Depuis ce matin, 8 octobre, abattage massif des Bouquetins du Bargy, sur ordre du Préfet.

Le Préfet Leclerc part en guerre contre les bouquetins

Depuis ce matin, des hélicoptères sillonnent le ciel au dessus du col de la Colombière pour déposer, tels des commandos en temps de guerre, gendarmes, agents de l’office national de la chasse, assistés des lieutenants de louveterie, avec comme mission de tuer tous les bouquetins du Bargy, censés être tous atteints de brucellose.

Ce sont environ 130 personnes, dont 110 gendarmes, qui ont pris position, armes pointées sur ces animaux sauvages, fleurons de notre territoire.

Les militants opposés à cette opération, ont été descendus, par hélicoptères, manu militari, depuis les crêtes, les mains menottées. Un des militants nous informe que malgré la présence de personnes dans les montagnes, les tirs ont démarré.

Une décision « va-t-en guerre » selon la FRAPNA qui ne comprend pas la décision du Préfet puisque l’avis des experts avait condamné ce genre d’opération radicale.

La solution était d’éliminer les bêtes contaminées, de procéder à des prélèvements sur le reste du troupeau pour procéder à des vaccinations.

La FRAPNA est d’autant plus en colère contre le Préfet, qu’un référé, à caractère suspensif, devait être tenu le 19 décembre. Le préfet, ancien directeur adjoint du cabinet du ministre de l’intérieur, Claude Guéant, n’a pas voulu attendre et a préféré passer en force, fidèle à des procédés bien connus de son mentor.

Derrière cette opération, le lobby des éleveurs haut-savoyards n’a pas été inactif.

Une décision qui va à l’encontre du but recherché

Selon la Frapna, cette opération va disperser une grande partie du troupeau qui va contaminer d’autres territoires jusqu’à présent exempts de brucellose.

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