Pour les municipales, les insoumis avaient investi le Météore à Maythet pour leur grand meeting de campagne. Un meeting résolument politique qui a permis de décliner les grands thèmes de leur campagne, et surtout affirmer leur capacité à réunir la gauche radicale capable d’accéder au pouvoir.

Un programme issu des citoyens
Ce programme a été peaufiné à partir de tous les avis des citoyens sollicités depuis de nombreuses semaines en frappant à leur porte. Comme l’exprime Vincent Drême : « Nous, on a une méthode qui est de parler aux habitants, de recueillir leur avis, leurs besoins, et c’est de là que l’on construit notre programme”.
Écologistes, féministes, antiracistes, républicains et solidaires
Ces engagements sont au cœur de leur projet politique : ”Notre liste est ouverte et inclusive, portée par l’Union populaire de celles et de ceux qui partagent cette ambition” rappelle Vincent Drême
Prêts à diriger la Mairie pour la transformer”
Une commune, comme Annecy, peut ouvrir la voie à des ruptures nationales.” Par cette déclaration, les Insoumis insistent sur la dimension politique se leur engagement local dont l’objectif assumé est de contribuer à renforcer leur mouvement avec l’objectif de faire élire Jean-Luc Mélenchon comme président de la République.
Un programme municipal ambitieux
Les Insoumis donnent une couleur essentiellement sociale à leur programme en s’engageant pour la gratuité de la cantine scolaire, la gratuité des transports en commun, et surtout un grand plan contre le mal logement.
Nous retenons certaines dispositions inscrites dans leur programme que vous pourrez retrouver sur leur site.
Quel budget ?
Le point faible de leurs propositions est que nous ne trouvons pas le détail du budget réel qui permettra de répondre à ces engagements.
Pour une commune habitable et accessible
Vincent Drême s’engage à ”encadrer tous les loyers applicables n zone tendue” et ”à geler les loyers des logements sociaux”.
Il est favorable à réquisitionner les bâtiments vides, pour mettre en place des conventions d’occupation, et les logements vacants de plus de 2 ans :”Nous voulons qu’Annecy soit un laboratoire de lutte contre la mal logement alors que 260 personnes sont à la rue et tant d’autres éprouvent des difficultés à se loger. Nous proposons de réquisitionner les 5535 logements vacants depuis plus de 2 ans. »
”Pouvoir manger mieux sans se ruiner
Par cet engagement, les insoumis veulent que les couches populaires aient accès une alimentation saine et bio – qui ne soit pas réservée uniquement aux ”bobos”- en ouvrant ”une cantine municipale ouverte à tous les habitants, approvisionnée en produits bio et locaux. »
”Une démocratie locale renforcée
Les insoumis proposent des conseils de quartiers dotés de budgets participatifs en investissement et fonctionnement : « Droit de vote au plus de 16 ans et aux étrangers résidant sur le territoire d’Annecy. Développer la participation citoyenne en développant les démarches d’éducation populaire. »
Une liste garantie 100 % sans macronistes
Cet engagement est adressée à la liste ”Vivre Annecy” qui réunit à la fois des élus de gauche et de droite avec le souci de réaliser une large union centriste.
Une attaque contre le parti socialiste
Les insoumis dénoncent l’alliance d’Alexandre Mulatier-Gachet avec le parti socialiste qui, selon eux, a accompagné des politiques néolibérales (coupes budgétaires sans la santé, l’école, la justice.) Cette attaque des Insoumis confirme la dimension politique qu’ils entendent défendre aux municipales avec ”Un engagement total contre l’extrême droite, le repli identitaire et raciste”
Au deuxième tour les insoumis appellerons à voter pour la gauche face à la droite et à l’extrême droite.
Pour Vincent Drême, ”Pas un voix pour l’extrême droite. On encouragera toujours à voter pour la liste à gauche possible, et s’il y a une liste de droite ou d’extrême droite face à la gauche, on appellera à voter pour la gauche évidemment”.
Un meeting politique
L’ambiance était chaude pour galvaniser un public acquis à la liste municipale des Insoumis.
Sur scène, deux jeunes insoumis ont animé la soirée en rappelant l’engagement radical à gauche de la liste municipale.
Une liste qui ne se prive pas de dénoncer des projets écocides sur le territoire que sont les JOP 2030 ou le grand collisionneur circulaire du CERN. « Des projets mis en sourdine par la liste ”Vivre Annecy”, que le député de Savoie, Jean-François Coulomme a développé à la tribune.
Il rend hommage aux militants des collectifs anti JO 2030 et des opposants au projet pharaonique du futur collisionneur circulaire de 92 km de long, envisagé par le CERN, enfoui à plusieurs centaines de mètre sous terre faisant le tour du Salève, impactant profondément les sous-sols de nombreuses communes de Haute-Savoie.
Contrairement à la liste ”vivre Annecy” d’Alexandre Mulatier, classée à gauche, qui veut prendre ses distances avec les grands enjeux nationaux ou internationaux, les insoumis veulent politiser leur liste municipale.
Aurélie Trouvé galvanise l’assistance
C’est le sens de la présence d’Aurélie Trouvé, députée de Seine St Denis, qui a galvanisé l’assistance par un discours mobilisateur. Cette ancienne responsable d’ATTAC a demandé que les luttes entre dans les conseils municipaux et a rappelé l’engagement antifasciste des insoumis.
Intervention de Solidaires
Les luttes étaient invitées à ce meeting avec l’intervention sur scène de Geoffroy Cornet, militant Solidaires, informant sur une grève dure au Techni centre d’Annemasse. Une grève démarrée le 19 janvier pour dénoncer le manque d’effectifs dans l’atelier de maintenance des rames du Léman express. Une interview sera diffusée sur librinfo.
Intervention d’une infirmière en mission à Gaza
Le témoignage de cette infirmière sur scène veut confirmer le positionnement des Insoumis en faveur des peuples opprimées dans le monde et tout particulièrement les victimes du massacre perpétré par le régime d’extrême droite israélien à Gaza.
Nous diffuserons son interview sur librinfo
Hors LFI, pas de salut à gauche !
C’est un peu le message qui résume l’esprit de cette réunion, et les élections municipales sont inscrites dans cette démarche politique de promouvoir la présence des Insoumis dans toutes les strates politiques de la nation.
L’objectif est clair: obtenir le maximum de conseillers municipaux capables d’élire des sénateurs LFI pour favoriser la présence de Mélenchon au deuxième tour des présidentielles, ”seul capable de battre l’extrême droite”.
Un calcul risqué connaissant le déficit d’image que Mélenchon est crédité par ses outrances contre les élus de gauche porteur de nom d’origine juive comme Gluksman ou au meeting de Lyon concernant la consonance juive de Epstein. Des propos qu’il a regretté « s’il a pu blesser des personnes ». Le problème, est que Mélenchon est coutumier des petites phrases assassines qui ne permettent pas un débat serein entre toutes les forces de gauche dont la majorité des citoyens souhaitent l’unité sur une base commune anti-capitaliste et contre la fascisme.
Dans son interview, Aurélie Trouvé a rappelé le fort engagement des insoumis dans les municipales et dans la lutte contre le fascisme, qui représente actuellement le fondement de sa lutte politique :


