Mohamed LADHARI doit pouvoir rester travailler à Cluses
Suite à un communiqué de presse, le comité de soutien aux travailleurs sans papiers de la vallée de l’Arve, nous alerte sur la situation d’un salarié menacé d’expulsion, alors que l’employeur veut le conserver dans son entreprise.
Originaire de Tunisie, en France depuis 2005 et en CDI depuis 2007, Mohamed LADHARI s’est vu notifier le 24 mars 2010 un refus de délivrance de titre de séjour avec obligation de quitter le territoire français (O.Q.T.F) (il possède une carte de séjour temporaire séjour renouvelée de 2005 à 2007).
Malgré de nombreuses demandes de régularisation administrative, la préfecture a demandé à l’entreprise de prendre des mesures pour rompre son contrat de travail, ce que la Direction a accepté : le licenciement est intervenu le 30 août 2010.
Or, parfaitement intégré dans l’entreprise, Mohamed Ladhari n’a rencontré aucun problème dans sa vie civile et, selon la direction, a toujours donné entière satisfaction dans son travail.
Le comité de soutien ne comprend pas cette décision urgente de le licencier car Mohamed Ladhari a tous les atouts pour rester et travailler en France. En effet, son contrat de travail à durée indéterminée le place dans une situation identique à celle de travailleurs sans papiers qui ont récemment – en Haute-Savoie et dans d’autres départements – obtenu un droit au séjour et au travail grâce à des circulaires ministérielles de régularisation.
Compte tenu de son ancienneté de séjour en France et de l’antériorité de son poste de travail, Mohamed Ladhari a donc déposé le 6 septembre 2 010 auprès de la préfecture de Haute-Savoie une nouvelle demande de régularisation en tant que salarié titulaire d’un contrat à durée indéterminée cotisant à la sécurité sociale et domicilié fiscalement en France depuis de nombreuses années, ce qui permet d’attester de sa bonne intégration dans la société – à travers notamment le suivi de formation professionnelle – et une maîtrise parfaite de la langue française.
Devant l’incompréhension de ce refus préfectoral, le comité de soutien demande au Préfet de réviser sa situation administrative afin qu’il puisse être réembauché dans l’entreprise Kongsberg à Cluses, une entreprise spécialisée dans la fabrication de pièces détachées d’automobiles.
Ce que souhaite Gilles Montgellaz, secrétaire de l’UL CFDT de Cluses, c’est d’obtenir par écrit l’engagement oral de l’entreprise de réembaucher Mohamed Ladhari si celui-ci est régularisé.


