qui ne sont que rarement prévisibles. La science permet d’énoncer quelques invariants ce qui permet parfois de prédire sous certaines conditions. En dehors de ces conditions, c’est vain. Même dans ce cas nos croyances nous trompent. L’exemple de la loi de la gravité (via la rel. générale), ne permet pas de prédire l’état de système solaire dans plus de x millions d’années. Il nous manque des connaissances à la fois dans la précision des mesures des masses et des vitesses (sans parler de leur recensement). On fait nécessairement des approximations qui négligeables à court terme ne le sont plus à long terme. Je n’ai pas besoin du principe d’indétermination pour cela. Donc malgré la science et la croyance que bien des gens mêmes scientifiques ont, nous croyons savoir mais sans y prendre garde, nous appliquons faussement une connaissance à un cas indéterminable. Je passe sur les escrocs. Le réel est donc simplement vaguement perçu et la science nous aide un peu à le mieux percevoir. Avant la science nous avons le concept. Le concept permet de décrire le réel afin de le penser. Parler du réel est donc une opération qui passe des faits, de la perception, au conceptuel. Je ne pense que par (avec) concepts. Mais au bout de cette pensée, pour la rendre utile, il me faut bien faire l’opération inverse : retourner au réel. Ou au moins confronter le fruit de ma pensée avec le réel. Opération inverse donc.
      Cet aller-retour : réel→conceptuel puis conceptuel→réel nous le faisons sans y penser. C’est heureux pour la fluidité, la densité de réflexion mais c’est parfois (souvent) une catastrophe intellectuelle. En oubliant ce passage, on confond sa perception (même idéelle, conceptuelle) avec la réalité. On pense concept et on raisonne concepts au lieu de confronter le concept conclusif avec le réel. C’est l’adage de prendre des vessies pour des lanternes, le doigt et la lune, les ombres pour la réalité etc … Quand on quitte la pensée conceptuelle pour déterminer un comportement, une action, on doit se dire : attention, je replonge dans la réalité, à jamais inaccessible. Cela paraît trivial ainsi décrit, c’est très rarement pris en compte et sources de beaucoup de n’importe-quoi.

      Avec des principes, je peux tenter de risquer de construire une idéologie. C’est à dire (pour moi) un ensemble d’idées ou principes hiérarchisés qui me permettent de raisonner face au réel. Un idéologie est donc une structuration idéelle la plus cohérente possible, sur quoi adosser un comportement. [ j’entends souvent mépriser les idéologies, c’est proprement une imbécillité, c’est la manière la plus certaine de ne pas penser. Cette répulsion hors de la raison me permet de comprendre pourquoi j’observe tant de bêtises dans l’écume des discours et plus inquiétant, l’absence de compréhension du monde. Exemples typiques : se réfugier dans certains mots : la complexité, façon fréquente de justifier de s’abstenir de penser ou dans un autre genre plus ancien : le bien et le mal, le bon et le mauvais : empêche génialement et depuis longtemps de penser en simplifiant ce qui n’est pas simplifiable.] Je confronte mon entendement à cette (une) idéologie et l’un et l’autre se transforment au cours de mon expérience avec le réel perçu. C’est une perpétuelle remise en question qui conforte ou non une hiérarchie de principes.
      Exemple la valeur liberté d’expression. J’en fais quoi ?
      Par contre si je pense au principe de la liberté d’expression que je peux énoncer (maladroitement ici, ce n’est pas le sujet), tout adulte (je précise à cause du principe de libre-arbitre …) a la liberté d’exprimer ce qu’il veut, en toutes circonstances.
      Ayant posé ceci, en confrontant ce principe aux faits, au réel, on peut facilement dire ce principe est respecté ou non. Et puis on peut le raffiner, en limitant ce principe : pas d’appel à la haine etc … mais alors il faut dire pourquoi, autre sujet. Et entrer ainsi dans une hiérarchie de principes qui pour être valides doivent se lier jusqu’à ne plus voir de contradiction. C’est à ce prix que l’on raisonne donc que l’on partage une appréhension du monde donc avec des mots pour le dire et des mots pour choisir un comportement c’est à dire déterminer les rapports sociaux, les actions de la transformation du monde.
      Avec des valeurs on patauge dans un marigot de sentiments qui empêche de penser et laisse un pouvoir de propagande nous dominer avec ses mots. Les exemples sont légions.
      Je vous invite à relire Edouard Bernays qui a su transformer une publicité descriptive en une promesse de plaisir. Ses succès furent et sont encore ahurissants. Nos dirigeants utilisent ce outil de tromperie extensivement pour nous soumettre. Et ça marche au-delà de toute prévision.
      La valeur est un moyen de tromper son cerveau en lui proposant une promesse de satisfaction de désir. ET l’évocation de cette promesse EST un plaisir. Le cerveau est satisfait.

