
Le 24 juin, alors que le réchauffement climatique se rappelle intensément à nous avec un deuxième épisode caniculaire qui n’épargne pas les Alpes, près de 200 habitants ont répondu à l’invitation de la Solideo à la réunion publique d’information concernant le projet de village olympique à Saint-Jean-de-Sixt pour les Jeux olympiques et paralympiques Alpes 2030.
Réunion qui s’apparentait plus à une opération de communication tant l’impression qui domine au terme des deux heures d’échange est celle d’un projet mal ficelé, mais déjà engagé et dont les marges de discussion semblent limitées.
(Notez que la captation vidéo de cette réunion pourtant publique était interdite, même pour la presse…)
S’inscrire sur le site de la Solideo pour accéder à la réunion d’information.
Une file était toutefois réservée aux non inscrit·es qui ont dû décliner leur identité. Un service de sécurité contrôlait les sacs.
Une chaleur écrasante
Dehors comme à l’intérieur, la chaleur était pesante, même à 18h30 à 940m d’altitude, et le ciel menaçant. La salle non climatisée était comble avec environ deux cents personnes venues écouter et interroger les représentants de la Société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo) Alpes 2030, reptésentée par Damien Robert, directeur général, Simon D’annunzio, directeur de la supervision, Marie-Jeanne Cadet-Lebens, responsable de la participation citoyenne et de la concertation
Le Comité d’organisation (Cojop) était représenté par Elie Patrigeon, directeur impact héritage et durabilité.
Yannick Defrenne, l’actuel maire, subit les décisions imposées sans concertation par l’ancien maire Lathuille.
La salle Sixtine, configurée différemment, avait une jauge plus réduite que lors de la première réunion organisée le 6 novembre 2025[1] par l’ancienne mandature de M. Lathuille. Le maire ne s’est pas représenté en 2026, mais s’est néanmoins empressé de signer pour le village olympique au Crêt, sans que la population n’ait été consultée en amont. Il avait également lancé nombre de programmes immobiliers.
C’est à son successeur, Yannick Defrenne, qu’est revenu le mot d’accueil du public.
Élu en mars 2026, le nouveau maire a hérité, malgré lui, du bétonnage en cours et à venir de la commune – commune qui aurait dépassé son quota de constructions. La révision du PLU est en cours.
Le maire de la Clusaz, Didier Thévenet, et le président de la CCVT Gérard Fournier, occupaient le premier rang.
Le maire de Saint-Jean-de-Sixt défend son « pôle jeunesse »
Dès l’introduction, le maire donne le ton et rappelle que la consultation d’opérateurs immobilier a été lancée par la précédente municipalité : « La réalisation de ce village olympique s’inscrit dans le cadre d’une consultation d’opérateurs immobilier. Elle a été co-rédigée avec la précédente mandature dès septembre 2025. Les réponses à cette consultation sont parvenues à la Solideo fin du mois de mars 2026, quelques jours après les élections municipales. » Deux candidats ont répondu à la consultation, le choix de l’opérateur est imminent pour déposer le permis de construire avant la fin de l’année et débuter les travaux en 2027 pour un livrable au 3ème trimestre 2029.
La priorité du maire est que les JO 2030 servent, avant tout, les intérêts de Saint-Jean
Le maire semble avoir peu de levier d’actions et rappelle avoir engagé, dès les premiers jours de sa mandature, des échanges avec l’ensemble des partenaires (Solideo, comité d’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques, CCVT, département, Région, services de l’État et préfecture) avec pour objectif que« l’opportunité olympique serve le projet de territoire que nous avions présenté lors des élections. Notamment le pôle jeunesse (ndlr : l’école[2]) qu’il me paraissait cohérent, pertinent d’implanter en proximité du futur gymnase[3]. » Une proximité qui permettrait selon lui de « mutualiser les équipements sportifs de la ville, d’optimiser les investissements publics en matière de route, de parking, de réseau et surtout d’offrir aux enfants un environnement privilégié loin des nuisances liées à la circulation de la départementale, plus proche de la nature. »
L’opportunité de créer un pôle jeunesse
Un pôle jeunesse qui a reçu « un accueil favorable des différents partenaires politiques », assure-t-il, mais qui « malheureusement ne pouvait pas faire partie de la consultation des opérateurs immobiliers dans le temps imparti. » Il conclut avec diplomatie : « Nous travaillons activement avec Solideo et nous leur faisons confiance pour étudier les meilleures solutions permettant d’intégrer cette priorité dans les futurs équilibres techniques et financiers », avant de laisser la parole à la Solidéo.
