Ce vendredi 3 juillet, de 11 h à 12 h 30, des bénévoles de L214 se sont rassemblés devant le siège de Provencia à Annecy afin d’interpeller le franchisé indépendant de Carrefour sur le recours massif de l’enseigne à l’élevage intensif.

Tout au long de l’action, les militants ont échangé avec de nombreux salariés de Provencia, à qui ils ont distribué des tracts détaillant les pratiques d’élevage intensif documentées par les enquêtes de L214 et les revendications portées auprès de Carrefour. Les bénévoles ont également pu rencontrer le directeur du magasin Carrefour Market situé juste à côté du siège.
Les échanges ont été souvent constructifs. Plusieurs employés ont indiqué être eux-mêmes opposés à l’élevage intensif et ont exprimé leur compréhension de la démarche de l’association. Cette écoute témoigne d’une sensibilité croissante aux enjeux de bien-être animal, y compris parmi les salariés du secteur de la grande distribution.

Au cours de la mobilisation, les militants ont brandi les portraits d’animaux photographiés dans des élevages intensifs fournissant Carrefour et déployé une banderole appelant à « demander moitié moins d’animaux tués d’ici 2030 ». L’association rappelle que Carrefour commercialise chaque année des produits issus de l’abattage de près de 100 millions d’animaux et continue de s’approvisionner massivement auprès d’élevages intensifs, comme l’ont montré plusieurs enquêtes de L214.
À travers cette action, L214 réitère sa demande à Carrefour de signer le « Plant Protein Pact » et d’adopter une trajectoire de réduction de moitié du nombre d’animaux tués d’ici 2030, notamment en diminuant la place accordée aux produits issus de l’élevage intensif au profit des alternatives végétales. Les magasins exploités par Provencia sont directement concernés par ces engagements.
Selon David Riff, référent L214 sur place : « Les échanges que nous avons eus aujourd’hui montrent que de nombreux salariés partagent nos préoccupations concernant l’élevage intensif. Nous les remercions pour leur écoute. Nous espérons désormais que cette prise de conscience se traduira par des engagements concrets de la part de Provencia et de Carrefour pour sortir progressivement de ce modèle et réduire de moitié le nombre d’animaux tués d’ici 2030. »


