
On les entendaient de loin ce mercredi matin 30 septembre.
Les lycéens de Fauré, massés devant les grilles du lycée, n’en pouvaient plus de crier leur colère. Une colère longtemps réduite au silence dans les enceintes feutrées des lycées.
Le déclenchement des blocages en région parisienne a provoqué les rassemblements de lycéens en Haute-Savoie, à Annemasse, et aujourd’hui à Fauré.
Un mouvement qui risque d’allumer d’autres feux.
Toutefois, comme il y a quelques années où des mouvements sporadiques ont eu lieu, la poursuite des revendications ont du mal à atteindre les instances de l’éducation nationale, sous protection gouvernementale.
Pour avancer, seule la lutte syndicale des enseignants et des élèves peut obliger le gouvernement de bouger avec l’aide active des élus de gauche.
Classe Daly fermée
Le lycée Fauré comportait une classe « DALY ». Cette classe avait pour vocation de réinsérer les jeunes en décrochage scolaire pour motif psychologique. Nous contactons la proviseure pour en savoir plus.

Deux élèves contrôlés par la police
Sur le témoignage de la proviseure qui aurait surpris une élève tenter d’allumer avec un briquet un gaz inflammable, un lycéen de seconde avec un complice ont été contrôlés par la police. Ceux-ci nient en bloc.
La proviseure soucieuse de la sécurité des élèves
Interrogée sur le mouvement des lycéens, la proviseure s’en tient à préserver la sécurité de ses élèves avec le concours des forces de l’ordre pour les protéger de la circulation automobile importante sur cet axe routier.
Sur l’action des lycéens, elle répond que « les lycéens n’ont pas besoin des adultes pour agir »


