Yves Lachenal défend ses chèvres face à des règles françaises qui les mutilent

Le chevrier Yves Lachenal était à nouveau devant le tribunal d’Annecy ce 17 mars 2026 convoqué par le tribunal de police pour ”non identification conforme” de ses animaux. Déjà entendu le 18 novembre 2025 (1) par le tribunal correctionnel d’Annecy, celui-ci s’était déclaré incompétent.



Soutenu par un public nombreux présent dans la salle d’audience, Yves Lachenal a de nouveau plaidé sa cause : ”je ne suis pas un délinquant. Je suis de bonne foi. Si je refuse d’appliquer la loi française qui m’oblige à pucer mes chèvres c’est pour les protéger grâce au tatouage reconnu par l’Europe.”

Venus à a barre, les représentants du service vétérinaire ont défendu la loi française imposant les boucles électroniques.

La procureur veut se référer à la loi en vigueur et dénonce une tribune ”politique”
Le dilemme pour la juge du siège est qu’elle est chargée d’appliquer la loi qu’elle ne peut critiquer. On peut s’attendre que le jugement, qui sera rendu en mai 2026, ne soit pas favorable à Yves Lachenal.

Cependant, devant la sincérité de sa démarche qui défend le bien être de ses chèvres et solidaire avec tous les autres éleveurs soumis à cette loi qu’il juge inique, des circonstances atténuantes pourraient lui éviter d’énormes sanctions financières mettant en péril son exploitation.

Un combat politique
Une loi ne pourra être changée que par l’intervention du Parlement. Les députés et sénateurs de Haute-Savoie devront prendre position.

Auteur: gfumex

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