Le France, un magifique documentaire qui retrace avec bonheur l’image perdue d’un « Annecy » profondément populaire

             Marion Grange et Stéphane Santini lors de la présentation à la presse

Marion Grange, coproductrice de la cinémathèque des Pays de Savoie et Stéphane Santini, réalisateur, étaient un rien stressés avant la première projection à la presse aux Nemours à Annecy du documentaire « Le France ».

En fin de projection, toute appréhension avait disparu devant l’accueil enthousiaste du public. Les nombreux applaudissements étaient à la hauteur du plaisir ressenti et de l’émotion suscitée par cette page d’histoire imprimée dans le cœur de tous les annéciens.

L’image du France est devenu celle de notre ville.

Toujours présent dans la vie annécienne, son histoire a rythmé les eaux de notre lac. On venait en famille admirer ce magnifique bateau avec sa roue à aube, son imposante cheminée d’où s’échappait le panache d’une fumée noire digne des paquebots sillonnant les océans.

Ce film captivant émaillé d’images d’archive, de petites séquences filmées par des cinéastes amateurs, retrace l’histoire de la navigation lacustre depuis les derniers siècles où les barques latine acheminaient les matériaux le long du lac. Mis en service en 1909, le France assurait le transport de passagers et de marchandises, « notamment les jours de marché où il accueillait autant de légumes, de fromages, de charcuterie et de volailles que de passagers », peut-on lire dans la plaquette de présentation.

Puis il est devenu au fil des années ce bateau de croisière capable d’emporter 700 voyageurs dans une insécurité totale par manque de moyens de secours. Le dieu des lacs devaient protéger Le France d’un naufrage qui aurait été dramatique.

Comme le souligne Stéphane santini, Le France est devenu un véritable personnage de Légende, tant sa vie a côtoyé celle de plusieurs générations d’annéciens.

Sa mort a conforté sa légende.

Maintenu pendant 5 ans au milieu du lac, il disparait la nuit du 12 au 13 mars 1971, sans bruit et sans témoin.

                              La proue du France par 42 m de fond

Posé délicatement à 42 m de fond,  il a retrouvé une  nouvelle vie en offrant aux plongeurs du monde entier les joies de la découverte mystérieuse et énigmatique d’une épave.

Le documentaire de Stéphane Santini nous offre de magnifiques paysages et un commentaire aux accents envoûtants de André Dussollier, enfant du pays.

Ce film est une réussite qui va, j’en suis sûr, séduire des milliers d’annéciens, en particulier toute cette génération qui garde d’Annecy l’esprit profondément populaire et bon enfant. Un esprit concurencé par la vitrine dorée et impersonnelle d’une ville touristique qui attire de plus en plus une population aisée, aux goûts de luxe et de plaisirs factices.

 

Auteur: gfumex

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