Remarquez le style du titre, il est présidentiel, il marquera sans doute une époque. On dira plus tard : c’est le style Macron comme on dit : « le style Louis-Philippe » ou « le style Louis XV ». Le style Macron est particulier du fait qu’il n’est ni aristocratique ni populaire mais vulgaire et snob « en même temps ».
Donc, ces pauvres « pauvres » français sont à désespérer. On leur verse des millions d’aides sociales et ils restent pauvres. Qu’ils le soient de naissance ou parce qu’ils sont tombés dans la misère, ils manifestent une incapacité notoire à devenir riches.
C’est ainsi qu’ils n’ont pas su profiter de la suppression de l’ISF (impôt sur la fortune) et des sommes colossales qui ont été versées à leurs employeurs dans le but de les exploiter. L’augmentation de la CSG, prélevée sur les retraites, la diminution des APL, destinée à faire baisser les loyers, les déremboursements de médicaments, les augmentations des prix du gaz, de l’essence, de l’électricité… Rien n’y fait, ils restent pauvres.
Vous me direz, c’est à cause du chômage que le gouvernement n’est pas en mesure de réduire.
Mais même quand ils ont du travail, ils s’arrangent pour avoir des salaires de misère et des statuts de précaires alors que le gouvernement a profondément réformé le code du travail afin de les aider à se satisfaire de peu.
Il faut quand même être raisonnable : si vous donnez un chien à un aveugle et que celui-ci s’obstine à rester aveugle, autant faire l’économie du chien.
Les aides sociales sont des privilèges et donc les pauvres sont des privilégiés, comme les cheminots, mais on ne peut plus supporter ce régime de faveur dans une république. Il est juste d’abolir les privilèges et de cesser de donner de l’argent en pagaille à des gens qui ne savent qu’en faire alors qu’on pourrait en donner davantage aux riches qui, eux, sont capables de s’enrichir.