Le maire interdit au LAC d’installer son café associatif sur le site du haras

Reniant les engagements de la municipalité précédente, alors que généralement une nouvelle municipalité a le souci de respecter ceux pris par une collectivité territoriale légitime, Antoine Armand a dénoncé la convention dûment signée par l’ancien maire qui permettait au collectif associatif LAC de créer sur le site du Haras un espace citoyen ouvert, culturel et convivial ouvrant à des projets novateurs et créatifs.

Antoine Armand, produit de l’élite parisienne, ne connaît pas l’histoire de la ville dont il devenu le maire par le biais d’une élection politique. Aujourd’hui, le parc du Haras, ancré dans la mémoire des annéciens, est devenu le terrain de jeu d’une société marchande à la tête d’une halle gourmande pour une population nantie et un festival du cinéma d’animation, fruit d’un important travail associatif qui a débuté il y a 70 ans avec la création des JICA à Cannes par des animateurs du ciné club annécien. Porté depuis par des bénévoles passionnés par le cinéma d’animation, ceux-ci ont été dépossédés de leur projet par une société nationale aux objectifs financiers ambitieux.

La présence d’un collectif associatif sur le site du haras aurait permis à des annéciens d’occuper un espace qui leur appartient.

Cette décision politique signe la volonté droitière d’une municipalité qui conteste l’origine populaire d’une ville qui a été phagocytée par une population fortunée dénaturant totalement notre ville. N’oublions pas qu’Annecy était une ville industrielle et populaire, avec une population ouvrière et de migration piémontaise.

Nous diffusons le courrier du maire dénonçant la convention. Antoine Armand développe des arguments personnels et arbitraires pour justifier l’exclusion du LAC.

 

 

Auteur: librinfo74

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