Le terrain d’aventures prend son envol

Ce fut un évènement extraordinaire pour l’association du Cri de l’œuf qui a réussi à mettre en lumière le terrain d’aventures de la minoterie. Un terrain qui a accueilli des centaines d’enfants du quartier venus jouer librement, construire des cabanes fruits de leur imagination, découvrir les richesses de la forêt toute proche, guidés par de nombreux animateurs bénévoles.

Victor du cri de l’œuf a vécu ces deux jours comme un évènement extraordinaire grâce à l’implication de nombreux bénévoles et de partenaires, engagés dans les terrains d’aventures, qui sont venus soutenir le projet.

Grâce aux différentes sources de financement, les salariés du cri de l’œuf assurent la préparation de repas au pied d’immeubles pour sensibiliser la population à une alimentation saine, et une présence bienveillante auprès des enfants dans le terrain d’aventures :

Pendant ces deux jours, en invitant des intervenants capables de théoriser sur les terrains d’aventures, l’équipe du cri de l’œuf avait réussi à créer un lieu de réflexion et de débat sur l’histoire de ces réalisations d’éducation populaire.

L’équipe d’Annecy s’est inspirée des terrains suisses  existant depuis 40 ans, particulièrement sur le canton de Genève.

Deux représentants ont été invités :

Claude Bono, un  pionnier du terrain de l’aventure des Teppes à Annecy

Ce créateur du premier terrain de l’aventure dans les années 70 aux Teppes à Annecy  a réussi à imposer son projet sans subvention et a dû surmonter de nombreux obstacles créés par les associations dites « d’éducation populaire «  implantées localement subventionnées par les collectivités locales. Elles voyaient d’un mauvais œil le succès du terrain de l’aventure des Teppes qui réussissait à mobiliser des centaines de jeunes alors que malgré un nombre conséquent de salariés, les actions des associations subventionnées ne concernaient que quelques jeunes, selon Claude Bono :

Au delà du travail avec les enfants au sein des terrains de l’aventure, l’objectif de ces deux jours est de permettre à des chercheurs de se plonger au sein des réalités éducatives afin de nourrir une réflexion théorique nécessaire pour bien comprendre l’évolution des terrains d’aventures et de leur intérêt social par un travail de recherche universitaire.

Gilles Raveneau, professeur d’anthropologie à Lyon 2 et co-directeur du projet « TAPLA » avec Clothilde Roullier (Terrain d’aventure du passé pour l’avenir) a pu s’entretenir longuement avec Claude Bono, l’équipe du cri de l’œuf et les représentants des terrains d’aventure suisses. Leur travail est attendu par l’équipe du cri de l’œuf qui pourront puiser dans leur publication une source de réflexion utile pour la poursuite de leur « aventure »:

L’élue surprise

Servane Éloy, adjointe d’Annecy à la transition écologique, est arrivée sans crier gare sur le terrain d’aventures.

Se déclarant novice en politique, elle découvre avec « émerveillement » le terrain d’aventures de la Minoterie. Avec son visage innocent, on est tentée de lui donner le bon dieu sans confession. D’ailleurs, on ne peut mettre en doute sa sincérité quand elle se dit prête à soutenir ces associations d’éducation populaire, mais comme elle le laisse entendre, elle devra convaincre ses collègues dont certains sont loin de partager ses convictions. Bien qu’elle manifeste une certaine sympathie pour ces actions populaires émancipatrices, elle ne peut échapper à son engagement dans une liste de droite aux côtés d’Antoine Armand plus proches des milieux affairistes que des mouvements d’éducation populaire :

 

 Un débat sur les terrains d’aventures dans une ambiance de fête

Auteur: gfumex

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