Décrocheurs, vous avez dit décrocheurs ? Complément

Texte émanant des sept prévenus

« Il y a un réel décalage entre les beaux discours du président Emmanuel Macron, qui se positionne en champion de la Terre en référence à son « make our planet great again » alors que la réalité est tout autre. La France est bien loin de respecter ses engagements lors l’accord de Paris signé à la COP 21 en 2015. Dernièrement, il a même incité les citoyens à l’interpeller pour faire plus sur la question climatique. Quand cela arrive et que des citoyens comme nous empruntent des portraits présidentiels dans des mairies pour symboliser le vide de sa politique climatique et sociale, ces mêmes citoyens se retrouvent poursuivis en justice.

Notre détermination n’en est que renforcée !

Nous tenons à remercier toutes les personnes qui nous apportent leur soutien et leur aide. On se donne donc rendez-vous le 17 octobre pour faire de cette journée le procès de l’inaction climatique et sociale et plus que celui de sept lanceurs d’alerte. »

 

Cette journée d’action très sérieuse et conviviale a réuni environ une centaine de personnes. Remercions particulièrement l’association  Atelier Équithés pour son organisation « boisson et petite restauration ».

 

 

 

 

L’association a élaboré, recueilli les aliments et préparé des salades variées, dont celle de fruits. Assiettes, couverts non jetables, chacun.e pouvait se restaurer, boire, et participer financièrement par un don : les frais engagés ont été couverts. Bravo et grand merci à tous les bénévoles organisateurs dont ceux qui ont puisé l’eau de l’Arve pour garder au frais l’eau à boire.

 

 

Prises de paroles, échanges entre les personnes, affichages, slogans : parfait. Des médias font du reportage dont FR3. A 14h30, tout le monde investi la cour du tribunal, mais ce ne seront qu’environ une quinzaine de personnes qui pourront accompagner les prévenus dans la salle. Vérification de sacs, passage dans le portique, bip… zut mon porte-monnaie. Au sommet des escaliers deux gendarmes veillent.

 

 

Salle d’audience :  tout en bois, d’origine, places au fond pour le public et les prévenus. Devant et latéralement des places pour la procureure, à notre droite, la greffière à gauche. L’huissier  nous indique nos places, vérifie que les prévenus sont là. Attente, puis derrière la partie réservée aux juges, une porte s’ouvre. La présidente entre en actionnant une sonnerie. Tout le monde se lève, puis se rassied. La juge et la procureure interviennent pour empêcher la prise de  photos ou vidéos. « Êtes-vous un organisme de presse, avez vous une carte de presse ? Il est interdit de prendre des photos et vidéos pendant l’audience. » Un média sur Youtube est sommé d’effacer les photos et vidéos prises. Il n’y a pas besoin d’avoir une carte de presse pour faire un reportage et la juge semble l’oublier. En fait c’est l’utilisation des données qui peut être interdite (protection de la vie privée) mais pas de prendre des informations sur une activité publique surtout lorsque l’audience n’a pas commencée.

Les convocations commencent et nous entendons les jugements de quelques personnes présentes ou pas. Agression, vol,… Puis nos prévenus sont appelés ensemble à la barre. La présidente énonce le report, donne la prochaine date: le 17 octobre à 14h. Un échange se fait entre la Présidente et une avocate d’Annecy, seule présente, car une des prévenues se sera pas en France à cette date. Elle pourra se faire représenter par son avocat.e.

 

Nous voilà sortant du tribunal sous les acclamations de ceux restés dehors. Chants, banderoles, slogans « Nous sommes tous des décrocheurs de portraits », nous accompagnent en revenant sous les arbres salvateurs, près de l’Arve qui procure un peu de courant d’air frais. Nouvelles prises de paroles puis continuation des débats jusqu’au rangement des matériels. La soirée se continue au café associatif près de la gare de Bonneville, avec concert du soir mais je ne pouvais pas en être : dommage.

 

Éléments de réflexion apportés pendant les prises de parole

Plus qu’une alerte, nous somme maintenant dans la crise climatique. Merci aux jeunes qui prennent la mesure de la situation et  agissent de façon non-violente. La problématique n’est pas locale mais nationale et internationale malgré le fait que nous agissions là où c’est possible de le faire dans le concret. Le combat général c’est aussi le progrès social, la réduction des inégalités dans le monde.

Comment se fait-il que les maires qui ont porté plainte, indiquent, lorsqu’on peur parle des problèmes climatiques : « Nous ne pouvons rien y faire il faut aller voir plus haut, retournez-vous contre l’état » et que lorsqu’on le fait de manière non violente ils portent plainte ! Schizophrènes, non courageux, hypocrites, manipulateurs-menteurs ?

Pour terminer, un peu d’humour :

Autre cas de décrocheur-décrocheuse de tableau   et  ce qui arrive

Il existe d’autres types de décrocheurs qui eux, sont soutenus par la Famille Macron !

Auteur: Jean-Marie HUBERT

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