Les amoureux de la liberté et de la Démocratie dénoncent une manifestation bâillonnée samedi 24 octobre à Annecy

« ne nous laissons pas faire ! »

Dans un communiqué, c’est le cri du cœur que lancent tous les adhérents des organisations syndicales, politiques, associatives pour dénoncer la volonté de la préfecture et du maire d’Annecy, de les rendre responsables des dégradations commises le 17 octobre et ainsi de justifier l’interdiction de la manifestation prévue ce samedi 24 octobre à Annecy.

Pour ces milliers de citoyennes et citoyens syndicalistes, politiques, associatifs, qui affirment former le véritable socle de notre Démocratie, l’avenir politique n’est plus représenté par le pouvoir corrompu et méprisant en place, les partis, les élus qui le soutiennent, et, pire, par le RN, parti d’extrême droite combattu et rejeté par l’immense majorité des jeunes de notre pays, néo-fasciste, raciste, antisémite, voleur, représenté par la bande pétainiste guidée par Le Pen et Bardella. Un parti proche de Vichy qui a livré des milliers de juifs aux allemands pour les exterminer.

Ces milliers de citoyennes et citoyens, affirment représenter l’avenir de notre pays qui doit impérativement éclore dans les urnes aux prochaines présidentielles.

Pour ces milliers de citoyennes et citoyens, le contrat de confiance qui pouvait encore rester, même fragile, est rompu définitivement.

Pour ces milliers se citoyennes et citoyens, le pouvoir politique discrédité, illégitime, sera dorénavant délibérément rejeté.

Pour ces milliers se citoyennes et citoyens, aucune confiance avec le pouvoir d’État représenté par le Préfet

Pour ces milliers se citoyennes et citoyens, aucune confiance avec le maire d’Annecy qui a choisi l’ordre de la république monarchique des nantis comme une grand nombre d’élus de notre département

 

Un parcours alternatif inacceptable

« Ils nous imposent un parcours alternatif insensé entre la gare d’Annecy et la place des Romains (500 m entre les deux).
Dès le début de la préparation à la mobilisation, Antoine Armand et le Préfet ont préféré recevoir le patronat dont le MEDEF, la CPME, la CCI, la Chambre des métiers, les vitrines d’Annecy et le GHR, en excluant les lycéen.nes et les organisations mobilisées, refusant alors de prendre en compte leurs revendications.

Nous avons dû batailler pour être reçu.es à la préfecture et discuter du parcours.

Monsieur le Préfet nous a dit qu’il était ouvert à la discussion mais ne souhaitait pas revenir sur son arrêté. Ce refus de négocier avec la coordination de mobilisation est à l’image de la manière de gérer tous les mouvements sociaux de ces dernières années.

De même la répression de la manifestation du 17 octobre était complètement disproportionnée. Les rares dégradations ont eu lieu bien avant la manifestation et surtout après.

Une communication mensongère de la préfecture et la mairie d’Annecy qui tentent de mettre en cause nos organisations.

Si des dégradations avaient à nouveau lieu, la seule responsabilité incomberait au gouvernement, qui ne répond aux mobilisations que par la répression.

La communication d’Antoine Armand ne fait qu’attiser la colère, la frustration, la peur et la division.
Face à la jeunesse révoltée, les pouvoirs publics refusent de prendre au sérieux l’enjeu des mobilisations lycéennes et étudiantes. A leurs yeux, trop jeunes pour avoir des revendications mais suffisamment âgé.es pour être censuré.es, gazé.es, matraqué.es, incarcéré.es, condamné.es et mutilé.es.

Les travailleur.euses, elles et eux, comprennent le mouvement, y adhèrent, le rejoignent, mais sont empêché.es de manifester.

Nous rappelons que porter un masque, avoir du sérum physiologique sur soi ne sont pas des crimes.

Manifester, sortir librement sont des droits constitutionnels.


Nous ne reculerons pas pour porter nos revendications communes :

  • Embauche massive de personnels de l’Education Nationale et de manière
    générale dans les Services Publics
  • Abrogation de Parcours sup,
  • Locaux décents, adaptés en toute saison pour pouvoir étudier et travailler dans de
    bonnes conditions avec des horaires et des cadences de travail correctes.
  • Être entendu.es, écouté.es et compris.es,
  • Lutter concrètement contre la montée de l’extrême droite et du fascisme,
  • Pour le climat, l’environnement et la biodiversité,
  • Contre la marche à la guerre, la militarisation de la jeunesse,
  • Pour la justice fiscale, sociale et environnementale,
  • Fin des budgets austéritaires.
  • Augmentation des salaires et des pensions pour vivre et non survivre.

    « Pour construire ensemble la suite de la mobilisation, nous appelons la jeunesse et les travailleur.euses à nous rejoindre sur le PAQUIER à 14h demain samedi 2octobre 2026, lors d’un rassemblement, puisqu’on nous empêche de défiler. »

  • Nous appelons par ailleurs à construire sur les lieux de travail une réponse massive et déterminée avec l’appel à la grève interprofessionnel le 5 novembre

    Auteur: gfumex

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