IL EST ARRIVE QUELQUE CHOSE (ça, c’est du journalisme)

HUMOUR et PHILOSOPHIE.

Ne nous racontons pas d’histoire, soyons honnêtes et logiques.

Au commencement il n’y avait rien.

Rien. C’est normal. Quelque chose, en revanche, c’est impossible. Ça viendrait d’où ? Et, de toute façon, ce « quelque chose » aurait bien dû commencer un jour et, avant de commencer, il ne pouvait pas être.

Donc, avant tout, il n’y a rien.

Au commencement, donc, est le vide.

Enfin, c’est une façon de parler, parce que le vide, c’est rien et donc il vaut mieux dire qu’il n’est pas :

au commencement n’était pas le vide et rien d’autre non plus, c’est pourquoi c’était vide.

Mais dès que nous disons « au commencement… » Nous faisons comme si nous y étions, nous ou quelqu’un d’autre, mais, en tout cas, comme si le vide était constatable, perçu.

Comme s’il y avait eu un commencement de quelque chose.

Parce que, il est vrai, si rien n’est rien, il ne peut l’être (ou ne pas l’être) sans se manifester en tant que tel même si, en l’occurrence, cela consisterait à ne pas se manifester.

Nous ne pouvons imaginer que quelque chose (ou rien) ait lieu nulle part et jamais à moins de considérer nulle part comme une absence de lieu et jamais comme une absence de temps. Mais ce seraient plutôt un lieu et un moment d’absence.

Enfin, il faut bien reconnaître que si au commencement était (ou n’était pas) le vide, ce vide était vide par lui-même et pour lui-même.

Il devait manquer mais à personne d’autre qu’à lui-même.

Oui, le vide est ce qui se manque à soi-même.

C’est en ce sens que le vide est l’origine de toute chose et de chacun et, plus que l’origine, la nature ou l’essence (certains diraient la « nessence ») de tout ce qui apparaît.

Car si le vide est ce qui manque de tout y compris de soi-même, on imagine facilement qu’il se soit raconté des histoires pour faire semblant de ne pas l’être (ou pour faire semblant d’être).

Et c’est ainsi que le monde devint et qu’il est à jamais, ce que le vide s’imagine, non pour se nier ou pour se remplir, mais pour s’amuser à ne pas être ce qu’il est ou, plutôt, à être ce qu’il n’est pas.

Nous pouvons donc affirmer qu’il n’y a  aucune différence entre rien et quelque chose ou qu’il n’est rien arrivé si ce n’est ce sourire absolument incroyable et jamais venu de nulle part.

Auteur: librinfo74

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