Là-bas si j’y suis. Rendez-vous mercredi à 19h au Dersim à Meythet.
Mercredi 5 décembre 19 heures au Dersim à Meythet
Après quatre siècles de crises, la crise finale ?
Présentation par Claude Mauriange
Le mot crise est omniprésent, il est sur toutes les lèvres, sur tous les écrans, il désigne d’abord la déroute d’un système économique régi par la spéculation que nous avons accepté et souvent soutenu parce qu’il nous paraissait moderne, infaillible et enrichissant pour l’humanité. La réalité est toute autre, la crise actuelle est la réplique des crises majeures qui ont secouées l’humanité à partir du XVIIe siècle. Après une centaine de crises dont cinq centennales ; 1637, 1721, 1873, 1929, 2008, quatre révolutions et deux guerres mondiales, à chaque crise, c’est le même scénario qui se répète invariablement et procède du même mécanisme : engouement, spéculation, emballement, crise financière et finalement krach.
Le « marché », tel que le conçoivent les spéculateurs, ne peut pas s’autoréguler, il s’autodétruit inévitablement du fait même de la spéculation. La crise actuelle est le résultat d’une faillite intellectuelle majeure de « spécialistes » qui soutiennent, contre toute évidence, l’infaillibilité du dogme de « l’autorégulation du marché », c’est un mythe dangereux, dont la débâcle financière actuelle en est une illustration exemplaire. Au-delà de toute idéologie, nous devrions donc savoir que, finalement ce système économique, perverti par la spéculation, n’est ni moderne ni infaillible, il est au contraire archaïque, faillible et ruineux pour l’humanité.
- Un peu d’histoire. La confiance base de l’économie
- 1637. Début de la spéculation à grande échelle
- 1944. Les accords de Bretton Woods
- 15 août 1971. La fin des accords de Bretton Woods et la déréglementation sont à l’origine de la crise actuelle.
- A la fin des années 1970, la dérégulation opérée par Ronald Reagan et Margaret Thatcher
- 2008. La crise actuelle
- 1873 et 2008 deux crises comparables.
- Conclusion
- Tirer les leçons de la crise et faire renaître l’espérance, c’est à la fois un devoir et une priorité.
Bibliographie et lectures édifiantes : « La voie » d’Edgar Morin » et « Le prix de l’inégalité » de Joseph E. Stiglitz


