Le conseil municipal d’Annecy vote le contrat « ville hôte » pour les JO d’hiver 2018
C’est fait.
Le maire d’Annecy a reçu l’accord de son conseil municipal pour signer le contrat « Ville hôte » des jeux d’hiver en 2018.
Les trois élus PS et celui du NPA ont voté contre. Le Modem s’est abstenu.
Cette « formalité », pour jean-Luc Rigaut, aura quand même permis à l’opposition de gauche, représentée par Denis Duperthuy et Philippe Métral-Boffod, de dire tout le mal qu’ils pensent de cette décision :
chèque en blanc signé par le Maire sans que les contribuables annéciens en connaissent le montant,
refus de la majorité – à laquelle appartient le maire-adjoint, ex Vert, Thierry Billet, absent de cette délibération – de permettre un vrai débat démocratique avec la population annécienne sous forme de référendum.
Interrogé à ce sujet, le maire Jean-Luc Rigaut, insiste sur le fait que les JO d’Annecy 2018 étaient inscrits dans son programme électoral : « Maintenant que nous avons réglé tous les problèmes et que le dossier est sur les rails, nous allons engager le débat avec la population sous forme de réunions publiques pour lui expliquer le projet dans sa réalité. Il a droit de connaître le contenu exact. Nous n’avons rien à cacher. Tout sera transparent. »
Une explication qui est loin de satisfaire son opposition considérant que l’on demande l’avis des annéciens quand tout est acté.
Un accord que le Maire assimile à un contrat de mariage, comparaison sur laquelle rebondit Denis Duperthuy qui, dans une longue déclaration métaphorique, assimile ce mariage au contrat moyenâgeux d’un père (le maire d’Annecy), qui offre en mariage sa fille (Annecy), sans son consentement, aux grossiers appétits d’un mari « violeur ». Un mariage qui n’a de l’amour que la raison mercantile et financière.
Quant à Philippe Métral-Boffod, il interpella le maire sur l’opacité des liens de dépendance qui lieront la ville hôte avec l’énorme structure du CIO, arguments qu’il a pu développer lors du dernier conseil d’agglomération dont le maire d’Annecy est le Président : « L’agglomération garantit la mobilisation gratuite et en priorité de l’ensemble des services publics communautaires. La liste de ces services ne nous est pas fournie. S’agit-il, du futur centre de congrès, de Bonlieu, des gymnases, du service des bus…
Sur quelle durée et pour quels coûts en millions d’euros portera cette mise à disposition gratuite et en priorité ? Nous n’en savons malheureusement rien, pourtant les conséquences financières sont bien réelles pour le budget de la communauté et les équilibres budgétaires afférents. »
Cet échange aigre-doux n’a pas permis une véritable avancée du débat, puisque, comme le déclarait Jean-Luc Rigaut en début de séance : « Ou on est pour les JO, ou on est contre ! »
La messe est dite … ! Le père de la mariée a dit oui pour elle.
Il reste à attendre la décision divine du Dieu olympique.


