Le collectif Co-Cerné avait invité des intervenants opposés au projet pharaonique du collisionneur du CERN au service de la physique des particules.
Organisé à la salle Martin Luther-King à Annemasse, ce débat a rassemblé 100 personnes, intéressées de savoir pourquoi des scientifiques s’opposent à un tel projet, pourtant favorable au développement de la science.

Pour mieux comprendre ce paradoxe, le collectif avaient sollicité des intervenants et scientifiques opposés à la création de ce futur collisionneur circulaire (FCC).
Nicolas Chanassu-au-louis, historien et journaliste, auteur de « Décroiscience » plaide pour que la recherche scientifique se mette au service de l’écologie, car pour lui, il ne peut y avoir de décroissance sans décroiscience se référant aux auteurs du rapport Meadows (1) qui posaient la question fondamentalen : ”les ressources de la planète étant finies, comment peut-on diable imaginer une croissance sans fin ?
L’intérêt de ce débat était de montrer qu’au sein même de la communauté scientifique des voix s’élèvent pour s’opposer à la réalisation de ce projet.
C’est celle en particulier de Brigitte Pépin-Donnat, favorable à la recherche fondamentale, directrice de recherche au CNRS, actuellement à la retraite, qui remet en question ce projet, non pas pour sa capacité à favoriser la recherche sur les particules, mais pour démontrer que tous les projets scientifiques participent principalement à favoriser la croissance, génératrice de la destruction future de notre planète : ”Peut-on justifier un tel projet au budget fabuleux de 16 milliards d’euros, destructeur de notre environnement local, porté sur l’autel de la science toute puissante ?