      – Les limites

      C’est un foutu problème qui revient sans cesse : Jusqu’où pousser au risque de se retrouver de l’autre coté. C’est à mon avis, dans la plupart des cas un faux problème. Au sens un problème mal posé. Si on a des principes donc des réponses circonstanciées à des propositions hiérarchisées, les limites sont déterminées en répondant à ces principes.
      La notion de limite suppose un tout ou rien, un coté bon et un coté mauvais. Cette manière de penser est à mon avis mauvaise : en réduisant à une appréciation à bon/mauvais, on perd de vue le raisonnement qui recherche les effets des causes. Il y a très peu de cas où l’on peut dire ceci sera plus néfaste qu’utile. Et une fois de plus la valeur ne me dira rien sinon tromper mon cerveau. La limite se détermine par la confrontation des principes. Il faut les confronter, les discuter, les hiérarchiser et parfois, par chance, on trouve rapidement la limite. La raison de poser telle limite. Je ne reprends pas mes raisonnements sur les valeurs si-dessus, ils me permettent de trouver la limite.

      – notre conscience de la mort, notre besoin de trouver des réponses à nos questionnements

      Je simplifie par cette condition humaine (d’être vivant donc mortel) et nos comportements ainsi : nous tentons de satisfaire notre cerveau. En fait je pousse le raisonnement à peine un peu plus, et cela n’a rien de nouveau, c’est pure trivialité une fois de plus, notre cerveau nous pousse sans cesse à ce que nous, être vivant (et dans notre cas conscient), capable d’action, le satisfaisions. Quand je dis cerveau, j’entends le corps entier. Mon estomac EST mon cerveau, au sens ma conscience d’estomac vient de mon cerveau. Je pense : ‘j’ai faim’, mon estomac réclame, en fait mon cerveau est ainsi conçu qu’il fait venir à mon entendement la sensation de faim (je n’ai pas besoin de préciser son/ses origine/s) qu’il sait satisfaire en me disant que je le ferai par l’acte de manger. Ce lien manger satisfaire la faim peut être aussi bien un apprentissage ou un réflexe, le mécanisme appris ou inné impose le même comportement, peu importe, ce qui compte est que satisfaire le cerveau est l’impératif, la cause de mon comportement. Ensuite quand je lis
      « notre conscience de la mort, notre besoin de trouver des réponses à nos questionnements, peurs, angoisses font de nous des êtres, certes « intelligents » mais aussi très fragile. Se situer « au moins mal » pour ne pas dire le meilleur, dans le monde, dans sa vie proche, dans ses relations implique de ne pas confondre désirs et besoins. »
      Je ne peux pas suivre. Désirs et besoins sont le même mécanisme. Je pense que vous voulez dire, différencier les besoins vitaux des désirs cultivés par la culture. Ici culture est notre perception du monde. En intégrant nos rapports sociaux, la construction de nos comportements dans le monde que nous partageons avec les autres. Je dis ceci car je pense que je peux te le dire en tenant compte de nos relations futures. On ne dit pas la même chose à un passant et à un proche. Nous sommes conscient de notre relation futures, inexistante, possible, indispensable, …
      Pour concilier les points de vue, il faut parler d’opportunisme. Nous avons appris à être opportuniste. C’est une condition de survie, une nécessité. Les gens ou espèces insuffisamment opportunistes sont détruites. La proie trop facile sera exterminée par le prédateur si cette facilité n’est pas compensée. C’est donc une sorte de règle du vivant. J’utilise le mot règle par facilité, c’est un abus.
      Ne pas croire ce qu’on nous dit.
      Certes croire sans réfléchir ou croire sans se renseigner. C’est le minimum. Nous avons un problème autrement plus grave : nos prédateurs savent nous faire croire. Ils utilisent une technique longuement mise au point depuis plus de 100 ans. Pour nous faire croire, donc pour nous faire acheter des produits inutiles, pour nous faire voter pour des contes de fées, pour nous soumettre, non seulement ils font un Spectacle mais mieux, ils changent les mots et leur usage. Ce processus de transformation de la langue a un but fascinant qui réussit : on ne peut plus penser le réel. Quand par exemple au hasard, on entend le mot libéral, libéralisme pour qualifier le régime actuel, c’est clairement une arnaque. En parlant de démocratie aussi. La démocratie est un processus qui permet à la population de choisir sa vie. Nous en sommes très éloignés. Je ne m’étends pas sur ce sujet trop facile.
      Alors quoi ?

