LIBRE EXPRESSION Annecy : samedi 02 Octobre – 14h – Pâquier

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Désolé, mais je n’avais pas de quoi prendre de photos et vidéos.

J’en attendais, mais pas reçus. Plus tard, je pourrai en ajouter.

 

* Cette manifestation du 02 octobre valide des records :

– Avec un effectif maximum de 1 4000 participant.e.s c’est ce jour la plus faible participation.

Environ 1 000 au départ puis 1 400 maxi, ponctuellement sur la fin de la rue Carnot et la gare.

– Une durée de plus de trois heure de déambulation.

– Une variété de parcours et du nombre de rues empruntées.

* Yan, du collectif antipass Annecy, prend la parole avant le départ, et en particulier sur « Que peut-on faire ? » : S’unir au niveau régional ? Sur des critères : anti passe sanitaire, anti vaccins vers les enfants, l’obligation de vaccination.

Il évoque aussi la baisse des participants et reste dans l’humour avec « la qualité qui prédomine ».

Comment faire de la résistance active ?

Déjà en arrêtant d’écouter les «Storytelling » gouvernementaux et de la presse : se réunir, non violents, actifs et volontaires. Préparer des documents, contacter les élus-autruches, et pourquoi pas entrer dans les partis pour agir de l’intérieur !

* La manifestation a été accompagnée par des personnes « agents de la SIBRA » dans leur uniforme noir. Pensaient-ils à des problématiques potentielles ?

Ce parcours a été modifié de nombreuses fois, à l’envie par ceux qui étaient qui étaient en tête de cortège avec la banderole antipass sanitaire.

Du Pâquier, passant devant la préfecture protégée par une dizaine de cars de la gendarmerie mobile. Puis, remontée jusqu’à la rue Carnot pour aller vers Courier. Passage obligé vers la gare mais, comme la dernière fois, passage sur le Thiou et entrée dans la vieille ville, traversée vers la rue Filaterie, puis rue Carnot pour revenir sur la place de Bernard de Menthon. Repartir vers Berthollet, reprendre à droite sur la rue Jean Jaurès, faire une pause au square des Martyrs de la résistance à Bonlieu, continuer vers le Puits St-Jean, reprendre la rue Filaterie et traverser la route au niveau de l’Hôtel de Ville. Le retour se fait par la route, passant devant Bonlieu avant de finir devant la préfecture.

Beaucoup de kilomètres… ce qui a demandé effectivement d’entrer en résistance physique pour aller jusqu’au bout. La dynamique était là, avec musiciens, percussions multiples mais aussi avec une perte progressive des participants.

Le passage dans la vielle ville fait fuir des participants. Le côté erratique du parcours a en décidé d’autres à partir. Et puis de nombreuse grandes pauses pour relancer les slogans. Ceux qui sont devant restent actifs mais derrière, c’est plutôt l’attente du redémarrage. Il restait environ 700 personnes au moment du passage au square derrière Bonlieu et 500 sont arrivés devant la préfecture.

* Des animations dans la manifestation,…  et aussi en périphérie de celle-ci.

Au départ de la gare, quelques personnes « Savoisiennes », avec leur banderole, ce sont dépêchées de prendre un peu d’avance, se plaçant en tête du cortège, 50 m devant la banderole officielle du début de manifestation.

Au carrefour rue Royale / Avenue de Chambéry, un motard de la police veillait à réguler les voitures qui possiblement pouvaient arriver, malgré les régulations des policiers aux carrefours proches.

Pour s’amuser, pour rire et aussi pour provoquer, les jeunes « Savoisiens » ont commencer à entourer le motard, au centre du terre-plein, avec leur banderole. Le motard s’est extrait de cette situation et s’est positionné ailleurs. Mais voilà qu’ils reviennent le « titiller ». Une passante offusquée leur fait la leçon. Notre motard qui assis sur sa moto restant vulnérable, met la béquille, et fébrilement, ouvre une sacoche latérale, arrive à se saisir de la bombe lacrymogène et la pointe vers les « amuseurs ». La manifestation arrivant sur le rond-point, les jeunes repartent et cela se termine sans utilisation de la bombe.

Pas facile la vie de motard ! Ils voulaient juste rigoler, s’amuser… et ne prenaient pas en compte le non amusement du tiers. La semaine dernière ils ont posé leur banderole sur une voiture de police. Mais autre situation, moins compliquée qu’un homme sur sa moto. Un manifestant m’indique que comme les « Savoisiens » ne reconnaissaient pas la police Française, peut-être était-ce aussi, là, une provocation bien spécifique.

* Devant la préfecture, sur l’avenue d’Albigny, s’est crée une chaîne humaine-farandole qui a effectué des aller-retours. D’autres personnes résistent et tentent de rester sur l’avenue au moment où les gendarmes sollicitent les manifestants à laisser reprendre la circulation. Là non plus, pas d’action coercitive.

* Le bar des Libertés est toujours là, les « Savoisiens » sont présents avec leurs matériels d’information.

Bilan : Longue manifestation, festive. Pas de grandes décisions. Essoufflement ?

Le gouvernement a-t-il encore besoin de ces manifestations qui dressent des citoyen.ne.s les un.e.s contre les autres ?

P.S : Je n’ai pas vu la banderole du CNRR cette fois-ci. Ai-je encore oublié de voir ?

Jean-marie HUBERT

Expression Libre dans Librinfo74

 

 

 

 

Auteur: Jean-Marie HUBERT

Mots-clés: Annecy, antipasse, Manifestation

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2 commentaires

  1. Cette manif d’arrière-garde mérite t elle une libre expression même avec le petit côté humoristique ?!!

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    • Pourquoi pas d’arrière garde. Mais où est passée l’avant-garde, et simplement la garde ?
      Pas loin des nouvelles élections présidentielles, quels sont les tenants d’une démocratie plus vivante, renouvelée ?
      Quels sont ceux qui dénoncent les dérives actuelles ? Qui sont ceux qui se préoccupent des mensonges d’état et des manipulations grossières ? La presse ! Les partis politiques ! Les syndicats !
      Alors dans cet hécatombe démocratique, ces manifestations du samedi, même si elles ne portent pas vraiment (sauf les résistants et CNRR) la démocratie que j’appelle de mes vœux, sont la seule expression populaire d’opposition à une forme d’asservissement et de « soumission librement consentie ».

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