La rectrice de l’Académie de Grenoble confiante dans une rentrée sous le signe du COVID. Les enseignants sont inquiets pour leurs élèves.

 

           Hélène Insel, rectrice Académie Grenoble

C’est en visioconférence que Hélène Insel, rectrice de l’Académie de Grenoble, a annoncé à la presse une rentrée calme, sereine, où tous les élèves seront accueillis en toute sécurité, en particulier face à la crise sanitaire, dans une école de la République ambitieuse. Hélène Insel rappelle l’obligation scolaire dès 3 ans et insiste sur la volonté de l’éducation nationale d’accompagner les élèves les plus en difficultés

Un tableau idyllique que Philippe Domergue du SNUIPP est loin de partager.

Pour le responsable syndical, les enseignants s’étonnent que les mesures sanitaires à l’école de niveau 2 pour cette rentrée, sont bien plus léger qu’en 2020. Pourtant le risque de contamination est plus important avec le variant delta, plus contagieux, et touche les enfants qui peuvent développer des Covid long avec des conséquences lourdes.

Pour la rectrice, il n’y a pas lieu de s’inquiéter car la gestion au jour le jour des dispositifs sanitaires de l’année scolaire précédente, a permis de mettre en place un protocole réfléchi et efficace contre les risques de contamination par le virus. La permanence du port du masque et les gestes barrières restent le meilleur dispositif, comme le précise Mireille Vincent, directrice départementale.

 

Mélange des enfants dans les tables des cantines

Depuis la rentrée, les élèves d’une même classe pourront occuper des tables différentes alors que Philippe Domergue, directeur d’école, rappelle qu’auparavant chaque classe occupait la même table. La rectrice précise que ce mélange se fera entre classes de même niveau.

 

Une grosse inquiétude sur les problèmes d’ordre psychologique chez de nombreux enfants

Une situation constatée par de nombreux enseignants. Certains expliquent que certains élèves parlent de suicide. Le responsable syndical demande qu’un dispositif important de personnels médico-psychologiques soient affectés. Un message qui a été entendu par l’éducation nationale puisque le rectrice reconnaît la réalité de cette situation et précise que des moyens ont été créés.

La question est de savoir si cela est à la hauteur de la situation, ce dont doute Philippe Domergue.

 

Un effort pour accompagner les élèves en situation de handicap. Un personnel mieux formés mais encore précarisé.

Les  AESH (accompagnants d’élèves en situation de handicap) sont chargés d’accompagner dans la classe ces élèves fragilisés. Estelle est chargée d’accompagner quatre enfants, dont un atteint d’autisme :  » c’est très lourd. je fais un temps partiel de 24H sur un SMIC. Je suis contractuelle. Mon contrat d’une durée de 3 ans renouvelable une fois. Si je tiens 6 ans dans ces conditions, je pourrai être intégrée comme titulaire de l’éducation nationale avec un CDI. »

 

Sylvain Bégué Directeur adjoint

52 nouveaux emplois en Haute-Savoie dont du personnel remplaçant

4400 élèves en situation de handicap sont recensés dans notre département, dont 800 en établissements spécialisés. 3500 ont un accompagnement individuel assuré par 1450 AESH.

Sylvain Bégué, directeur adjoint, précise que pour que le service aux élèves handicapés soient le plus efficace, 27 secteurs ont été définis avec l’objectif de permettre une meilleure gestion au plus près des besoins exprimés : « Auparavant la gestion était départementale. Aujourd’hui, nous sommes plus réactifs avec la création du PIAL (pôle inclusif d’accompagnement localisé) »

Selon Sylvain Bégué, ce pôle a permis de renforcer les liens avec les familles et d’intégrer les directeurs d’établissement spécialisés pour améliorer le service rendu aux élèves.

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