En fin de manifestation du 6 octobre, une réunion s’est tenue dans le local de la FSU entre lycéens, professeurs, syndicalistes et parents d’élèves.

D’après les participants, cet échange s’est imposé quant à la perspective de construire un mouvement unitaire entre tous les acteurs de ce mouvement social.
Les lycéennes et lycéens de Fauré, Lachenal et Berthollet, les plus motivés et acteurs de la manifestation, étaient présents.
Celles et ceux venus de département n’ont pu être présents contraints de reprendre le chemin du retour.
Ont participé les représentants des syndicats CGT, FSU, FO et la FCPE représentant les parents d’élèves.
Une échange fructueux et solidaire
Rapidement les lycéennes, les lycéens ont tenu à expliquer les raisons de leur mobilisation, et des conditions dans lesquelles celle-ci a démarré.
La volonté d’agir a été spontanée. Des assemblées générales ont permis d’organiser le mouvement qui s’est défini, d’emblée, pacifique. La difficulté est que tous les lycées n’étaient pas tous présents.
Le lycée Fauré a été moteur, car depuis plusieurs années des blocages ont été organisés. Des échanges ont permis d’amorcer des rencontres entre les divers lycées
Des revendications communes entre lycéens et adultes
Ces revendications sont maintenant connues de tous puisque, par le biais des médias, elles ont fleuri dans pratiquement tous les lycées de France : locaux dégradés, manque de professeurs, classes surchargées : « on s’entasse, dans certaines classes pas assez chaud l’hiver et trop chaud les autres saisons », emplois du temps démesurés, parcours sup inégalitaire…
Au lycée Baudelaire, les élèves se plaignent de fuites d’eau par la verrière, de la moisissure sur le toît, des cafards er des punaises dans l’internat.
À Fauré, par manque de personnel, l’internat est fermé le dimanche soir se qui complique la présence le lundi matin des élèves venant de loin.
Refus du distanciel qui ne touche pas tous les élèves
Afin de casser le mouvement, les lycées ont été fermés et les cours données en distanciel ce qui aggrave les inégalités entre élèves. Tous n’y ont pas accès et le cadre familial ne permet pas les meilleures conditions.
Convergences des revendications avec celles des adultes
Les professeurs présents ont confirmé avoir les mêmes revendications. Depuis des années, leurs syndicats interpellent l’éducation nationale et les régions responsables des lycées.
Les parents d’élèves, sont déboussolés par les dossiers de parcours sup.
Beaucoup de classes se retrouvent sans professeurs, et les remplaçants, malléables à merci, n’ont pas de perspectives stables.
Unanimité contre la ”casse”.
On peut comprendre cette réaction puisque les lycéens qui dénoncent l’état souvent dégradé de leur lycée, ne vont pas aggraver la situation en participant aux dégradations
Par contre, ils pensent que ces ”casseurs” étrangers aux établissements, la plupart, a-scolaires, exclus de l’école présentant une frustration, jugent l’institution responsable.
Malheureusement, le souci pour les lycéens mobilisés pacifiquement, est que ces poubelles véhicules brûlés, actions ponctuelles et limitées, largement médiatisés par souci de sensationnel, entachent leur mouvement, et par ricochet, entraînent des actions policières ponctuelles qui ont conduit à des contrôles d’identités.


