Le macronisme n’est pas un humanisme.

Si on essaie de faire un état des lieux de la France et du monde en ce début d’année 2018, on peut constater que des choix ont été faits qui confirment la trop célèbre affirmation de Margareth Thatcher : « il n’y a pas d’alternative ».

Le discours dominant ne prend même plus en compte la question d’une alternative : entre le peuple et le marché, le pouvoir a choisi le marché. Entre l’humain et l’accumulation des richesses, une partie même du peuple a voté contre lui-même et choisi l’augmentation de la pauvreté, de l’inégalité, de la pollution et de la corruption, parce que, dit-il, « on ne peut pas faire autrement ».

Toute possibilité de changer le sens de la politique semble donc rejetée a priori: l’argent n’est pas destiné à améliorer la vie humaine (on ne doit plus parler de cette hypothèse, il faut la taire), l’humanisme est exclu.

L’humain doit se soumettre aux lois du profit et du marché, c’est très précisément le contraire de l’humanisme, ce fut le thatchérisme, c’est aujourd’hui le macronisme.

Le macronisme est un symptôme, le signe d’une maladie grave et, peut-être, d’une pandémie à l’échelle de la planète dans la mesure où ses conséquences ne peuvent être décrites qu’en termes de destruction, de violences et de souffrances.

Car cette incapacité de penser humain est également une incapacité à voir l’inhumain qui prolifère en nous et autour de nous. La liste en serait interminable, prenons deux cas :

-des hommes, des femmes, des enfants de plus en plus nombreux qui dorment dans la rue, exilés ou non, la misère est la même.

Le gouvernement va traiter le problème en gestionnaire.

Il ne faudrait pas que ces malheureux gênent les affaires.

On a d’ailleurs installé des dispositifs ingénieux pour les empêcher de se reposer dans des lieux où ça pourrait faire une mauvaise publicité.

Et toujours le même refrain : « on ne peut pas faire autrement, nous devons nous adapter intelligemment aux progrès de l’inhumain », telle pourrait être la devise du macronisme. Ce n’est pas du fatalisme, c’est de l’ignominie.

-Au niveau international, le macronisme a nom totalitarisme, esclavagisme, colonialisme : l’important est de permettre aux plus forts d’écraser les faibles.

Nous vivons dans un monde où des peuples sont massacrés et maltraités au vu et au su de toute la communauté internationale, à l’encontre de la loi et des résolutions de l’ONU et… avec la bénédiction de la plupart des gouvernements du monde.

L’exemple du peuple palestinien est dramatique. Voilà un peuple dont le territoire est confisqué, dont les droits sont bafoués, dont les enfants sont emprisonnés par le gouvernement israélien qui ne se cache, d’ailleurs, pas de son activité colonialiste intense, et nous sommes les alliés d’Israël.

Des innocents (Ahed Tamimi, pour s’être défendue à mains nues contre l’armée qui venait de tuer un membre de sa famille, Salah Hamouri, pour être devenu avocat, Khalida Jarrar, pour avoir milité au sein du FPLP (Front populaire de libération de la Palestine) et des milliers d’autres) sont enfermés sans justification et sans procès.

Et tout ce que nous savons dire, tout ce que notre gouvernement sait dire en notre nom, c’est : « on n’y peut rien. »

Mais, quelle veulerie, quelle lâcheté !

Il est vrai que ces peuples ne sont pas riches et qu’ils n’ont, par conséquent, pas grand intérêt économique.

« Pas d’intérêt économique : pas d’intérêt humain ».

Non, décidément, le macronisme n’est pas un humanisme.

Auteur: librinfo74

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