CANTONALES : Denis Duperthuy, PS, affirme son engagement « résolument » à gauche
Denis Duperthuy s’installe dans la vie politique locale comme le nouveau « leader » de la gauche socialiste annécienne en se présentant sur le canton Annecy-centre contre Jean-Luc Rigaut, nouveau centre, soutenu de fait par l’UMP qui lui laisse le champ libre.
Simple conseiller d’opposition dans la municipalité d’Annecy, Denis Duperthuy est arrivé à imposer sa sensibilité profondément de gauche à une Fédération Socialiste plutôt tournée vers un centre gauche (très) modéré, pour ne pas dire centriste comme le fut jean Excoffier, transfuge de la Droite catholique Bossoniste.
Une double rupture : politique, mais aussi générationnelle, comme le jeune candidat l’affirme dans sa plaquette électorale, avec sa suppléante, Claire Lepan, tout aussi jeune. Il était temps, car le PS local risquait de tomber dans une gérontocratie avancée.
« Je ne suis pas en terre de mission ! »
Denis Duperthuy se veut porteur d’une gauche « décomplexée » : « j’appartiens à une vieille famille haut-savoyarde, et je peux affirmer », (avec un petit sourire), « que l’on peut être haut-savoyard et de gauche ! »
Avec sa candidature qui semble se limiter à un premier tour, Denis Duperthuy est confiant pour réaliser un bon score considérant que Jean-Luc Rigaut cumule un certains nombre d’handicaps :
Le premier est son adoubement à Nicolas Sarkozy qui subit un large revers dans l’opinion publique, ce qui risque de lui faire perdre des voix.
Le second est limage d’un nouveau centre qui n’arrive pas à exister par lui-même.
Le troisième est l’accord détestable passé avec Bernard Accoyer. En échange de son accord pour implanter le centre de Congrès à Albigny (ce qui semble être objectivement un très mauvais choix en regard de celui du terrain Balleydier sur le commune d’Annecy, à proximité de la vielle ville), le maire d’Annecy-le-Vieux lui laisse la voie libre pour sa réélection comme conseiller Général sortant.
Le quatrième est sa désaffection de son mandat de conseiller général pour pouvoir assumer ceux de Maire d’Annecy et de Président de la C2a. Deux mandats qui l’empêche d’être disponible pour les administrés de son canton. D’après Denis Duperthuy, Jean-Luc Rigaut n’aurait assuré que 20% de présence aux assemblées départementales.
« Quand on est maire d’Annecy, on ne peut pas être conseiller général »
Sur ce point, le candidat socialiste est clair, et s’engage, si cela se présente, de ne pas cumuler les deux mandats : « Quand on prend des décisions en faveur de sa mairie, on se parle à soi-même. »
Pas de contact avec « EE-LV(Europe Écologie-Les Verts) », tant que ce parti n’aura pas réglé le cas « Billet ».
Denis Duperthuy n’a pas l’air d’apprécier le comportement politique de l’élu Thierry Billet qu’il trouve en face de lui comme Maire adjoint d’Annecy d’une municipalité à majorité présidentielle, alors qu’il se réfère toujours de EELV : « Soit il quitte définitivement ce parti, soit il démissionne de son mandat de maire-adjoint. »