Une présentation pliée en 45 minutes par une séance de communication lénifiante et soporifique de Elie Patrigeon

Les intervenants de la Solideo et du Cojop se donnaient une heure pour présenter le projet de village olympique, et une heure pour les questions du public.
La présentation fut « pliée » en quarante-cinq minutes dont plus de trente pour présenter la Solideo[4], la démarche de concertation et vanter les mérites du village d’athlètes. Le directeur impact héritage et durabilité au Cojop, Elie Patrigeon, aura tenu le crachoir près de 15 minutes pour débiter des généralités[5] et expliquer combien un village des athlètes était important… pour les athlètes et leur expérience olympique !
Quand les citoyens se montrent inquiets pour la ressource en eau, l’artificialisation, etc. et que les corps dégoulinent sous la chaleur, ce sont ses phrases qui dégoulinent : « le village c’est véritablement le cœur battant d’une expérience olympique c’est là où se forgent les expériences les émotions où se forgent les performances où se forgent parfois aussi les contre-performances. Bref, c’est un objet particulièrement attendu des athlètes. » Il précise que le village accueillera « 508 athlètes olympiques et 180 athlètes paralympiques[6]. Un bon sixième des athlètes seront situés dans le massif des Aravis. La majorité des athlètes sera sur la zone de sports de glace, donc à Lyon. » Ce qui questionne sur l’utilité d’un village olympique…
Un projet déjà largement défini
Le focus spécifique sur le village olympique de Saint-Jean-de-Sixt aura quant à lui duré moins de quinze minutes, et ne nous en aura guère appris plus qu’en novembre dernier.
Un village olympique qui s’accapare trois hectares au Crêt
Simon d’Annunzio de Solidéo présente le site du Crêt comme « un patrimoine arboré avec une grande ceinture verte au bord du site », un espace « déjà urbanisé » qu’il n’est « pas nécessaire d’artificialiser pour y édifier des constructions » et ose-t-il, « une opportunité unique de régénération du territoire », ce qui n’a pas manquer de faire grincer des dents.
Une concertation qui interroge
Marie-Jeanne Cadet-Lebens, responsable de la participation citoyenne pour la Solideo, qui insiste sur la concertation[7] qui vient de démarrer[8], rappelle que nous sommes aujourd’hui dans la démarche de « concertation préalable. » Elle ajoute que « le projet n’est pas intégralement ficelé » et assure que les habitants seront associés tout au long de son évolution avec « une concertation continue pour bien identifier les enjeux et travailler sur les orientations à donner au projet. »
La notion de concertation à la sauce Solideo interroge.
Pierre, habitant de Saint-Jean-de-Sixt, résume le sentiment d’une partie de la salle : « On parle de concertation et en fait vous nous faites une présentation. Or une concertation, c’est une discussion avant les décisions. Là, on a l’impression que quasiment tout est décidé. Quelle sera réellement la valeur des avis des citoyens ? »
Damien Robert, directeur général de la Solideo Alpes 2030, réfute cette idée : « Si vous avez l’impression que tout est ficelé, c’est qu’on n’a pas bien communiqué. (…) Tout n’est pas ficelé. D’abord, on est dans un processus de consultation d’opérateurs et les opérateurs sont en train de travailler. »
Il reconnaît plusieurs « invariants » déjà arrêtés : accueillir entre 800 et 900 athlètes et accompagnants, respecter le PLU et livrer les ouvrages avant fin 2029. « Le reste est objet d’une discussion d’abord avec les opérateurs. »
A la rentrée, les futurs ateliers avec les citoyens porteront principalement sur les mobilités, les équipements publics et les aménagements sur les espaces libres. « Nous sommes contraints par le temps, il faut qu’on aille relativement vite », reconnait-il.
Budget : la question qui dérange
La question des coûts pour la collectivité est le sujet qui a cristallisé les frustrations. Aucun coût n’est annoncé dans le document de 20 pages[9] de la concertation en ligne et aucun coût ne sera non plus dévoilé lors de la réunion publique bien que le public ait demandé à plusieurs reprises combien coûtera réellement l’opération et quel sera son impact sur les finances communales. Il n’a obtenu que des réponses floues, alors que les porteurs du projet clament à tout va la transparence. Damien Robert est resté prudent : « Je ne vais pas bien vous répondre aujourd’hui (…) Pour savoir combien ça coûte, il faut savoir exactement combien ça coûte. Certes, on n’est pas irresponsables, on a fait quelques estimations et on sait que le projet en tant que tel est évidemment finançable. » Il explique que les offres des opérateurs immobiliers ne sont pas encore connues. Le seul engagement confirmé concerne le financement public : « À peu près 80 % des coûts publics seront pris en charge par l’État et la Région. » Le maire rappelle que la participation maximale de la commune a été fixée à 500 000 euros par une délibération de l’équipe municipale prise au 1er trimestre 2026. Mais aucune estimation globale du coût du projet de village olympique de Saint-Jean n’est présentée.
