Le préfet interdit la manifestation du 5 novembre à Annecy proposé par les syndicats
L’intersyndicale avait proposé au Préfet, il y a quelques jours, un itinéraire de la manifestation du 5 novembre partant de la Préfecture et passant par le centre ville. Aucune réponse du Préfet jusqu’à ce jour.
Entre temps, la Préfecture demande que la manifestation prévue le 5 novembre se déroule sur le même itinéraire périphérique de celui du samedi 31 octobre. Une proposition refusée par l’intersyndicale, tant qu’il n’auront pas eu de réponse pour leur demande initiale
Aujourd’hui, 15h30, un rendez-vous est organisé au commissariat des marquisats entre l’intersyndicale et la police où les représentants syndicalistes apprennent que le Préfet avait pris, ce matin, un arrêté refusant l’itinéraire proposé par l’intersyndicale. Pourtant, toute la journée, les syndicats avaient surveillé le site de la préfecture pour connaître la décision du Préfet.
Alors que l’arrêté avait été pris ce matin, les syndicats s’étonnent que la Préfecture ait attendu pour le rendre public : « Nous pensons que c’est volontaire » explique un membre de l’intersyndicale. « ceci pour nous empêcher de procéder à un recours auprès du tribunal administratif.
« Un « référé-liberté »est déposé auprès du juge des libertés du tribunal de Grenoble par l’ensemble des syndicats
Devant ce déni démocratique, les syndicats interpellent le juge des libertés pour qu’il puisse, dans l’urgence, décider « de faire cesser une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale par l’administration », en l’occurrence, annuler l’arrêté du préfet de Haute-Savoie interdisant la manifestation du 5 novembre à Annecy, avec l’itinéraire décidé par l’intersyndicale.
Ce référé sera déposé par le SNES-FSU national, la CGT, FO, La CFDT, Solidaires.
Si le juge annule l’arrêté du Préfet, la manifestation pourra se dérouler dans le centre ville.
Dans le cas contraire, les perspectives sont imprévisibles.
Une situation « explosive » provoquée par la préfecture
Devant la volonté du gouvernement de limiter le droit à manifester que permet la constitution, on pourrait s’attendre à une manifestation de désobéissance civile qui mettrait le Préfet en grande difficulté.


