Le11 septembre, à Margencel, projection du film : « Nature, le nouvel eldorado de la finance »
Les Bobines du Léman et ATTAC vous invitent à la projection-débat :
Nature, le nouvel eldorado de la finance
11 septembre à 20h30 à l’auditorium du collège de Margencel
(plan d’accès : à partir de la 2×2 voies Thonon – Bonnatrait, prendre direction : les 5 Chemins, puis le collège)
débat animé par Maxime Combes, économiste, co-auteur du livre LA NATURE N’A PAS DE PRIX, les méprises de l’économie verte, et membre de la commission écologie d’ATTAC-France
Histoire de la main mise bancaire et financière planétaire sur les ressources vivantes : animaux et végétaux sont désormais transformés en produits bancaires et cotés en bourse !
La course au profit généralisé et le marché global ont largement contribué à la crise écologique actuelle. Pourtant, les mondes de l’économie et de la finance prétendent renverser la tendance et sauver la planète en la protégeant avec de l’argent.
Nature, le nouvel eldorado de la finance, de Sandrine Feydel et Denis Delestrac* (diffusé par ARTE en février 2015) montre l’émergence d’un nouveau marché : la protection environnementale.
Encore embryonnaire il y a quelques années, ce marché est aujourd’hui l’un des plus prometteurs en terme de profit. Son mode de fonctionnement est simple. De plus en plus de sociétés financières ou d’assurances, parfois précédées par les économistes, attribuent un coût à la nature. Combien vaut la forêt d’Amazonie ? Quelle est la valeur marchande de l’incessant labeur de pollinisation accompli par les abeilles ? Jusqu’ici, l' »invisibilité économique » de la nature ne jouait pas en sa faveur : les marchés n’aiment ni l’abondance ni la gratuité. Mais avec la raréfaction des ressources et la disparition programmée de certaines espèces, l’équation a changé.
La loi de l’offre et de la demande peut maintenant s’appliquer aux richesses naturelles. Ainsi, des banques et des fonds d’investissements, pourtant responsables de la dernière crise financière en date, achètent d’immenses zones naturelles riches en espèces animales et végétales menacées. Monétarisées et financiarisées, ces réserves sont ensuite transformées en produits boursiers possiblement spéculatifs. On peut donc acheter des actions « mouche », « orang-outan » ou « saumon ». En investissant dans ces titres, les entreprises polluantes obtiennent des « certificats de bonne conduite » qui les dispensent de suspendre leurs activités les plus néfastes…
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Ce film est une introduction à ALTERNATIBA LEMAN, festival transfrontalier des initiatives locales pour le climat et le bien vivre ensemble, du 18 au 20 septembre à Plainpalais, Genève. Des dizaines d’ALTERNATIBAS se sont organisés en France et ailleurs pour faire pression sur les chefs d’États qui se réuniront à Paris fin novembre pour la COP 21.
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* Denis Delestrac est l’auteur d’un reportage sidérant : Sable, enquête sur une disparition (2013), récemment rediffusé par ARTE avec un entretien sur le bilan sur les mobilisations citoyennes du ‘Peuple des dunes’ après 2 ans !



