Manifestation internationale contre le TISA, dimanche 4 décembre 2016 à 14:00 à Genève.

tisa

Le TISA (Trade In Service Agreement, en français accord sur le commerce des services) est un traité négocié entre 50 pays en toute opacité, depuis janvier 2012.

 

L’objectif de TISA : libéraliser l’ensemble des services :

cela veut dire les soumettre à la concurrence internationale et les déréglementer au maximum, qu’il s’agisse des services publics, de services subventionnés ou de services privés.

Les prestations des services publics seront alors considérées comme de la concurrence déloyale pour les entreprises privées.

L’État (donc le contribuable) devra alors subventionner à même hauteur un service public et son homologue du secteur privé. Même les acquis sociaux et syndicaux seront attaqués.

La démocratie, « obstacle au commerce » ?

Certaines politiques publiques décidées démocratiquement, dans le domaine des transports, de l’énergie, de  la protection des consommateurs ou encore de la santé et de la formation deviendront inapplicables car considérées comme des » obstacles non nécessaires au commerce », des obstacles aux profits et aux intérêts des multinationales… Au détriment des petites et moyennes entreprises.

Des tribunaux d’arbitrage privés.

TISA, comme les autres traités de « libre »-échange (CETA, TAFTA, APE…), prévoit des tribunaux d’arbitrage privés. Il pourrait permettre aux sociétés multinationales de poursuivre les Etats en les obligeant à leur verser des millions d’indemnisations si leurs profits se trouvent être limités par des lois.

Encore davantage d’austérité.

Ce traité renforce les politiques d’austérité, déjà pratiquées actuellement par nos Etats, politique n’ayant d’autres desseins que de renforcer les privatisations au seul profit des actionnaires. Une fois privatisés, les services deviendront inaccessibles aux plus démunis et appauvriront les classes moyennes.

 

Se déclarer  « zone hors-TISA ».

Conscientes de la menace qui pèse sur nos droits démocratiques, plusieurs communes se sont déclarées « zones hors-TISA » : Genève, Carouge, Meyrin, Plan-les-Ouates, Puplinge ainsi que Lausanne, Vevey, Berne et Zurich. En France, ce sont 2000 collectivités qui se sont déclarées contre les accords de libre-échange.

La négociation doit être achevée le 6 décembre 2016.

Il est urgent et vital de se mobiliser.

 

Sources: Stop-TISA-GE, Attac France...

 

Auteur: librinfo74

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