      Pas de valeurs, des principes, se réapproprier les mots, construire un scénario pour prendre le pouvoir.

      On peut discuter à l’infini, cela ne change rien sauf pour se mettre d’accord sur une action minimum. Ce minimum pour à la fois prendre le pouvoir (et les biens volés, toutes les usines, terrains, bref tout ce qui draine le fric sans notre consentement), mettre en place une constituante d’un coté, s’accorder sur un gouvernement/parlement de transition.
      Le reste viendra : scrutin pour se donner un exécutif, un législatif et qqs aménagements judiciaires probables pour se départir des lois scélérates.

      Pour faire cela, où rien n’est décidé d’irréversible sauf la fin du capitalisme et du pouvoir des capitalistes ou autre fascisme, il faut non pas se mettre d’accord sur une personne ou un programme, mais sur la volonté de souveraineté. C’est à dire non pas dire il faut augmenter le smic, réindustrialiser, … mais se donner les institutions, le cadre pour que ce soit faisable. En mode démocratique, NOUS prendrons les dispositions pour le faire. Avec des disputes, des débats, des propositions, des prises de décision. Si on se plante, ce sera une erreur, il faudra repenser, apprendre, refaire. La mesure pour dire c’est satisfaisant ou non sera NOTRE mesure et non pas la rente actionnariale.

      Le premier pas n’est pas un programme de gouvernement mais comme dit précédemment :
      – des mesures conservatoires de transition. Nécessairement brutales, il faut rompre avec 150 ans d’imposture, de dictature,
      – une préparation institutionnelle, une ébauche perfectible confiée à quelques centaines de bonnes volonté.

      Nous n’avons besoin que de nous accorder sur ces choix réduits, qui ne sauraient donner de pouvoir à une caste ou une classe ou un parti. Un mouvement de citoyens suffit, quelques tirage au sort dans un groupe de volontaires ou autre méthode.

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  8. Ayant hérité d’une antenne 5G à quelques mètres (une vingtaine) de mon domicile, je risque de disparaître du monde.
    En effet, les micro-ondes peuvent servir efficacement à « neutraliser » les personnes et autres êtres vivants.
    Ce procédé a été mis au point lors d’expériences faites par nos chers services anglo-saxons et ailleurs (cf les spécialistes du domaine .. par exemple le très complotiste Barrie Trower http://www.stopthecrime.net/trower%20to%20irish.pdf … ).
    Après un bombardement de micro-ondes, la cible a tendance à ne plus rien faire, rester au lit, présenter des symptômes de schizophrénie, bref, perdre l’usage de son cerveau, retourner au néant.
    C’est un assassinat invisible, sans tuer mais en tuant quand-même, l’idéal pour un tueur.
    Donc adieu au monde. Si je ne parviens pas à me protéger de cette arme de destruction massive
    installée par le pouvoir actuel, à savoir les ultra-riches et les gouvernements en salopards qu’ils sont … mais c’est pour notre bien .. (cf 1984 bien-sûr).

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