Une dérive budgétaire n’est pas d’actualité
Même lorsque Librinfo74 interroge directement les intervenants sur une éventuelle dérive budgétaire des Jeux de 2030, les réponses restent générales et évasives : « Le budget du Cojo est arrêté. Il est public, il est de 2 milliards 132 millions pour l’organisation des Jeux en tant que tels. Je ne sais pas ce qui vous permet de dire qu’il dérive. La répartition du budget, c’est 25-26% d’argent public. Le reste, c’est l’argent privé qui vient du CIO et des sponsors principalement, et un petit peu de la billetterie. », répond Elie Patrigeon du Cojop.
Côté Solideo, Damien Robert explique qu’« un pacte financier signé le 26 juin 2025 donnait un plafond d’investissement public à hauteur de 800 millions d’euros pour la Solideo. Retenez qu’on sera probablement très en dessous avec le retrait de Nice de la carte des sites.» Il ajoute que « l’État et les Régions mettent à peu près la même chose c’est-à-dire en gros 35 % et 35 % et les collectivités (le département, les collectivités intercommunales et les collectivités) mettent autour de 30 % en fonction de leur capacité. »
Suite au retrait de Nice, la Région AURA qui récolte plus d’épreuves que PACA n’a pas voté de subvention supplémentaire. Qui payera le supplément ? Nous n’en saurons rien.
Ils clament la transparence, mais c’est plutôt l’opacité qui règne.
Il a fallu une requête en justice auprès du tribunal administratif de Marseille pour que les requérants se voient délivrer la maquette de la Solideo avec le schéma préférentiel des ouvrages daté du 4 décembre 2025 qui chiffre chaque projet d’ouvrage, document qui devrait pourtant être public. Nous avons réussi à nous le procurer (Cf PDF joint). Pourquoi ce document n’a-t-il pas été diffusé lors de la réunion ?
| Site Olympique | Ville | Catégorie | Opération | Maitre d’Ouvrage | Coût TDC Opération HT janvier 2025 | Commentaire |
| HAUTE-SAVOIE | La Clusaz | SPORT | Aménagement site de compétition de ski de fond à La Clusaz | Solideo Alpes 2030 | 13,50 | |
| HAUTE-SAVOIE | La Clusaz | DESSERTE SPORT INTRA- CLUSTER | Réaménagement du pont de l’Ars et du Rond Point qui le jouxte | Commune | 4,31 | |
| HAUTE-SAVOIE | La Clusaz | ACCUEIL SITE COMPETITION | Construction d’un pôle Indoor à la Clusaz | Commune | 21,70 | |
| HAUTE-SAVOIE | Le Grand-Bornand | SPORT | Aménagement site de compétition de biathlon au Grand-Bornand | Solideo Alpes 2030 | 16,60 | Y compris provisions acquisitions foncières |
| HAUTE-SAVOIE | Le Grand-Bornand | DESSERTE SPORT INTRA- CLUSTER | Reconstruction du pont de la Broderie | Commune | 1,70 | |
| HAUTE-SAVOIE | Le Grand-Bornand | DESSERTE SPORT INTRA- CLUSTER | Aménagement du Carrefour du Borne | Aménagement du Carrefour du Borne | 0,38 | |
| HAUTE-SAVOIE | Le Grand-Bornand | Hébergement COJOP | Réalisation d’une résidence tourisme exploitée par MMV louée au COJO pour les besoins des Jeux 2030 et construction d’une passerelle pour rejoindre le front de neige | Demathieu et Bard Immobilier (MMV exploitant) / Commune | 41,67 | Les financements publics correspondent à la participation Etat-régions aux équipements publics |
| HAUTE-SAVOIE | Le Grand-Bornand | ACCUEIL SITE COMPETITION | Construction d’un bâtiment de services (medias, bénévoles, sécurité, COJOP…) à proximité de l’espace Grand Bo et de l’Eglise | Commune | 32,30 | |
| HAUTE-SAVOIE | Saint-Jean-de-Sixt | VILLAGE | Réalisation du village des athlètes (logement / gymnase intercommunal / centre de vacances CMCAS) | Promoteur sous pilotage Solideo Alpes 2030 | 51,84 | |
| HAUTE-SAVOIE | – | DESSERTE SPORT INTRA- CLUSTER | Accessibilité personnes en situation de handicap des stations de montagne | Communes | 2,08 | Enveloppe globale régionale à 4,17 M€ – à répartir sur la base des projets qui seront présentés par les communes |
