Le lundi 8 avril, le tranchant de la justice risque de jeter à la rue les membres de la Ciergerie

  • Ce lundi 25 mars une cinquantaine de jeunes membres de l’association « La Ciergerie », et une vingtaine de citoyens les soutenant, étaient présents au Tribunal de Grande Instance à la suite d’une plainte du propriétaire pour occupation illégale de l’ancienne «Ciergerie Fumex ».
Les deux avocates de l’association ont mis en évidence le bon comportement de ces jeunes artistes : respect des locaux et des personnes, respect de l’environnement. Une affirmation confirmée par tous les voisins de ce lieu de vie et d’animation qui ont apporté leur soutien à ces jeunes.
Les « conseils » ont également insisté sur la nécessité d’un délai supplémentaire au delà du 15 avril, pour que ce collectif d’artistes, reconnu maintenant sur les deux Savoie et au delà, grâce à différentes manifestations culturelles, obtienne un lieu où diffuser ses productions artistiques et pousuivre ses activités créatives, comme l’explique Sébastien :

 

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Comme la Ciergerie est aussi un lieu de vie pour 18 d’entre eux, il faudra que leur situation de squatteur soit étudiée par le Tribunal d’Instance, seul compétent, car la procédure d’expulsion de 2012 concerne trois jeunes qui ne sont plus présents dans les locaux d’habitation.

L’urgence d’une décision réclamée par l’avocat de la SCI « les Salomons » qui a racheté les locaux et va construire un immeuble de standing (un de plus !) est aussi remise en cause par les avocates ; en effet jusqu’alors aucune procédure n’avait été poursuivie et cela pouvait laisser penser à une acceptation tacite de l’occupation des locaux.
Après avoir écouté les deux parties et interrogé certains jeunes, la Présidente rendra sa décision le 8 avril prochain.

Donner un lieu pour les expériences de culture alternative
Cet état de faits nous démontre par ailleurs combien il serait nécessaire de proposer des locaux pérennes pour les associations d’Annecy et particulièrement pour celles de ces jeunes artistes plein d’idées créatives mais aussi très désireux de partager leurs passions avec l’ensemble des citoyens. L’insuffisance de logements sociaux et alternatifs (terrains aménagés, logements collectifs…) est aussi mise en évidence par ce contexte. La Ville pourrait s’enorgueillir de soutenir une animation culturelle populaire et participative qui attire des citoyens de tous horizons dont un public d’ordinaire marginalisé.

Auteur: librinfo74

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