Dans le cadre de l’AG du Syndicat Départemental de l’Action Sociale, Force Ouvrière de Haute-Savoie, tenait une conférence de presse à la Maison des syndicats de Cran-Gevrier, ce 10 Mars 2026.

Seul Librinfo était présent.
Ceci est révélateur, alors que la situation sociale ne fait que se dégrader ces dernières années, surtout dans ce secteur ; ce qui n’est pas sans conséquences pour les familles et les personnels qui ont besoin d’aide.
Comment parler de prise en charge alors que la situation se détériore dans ce secteur ?
Il y a un manque de moyens et cela ne permet pas de répondre aux besoins. On observe des « files d’attentes » en ce qui concerne la prise en charge. Tout est affaire de « rentabilité », du fait des restrictions budgétaires. Tout fonctionne par un système de mise en concurrence répondant à des appels d’offre.
Pourtant, les besoins sont immenses que ce soit pour les PEP, les CHRS. Ces plateformes de service sont débordées et ne peuvent répondre aux besoins des établissements médico-professionnels, que ce soient pour les jeunes enfants et adolescents, les personnes en situation de handicap.
La Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) informant sur les droits et les aides à domicile, sensibilisant le public sur la notion de handicap (CDAPH) ne parvient pas à accompagner les demandeurs pour constituer leurs dossiers.
Le rapport de l’action sociale jusqu’en 2030 est inquiétant. La protection de l’enfance, de l’hébergement, des transports va en subir les conséquences et ceci sur un long terme.

Alors comment faire pour construire de l’humain ?
Les subventions dépendent de la transformation de l’offre. Les conséquences des décisions politiques et budgétaires empêche de parler « d’inclusion ». De nombreuses structures sociales et culturelles ferment, ou réduisent leurs activités. Des exemples nous sont donnés comme certains IME, SESAD, MJC…Et pourtant, ces structures ont pourtant pour objectifs d’accompagner des enfants, des jeunes, des adulte ayant des difficultés, des troubles du comportement et de la conduite…
Cela n’est sans conséquences pour leur avenir, cela freine l’inclusion scolaire et le travail d’accompagnement (cf le Centre Belluard, Alpysia)
On entendra le témoignage de personnes travaillant dans les ULIS pour accompagner les jeunes en situation de handicap. Cette prise en charge ne peut être positive que si les personnes qui si les personnes qui accompagnent ont reçu une formation. Or, il n’en est rien. On avance sur une voie de précarité.
Alors, qui va prendre en charge les jeunes ?
Impossible de monter correctement des dossiers, brisant ainsi l’avenir de ces jeunes, surtout quand il y a un manque de personnel qui alimente la précarité ; tout est morcelé, sans réflexion collective qui décourage les personnes ; cela ajoute de la fragilité.
Dans ce département, la vie chère, le manque de logements, de nombreux postes sont manquants et on ne peut répondre à la demande.
Les conséquences de telles situations sont dramatiques faute de moyens. On assiste à une marchandisation de ce secteur médico-social, car, l’état se désengage, refuse d’augmenter les salaires. Ces 10 dernières années sont catastrophiques avec les budgets d’austérité. Tout est fait pour museler les têtes, refuser les augmentations de salaire.
Alors que faire ?
En étant ensemble pour créer un rapport de force et de solidarité, on pourra faire avancer les revendications. Les Gilets Jaunes ont ouvert la voie. Il est important d’être aux côtés des familles face aux fermetures des établissements, centres sociaux, à la diminution des subventions aux associations.
Les orientations politiques de notre gouvernement ne répondent pas aux besoins sociaux et ont conduit à une escalade de l’exclusion, provoquent de la violence. Il y a urgence à développer un accompagnement de l’aide sociale, d’augmenter les salaires et que l’on se soucie de la santé mentale de tous et toutes.
Colette Charlet
Ont témoigné lors de cette AG :
Françoise Coudert d’Alpysia – Marie-Anna Veyrat-Penney d’Alpysia – Anthony Brisard CHR Bonneville – Sabrina Ketfi Alpysia – Gregory Longerey Alpysia – Patricia Vacher-Petrod PEP 7


