Les futurs sénateurs verts de Haute-Savoie se disent garants de nos services publics et de la lutte contre la fraude fiscale

De gauche à droite, Sylvie Rahon-Bischler élue municipale à Cruseilles, Benjamin Joyeux, conseiller régional, Fabienne Grébert, conseillère régionale, Guilaume Gontard président du groupe vert au Sénat, Charles Anthonioz de la confédération paysanne.

Guillaume Gontard Président du groupe Écologie et Territoires au Sénat est venu soutenir aujourd’hui à Annecy la liste Haute-Savoie Vivante, Sociale et Citoyenne conduite par Fabienne Grébert.

L’occasion d’alerter les grands électeurs et électrices sur la dérive démocratique de ces élections et sur ce qui attend les collectivités territoriales en matière de finances publiques et de dégradation des services publics si le Sénat continue à voter, dans la droite ligne du gouvernement, le budget 2027.

En juillet, Les Écologistes avaient souhaité que soit organisé un débat entre les candidat.es des Sénatoriales. Refus alors que les Français ne connaissent pas leurs sénateurs, ne votent pas directement pour eux mais élisent leurs élus locaux, départementaux, régionaux et leurs parlementaires qui glisseront un bulletin dans l’urne le 27 septembre 2026.

Des sénateurs haut-savoyards inconnus au bataillon !

Au total, 2112 grands électeurs seront amenés à se prononcer, sans que leur vote soit le reflet véritable de l’opinion publique. Preuve en est, le Sénat reste une chambre très conservatrice qui n’a connu, depuis le début de la 5ème République, que deux ans d’alternance politique.

Une chambre droitière soutenue par les lobbies

D’après les écologistes, le MEDEF aurait pris le parti de les ignorer en adressant un document de 6 pages à tous les grands électeurs de la Haute-Savoie leur rappelant les 10 engagements pour la compétitivité et l’attractivité des territoires, une ode aux entreprises, à la baisse des impôts et à la dégradation des services publics. Le document se présente comme un questionnaire aux candidats, sauf que les Ecologistes n’auraient jamais été contacté par le MEDEF pour répondre à ce questionnaire.

Refus des débats pour dire la vérité aux français

Les candidats écologistes estiment que  » les moyens des collectivités territoriales vont encore baisser drastiquement et que la course infernale à l’attractivité a ses limites ».


Pour Guillaume Gontard,
président du groupe vert au Sénat : « Ce que Sébastien Lecornu a annoncé, c’est 30 milliards de dépenses en moins en n’augmentant pas les impôts et en ne touchant ni au budget militaire, ni à la justice, ni à l’Intérieur. Donc ce sont les collectivités qui vont être mises à contribution encore une fois. 10% d’économie sont également demandés par exemple sur l’hébergement d’urgence. Alors qu’à l’autre bout de la chaîne, 60 milliards de dividendes ont été versés en 2025, faisant de la France le 1er pays européen et le 2e mondial favorable aux actionnaires. La richesse, elle est là, la vraie question est celle de sa répartition. »

Pour attirer de nouveaux arrivants
les verts estiment que la Haute-Savoie « poursuit sa course à l’attractivité sans limites » :

« Elle conduit à la construction, par les collectivités locales, de crèches, écoles, hôpitaux, routes, etc. . Mais avec des budgets en baisse, en particulier en matière de fonctionnement, il n’y aura bientôt plus assez d’argent pour entretenir ces investissements et pour le personnel qui les anime. »

Les écologistes estiment que la suppression de la taxe d’habitation et l’inflation constante provoquent « une baisse de 20% de leurs recettes, entraînant un effet ciseau insurmontable les collectivités locales : « la demande d’investissements est incompatible avec les frais de fonctionnement supplémentaires induits. La perception de la dégradation de la qualité de vie est bien réelle en Haute-Savoie et la colère et le découragement des élus locaux est devenue intenable », explique Fabienne Grébert, tête de liste de Haute-Savoie vivante, sociale et citoyenne. 

« Cette attractivité est incompatible avec la trajectoire du dérèglement climatique. L’adaptation à celui-ci ne peut plus être conditionnée à la compétitivité des entreprises, comme le réclame le MEDEF. Elle nécessite une politique à long terme portée par l’Etat et l’Europe. Elle ne peut plus souffrir un plan canicule divisé par 5 en cette rentrée et un fonds vert passé de 2 Mds à 800 M€. »

Le financement serait possible :

 « Les aides aux entreprises constituent aujourd’hui le 1er budget de l’Etat à hauteur de 211 Mds € sans contreparties !  Nous n’avons plus les moyens de dépenser sans compter et de voir des entreprises qui ont touché des aides publiques délocaliser sans scrupules, comme Emerson Aventics à Bonneville.

La fraude sociale et fiscale représente plus de 90 Mds €. Mais la chasse aux budgets de fonctionnement dans toutes les strates de l’Etat fait que ces sommes sont très peu recouvrées. Nous devons réengager massivement une lutte active pour que ces sommes soient affectées à des services publics de qualité, en particulier ceux qui constituent des investissements d’avenir, sources d’emplois non délocalisables : rénovation énergétique, construction, transports publics, éducation et santé.

Plus que jamais, nous avons besoin d’une autre voie pour le Sénat

Auteur: librinfo74

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