Le grand prix pour « le chat du Rabbin », confirme la qualité de création du cinéma d’animation français »
Pas de surprise à la tombée du palmarès, en tout cas pour le long-métrage « Le chat du rabbin » de Christophe Delesvaux et Joann Sfar, puisqu’il était donné gagnant par les rumeurs. Conte initiatique et philosophique ? Film romanesque d’amour et d’aventures ? Fourmillant d’idées lumineuses et drôles, le film séduit tant pour la fraicheur de ses personnages, la pertinence philosophique des impertinences du chat, que par la bande-son qui achève de conférer à l’oeuvre une atmosphère de magie très orientale.
Les Etats-Unis étant à l’honneur de ce festival (pour la 1ère fois depuis sa 1ère édition en 1960) ce fut l’occasion de découvrir un cinéma indépendant, forcément peu connu, mais également d’admirer la qualité de certains auteurs actuels, sidérants d’insolence dans’une série de courts métrages, « du rêve à la relève ». Encore plus « politiquement incorret », une série baptisée ainsi, et qui « propose chaque année une virée dans le meilleur de l’animation courageuse ».
Egalement hors compétition, de nombreuses animations, ateliers découvertes, les « Petits déjeuners » animés par Serges Bromberg.
Visible jusque fin juin à la Médiathèque de Bonlieu, retrouvez Albator, célèbre personnage du mangaka Leiji Matsumoto, de sa naissance en 1969 à sa nouvelle adaptation cinéma.
A la Turbine, jusqu’au 25 juin, vous pourrez redécouvrir des personnages traditionnels (de contes ou de romans) sous la plume, serait-on tenté de dire, tant la finesse du trait est minutieuse et sensible, de Benjamin Lacombe, qui met en scène ses héros (ou anti-héros, Alice, le Petit Chaperon rouge, Quasimodo, etc.) dans un univers inquiétant d’inspiration hitchcockienne.
La pluie ni le beau temps ne semblent avoir influencé de façon significative l’affluence de spectateurs, les alentours de Bonlieu ont été bondés constamment, y compris bien sûr pour les projections libres, le soir, sur le Paquier. Succès, donc, une fois de plus, de cette édition (pas moins de 7000 visiteurs)… L’attitude parfois à la limite de la correction, de certains vigiles, est-elle à mettre sur ce compte ?


