Les salariés subissent le chantage de la FNAC. La CGT saisit la justice

Derrière le discours très « social » d’une entreprise qui se veut « citoyenne », la FNAC offre, selon Marie-Hélène Thomet, secrétaire fédérale CGT en charge de la branche FNAC, l’image d’une entreprise « de choc », peu soucieuse de l’intérêt des salariés : « Alors que nous avions obtenu le paiement de notre salaire à 100 % pour le mois de mars grâce à une forte action médiatique qui a fait reculer son PDG Enriqué Martinez, la FNAC décide unilatéralement de ne plus payer les 30% du chômage partiel, ramenant notre salaire à 70% du brut à partir d’Avril. Donc la FNAC va clairement se faire de l’argent puisque les salaires ont été provisionnés sur l’année et que l’activité continue et est même très soutenue avec le site interne”
Quand on sait que la FNAC obtenu a 500 millions de prêt de la part de l’État et qu’elle possède 1 milliard de trésorerie, on ne peut qu’être surpris pas cette attitude.

 

Le chantage de la FNAC

Devant la protestation des syndicats, Enriqué Martinez accepte de faire marche arrière à condition que les syndicats acceptent, en échange, la modulation des horaires. Une modulation qui aurait obligé les salariés à travailler 46 heures en périodes hautes, soit 14 semaines dans l’année, et ceci jusqu’en mai 2021.

Tollé général des syndicats. D’une façon unanime, le 22 avril, tous les syndicats représentatifs, CGT, CFDT, CFTC et CGC, ont refusé en bloc, refusant de céder au chantage. Une décision saluée par la majorité des salariés qui ont tenu à l’exprimer dans des courriers. Ainsi, les salariés ont préféré être rémunéré à 70 % plutôt que d’accepter la modulation.

 

Pas de protection suffisante pour la reprise du travail le 11 mai

Dans un communiqué intitulé ” LA PRÉSERVATION DES BÉNÉFICES PASSE AVANT LA SANTÉ DES SALARIÉS”, la CGT dénonce ”l’indigence des mesures prévues” par la FNAC : ” On ne comprend pas cette volonté de ne pas vouloir assurer complètement la protection des salariés avec seulement 2 masques par salarié et par jour, avec aucune augmentation des heures de ménages, pas davantage celles du personnel de sécurité, et pas d’obligation pour les clients de porter un masque alors que les salariés en seront pourvus.”

Devant cette attitude fermée de la FNAC, la CGT saisit la justice.« Dénonçant les mesures sanitaires insuffisantes en l’état, nous envisageons de saisir la justice pour imposer à la FNAC d’assurer son obligation de sécurité, comme cela a été fait chez AMAZON.
La Fédération CGT Commerce et Services et le syndicat CGT FNAC Relais rappellent à Monsieur Enriqué Martinez ses propos sur l’enseigne qui se prétend RESPONSABLE et demandent à la direction de prendre les mesures nécessaires pour préserver la santé des salariés.”

Le bras de force est engagé avec la direction de la FNAC ce qui donne une autre image d’une entreprise qui s’affirmait comme ”vertueuse”.

 

Un PDG au double langage

Alors que Enriqué Martinez annonce qu’il réduit de 15% sa rémunération par esprit de solidarité, en même temps il achète des actions à la baisse en son nom propre.

Il n’y pas de petits profits !

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Auteur: gfumex

Mots-clés: CGT, covid19, FNAC

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2 commentaires

  1. Typique exemple de chantage au chômage/misère.
    Soit vous acceptez de gagner moins soit vous acceptez de travailler plus. Merveille de la logique des esclavagistes.

    Si les salariés avaient la possibilité de laisser tomber cette entreprise, ou dit autrement si les seules personnes qui font fonctionner l’entreprise (ses salariés) la quittaient purement et simplement, ce chantage à la misère ne serait pas possible.
    Le PdG utilise le manque de travail que ne propose pas le capital (i.e. principe fallacieux du libéralisme des riches), ou dit autrement utilise le chômage de masse permanent pour gaver ses actionnaires au détriment du reste du monde.

    On voit bien que les luttes contre le chômage sont des chimères pour atrophiés du bulbe, le chômage de masse ou encore les salaires de misère dans des emplois pourris SONT LA CONDITION nécessaire et suffisante pour l’exercice de la dictature du capital.

    Le salaire à vie de Bernard Friot mettrait un terme à ce Système, à ce régime de dictature des capitalistes, la ploutocratie millénaire que des révolutions ont tenté en vain d’abattre.

    En votant pour des banquiers et autres énarques complètement embrigadés dans ce régime ploutocratique, nous avons choisi cet esclavage.
    Il est difficile de critiquer un régime QUE NOUS RECONDUISONS PAR NOS VOTES année après année.

    Et quémander à la macronie (et autres du genre) d’être social, démocratique est l’incohérence fatale d’un vain espoir !
    C’est le régime capitaliste qu’il faut détruire PAR NOS CHOIX DÉMOCRATIQUES (si et tant-que le vote de nos représentants est encore possible et réel …) et non pas une lamentable supplication.

    La nature, le principe du capitalisme est d’optimiser sa rente.
    Cela ne s’aménage pas dans une supplication. Cela se combat par changement de régime, par NOTRE CHOIX DE VIE : esclave ou citoyen démocrate.

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    • Merci pour cette analyse pertinente et mobilisatrice

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