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Jeudi 15 avril à Genève, l’altermondialiste suisse Olivier de Marcellus a été convoqué devant le tribunal de police.

Double procès du climat à Genève

Demain, jeudi 15 avril à 15h15, Olivier De Marcellus est convoqué devant le Tribunal de Police de Genève pour avoir co-organisé deux manifestations pour le climat. L’arme judiciaire est de plus en plus utilisée contre les manifestants du collectif Collectif « Breakfree Suisse »
En juin, une nouvelle loi sécuritaire qui vise l’islamisme est dans les tuyaux, qui pourra aussi renforcer les mesures, y compris préventives, contre les militants pour le climat. C’est là un problème au niveau mondial.

La première action a eu lieu en septembre 2018, en solidarité avec la ZAD défendant la forêt de Hambach en Allemagne, forêt millénaire alors menaçée par l’extension d’une gigantesque mine de charbon lignite. La seconde a pris la forme d’une simple promenade festive à Noël 2018, dénonçant le torpillage des engagements climatiques Suisses par la droite et l’extrême droite. En effet, le PLR et l’UDC venaient de vider le premier projet de Loi CO2 Suisse de toute substance.

Répression suisse et française au diapason

Cette action judiciaire suisse vient en écho à celle engagée par la justice française qui a traduit devant le tribunal de police d’Annecy des militants de « Extinction Rebellion » venus manifester sur le terrain de l’aéroport d’Annecy à Meythet  pour dénoncer la confiscation de 10ha de terres agricoles pour le loisir de quelques privilégiés. Deux journalistes présents sur le tarmac pour couvrir l’évènement sont eux aussi convoqués devant le tribunal.

Dans son communiqué, le collectif « breakfreesuisse » pose la question « Qui sont les coupables ? », et apporte son soutien plein et entier à Olivier de Marcellus :

« Ce procès, comme d’autres procès récents ou à venir visant des activistes du climat, pose une question simple mais fondamentale aux juges : qui sont les coupables ?

Comme dans le cas récent de l’évacuation de la ZAD du Mormont, ce sont la finance et les multinationales responsables de la détérioration des conditions de vie sur Terre qui devraient être sur le banc des accusés, plutôt que des défenseurs·euses de l’environnement jouant le rôle de lanceurs·euses d’alerte. La Suisse, première importatrice d’électricité d’origine charbonnière allemande est aussi impliquée dans cette atteinte majeure au biosphère.

Nous dénonçons la répression du mouvement pour la justice climatique et sociale, et appelons à l’abandon des charges requises contre Olivier. »

Étant donnée l’épidémie, le collectif « breakfreesuisse » appelle « à venir nombreux et nombreuses pour faire la queue (masqué.e.s et en respectons les distances), afin d’assister au procès et témoigner de leur solidarité devant le Palais de Justice, Place du Bourg de Four 4. »

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