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Henri BURIN DES ROZIERS : Comme une rage de justice

RV17235_ArticoloAu delà de ses convictions religieuses, Henri Burin des Roziers, frère dominicain, homme épris de justice et militant pour la cause humaine, a recueilli d’innombrables marques de sympathie et de respect chez de nombreux militants de Haute-Savoie.

Pendant les évènements de mai 68, il a été traité de « prêtre défroqué » par la police qui l’a arrêté et maltraité. Aumônier dans un centre d’étudiants catholiques parisien, mai 68 a provoqué chez lui un énorme choc culturel et social, ce qui l’a décidé à quitter son couvent parisien pour travailler à Besançon comme manœuvre intérimaire.

Confronté aux injustices de la condition ouvrière, en particulier celles subies par les travailleurs émigrés, il a entretenu des liens de fraternité et de solidarité aves ses « frères » étrangers.

Employé à la DDAS à Annecy (aujourd’hui cohésion sociale), il a lutté contre les conditions de logement misérable des travailleurs immigrés.

Initiateur du « Comité vérité justice » de Haute-Savoie avec d’autres militants, il a mené de nombreux combats contre l’administration et les pouvoirs publics pour dénoncer d’énormes scandales, comme ces « clochards » morts de froid, emmené en plein hiver par la police annécienne au sommet du Semnoz. Ou la défenestration – toujours par la police annécienne – d’un étranger depuis un logement rue Vaugelas.

Poursuivant son combat pour venir en aide aux « laissés pour compte », à tous ces hommes et ces femmes écrasés par ces forces obscurantistes de l’injustice, il est parti soutenir au Brésil les paysans « sans terre ». Devenu leur avocat, ce qui lui a valu le nom de guerre « d’avocat des sans-terre », sa tête avait été mise à prix par les gros propriétaires fonciers et a échappé à des tentatives d’assassinat.

Puisant dans les nombreux entretiens obtenus de Henri Burin des Roziers – qui ne souhaitait pas écrire ses mémoires – Sabine Rousseau a retracé sa vie dans un livre au titre évocateur « Comme une rage de Justice ».

Dans une interview parue sur « Radio Vatican », Sabine Rousseau précise que  «L’avocat des sans-terre» a mené  « un combat contre les injustices subies par ces paysans du Brésil, au risque de sa vie, de la fin de la dictature militaire aux années Lula.

Dans « Comme une rage de justice », Henri Burin des Roziers livre la chronique de ses combats et de leurs raisons ». 

 

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