| HAUTE-SAVOIE | – | DESSERTE SPORT INTRA- CLUSTER | Voies Olympiques : voies réservées et mise en qualité de voies existantes | Communes | 2,08 | |
| HAUTE-SAVOIE | – | Fonds Biodiversité | Fond pour compensation biodiversité | – | 1,25 |
La question climatique, ignorée par les organisateurs, s’invite au débat : eau, urbanisation, circulation : des inquiétudes persistantes
Alors que tous les départements de l’hexagone ont connu des températures supérieures à 40° avec un deuxième épisode de canicule avant même le mois de juillet, que la Haute-Savoie est en alerte sécheresse depuis le 11 juin, le changement climatique s’invite naturellement dans le débat.« Beaucoup de projets doivent encore sortir de terre sur la commune. La faisabilité de ces projets a-t-elle été définie par rapport à une projection à moyen, long terme en matière d’environnement ?

Est-ce que le territoire a la capacité d’accueillir tous ces projets ? » questionne un habitant. « Nous sommes en train de faire le diagnostic PLU. Nous n’avons pas encore les éléments. Nous sommes vigilants évidemment sur ce point et on va faire l’état de l’ensemble des logements qui sont en cours et qui vont arriver », répond le maire.
Une autre habitante s’inquiète de la ressource en eau : « Les Aravis sont prisées. Saint-Jean s’est plus qu’urbanisée et c’est pas fini. On sait qu’il y a une tension en eau à Saint-Jean. Est-ce que le village olympique aura de l’eau en 2030 ? Les organisateurs répondent vouloir respecter les autorisations de prélèvement existantes pour les JOP.
« C’est un défi », reconnaît néanmoins Elie Patrigeon. « On n’a pas d’alerte particulière sur la phase d’héritage sur la consommation en eau du secteur qui est déjà pour partie bâti qui a été plus occupé qu’il ne l’est aujourd’hui », répond Simon D’Annunzio.
Peu de réponses concernant les difficultés de circulation pendant les jeux
Sur la circulation pendant les Jeux, et le maintien de l’activité, les réponses restent également prudentes. Damien Robert admet : « Avec des enjeux de sécurité et de flux, il y aura des contraintes, on ne peut pas dire l’inverse. » A un médecin qui exerce au Chinaillon et qui s’inquiète de ne pas pouvoir travailler pendant les jeux, Damien Robert répond : « L’accès quotidien des résidents et professionnels sera garanti hors des périmètres de sécurité qui seront les plus restreints possibles. Des plans de circulation et de mobilité sont en cours d’étude avec l’État et la Région. » Le flou, encore ! Elie Patringeon l’assure : « Les villes et villages doivent continuer à vivre pendant les Jeux. On intérêt à ce que vous travailliez, on a intérêt à un domaine skiable ouvert, on intérêt à ce qu’il y ait de l’activité. » Il est permis d’en douter quand on lit que « le restaurateur parisien Mathieu Pacaud dénonce la supercherie de Paris 2024 pour les restaurateurs parisien » et demande la réparation des préjudices avec une perte de 80% de son chiffre d’affaires (Source : Food&Sens)
Le village des athlètes est-il indispensable ?
Le Cojop a dévoilé le 19 juin que les épreuves paralympiques de ski nordique (para-biathlon et para-ski de fond) auront lieu à la Clusaz, aux Confins.
Un habitant de La Clusaz désire savoir si le village olympique sera adapté au paralympique et, le cas échéant, où les para-athlètes seraient logés. La Solideo confirme que le village olympique de Saint-Jean accueillera bien les paralympiques : « C’est pas tout à fait le même dimensionnement. C’est pas tout à fait les mêmes contraintes en terme d’accessibilité notamment mais c’est bien prévu dans le cahier des charges qui a été soumis aux opérateurs. » Quid des surcoûts par rapport à l’appel d’offre lancé à la fin de l’automne ? On n’en saura rien.
Le public s’interroge sur la pertinence de construire un village des athlètes, les compétitions étant réparties sur plusieurs sites alpins et les stations disposant déjà de nombreux hébergements.
Une habitante, bénévole sur la Coupe du monde de biathlon au Grand-Bornand, demande si les sportifs ne pourraient pas être logés dans les hôtels existants où ils ont leurs habitudes. Elie Patrigeon défend fermement le principe : « Ce qui fait la spécificité des Jeux, c’est le village. Sinon, c’est un championnat du monde. » Selon lui, le village garantit l’équité entre les délégations, les transports jusqu’aux épreuves et constitue « le cœur battant de l’expérience olympique ». Il ajoute que « la grande majorité des athlètes y résidera. »
La Solideo n’exclut cependant pas le recours à des logements temporaires si certaines difficultés apparaissaient lors de la réalisation.
Une confiance encore à construire
La réunion aura permis de préciser certains éléments techniques : calendrier, programmation, répartition des logements ou fonctionnement futur du village. Mais elle laisse aussi de nombreuses interrogations en suspens : coût réel de l’opération, conséquences sur les finances publiques, impact environnemental, consommation d’eau, circulation pendant les Jeux ou encore capacité du territoire à absorber de nouveaux logements.
Des communicants insupportables
À la sortie, un habitant résume avec ironie le sentiment d’une partie du public : « On n’a rien appris de nouveau dans cette logorrhée novlangue de communicants insupportables. »Un tacle qui traduit le principal enjeu posé aux organisateurs : convaincre que la concertation annoncée pourra encore influer sur un projet dont les grandes orientations semblent déjà largement dessinées.
Donnez votre avis en répondant aux enquêtes publiques
Notez que vous pouvez déposer vos avis jusqu’au 14 juillet sur le village olympique de Saint-Jean-de Sixt sur le registre de la Mairie ou à cette adresse : https://participationcitoyenne.solideo-2030.com/deposer-une-contribution-et-consulter-les-avis-4334
La concertation préalable pour le site de biathlon au Grand-Bornand est ouverte depuis le 1er juillet, vous avez jusqu’au 1er août pour déposer votre avis : https://participationcitoyenne.solideo-2030.com/deposer-une-contribution-et-consulter-les-avis-4511
Infos sur les réunions à venir : https://participationcitoyenne.solideo-2030.com/informations-pratiques-4495
[1] Lire https://librinfo74.fr/projet-de-village-olympique-a-saint-jean-de-sixt-entre-promesse-dheritage-et-doutes-citoyens/ et https://librinfo74.fr/projet-de-village-olympique-a-saint-jean-de-sixt-des-questions-sans-reponse-et-un-discours-verrouille/
[2] L’école actuelle se trouve en bord de route départementale au centre bourg, il souhaiterait la transformer en centre de santé.
[3] https://librinfo74.fr/projet-de-village-olympique-a-saint-jean-de-sixt-entre-promesse-dheritage-et-doutes-citoyens/
[4] Établissement public créé par l’État en mai 2025 qui compte 55 collaborateurs et a pour mission de livrer les ouvrages (une quarantaines d’ouvrages) pour les jeux avant la fin de l’année 2029 (au 3ème trimestre) pour que le Cojop réalise les aménagements temporaires,
[5] « Le troisième événement sportif au monde. Les JOP d’hiver c’est 3500 athlètes, 136 épreuves, plus de 3 milliards de téléspectateurs cumulés, 1,8 millions de billets estimés, on n’est encore pas complètement sûrs du chiffre ça va s’affiner dans les 2 ans qui viennent. Néanmoins, un chiffre évidemment tout à fait conséquent. 15 000 médias accrédités, 15 000 volontaires aussi. »
[6] On sait depuis le 19 juin que les Aravis accueilleront aussi les épreuves para-nordiques : para-biathlon et para-ski de fond à La Clusaz en plus du ski de fond et du biathlon au Grand- Bornand)
[7] https://participationcitoyenne.solideo-2030.com/village-des-athletes-a-saint-jean-de-sixt-4331
[8] Lire https://librinfo74.fr/jop-alpes-2030-avec-un-retard-redoutable-les-concertations-demarrent-ce-mercredi-24-juin-a-saint-jean-de-sixt/
[9] https://participationcitoyenne.solideo-2030.com/fi/SH2iod2gMl39O/Um7Dpvy48k7kh/SOLIDEO__DC_Saint-Jean-de-Sixt_WEB2.pdf


