L’organisation du G7 à Évian provoque la mise place d’un gigantesque et démesuré dispositif de forces de l’ordre. Une situation que maîtrise parfaitement Emmanuelle Dubée, l’actuelle préfète de Haute-Savoie.
Chargée de gérer le G7 d’Évian, la préfète Dubée est à son affaire.
Son expérience de maintien de l’ordre à Sainte Soline lui a permis de maîtriser ses relations avec le mouvement social NO G7.
Contrairement au G8 d’Évian de 2003 où une manifestation et un village alternatif avaient été autorisés par Jacques Chirac et le préfet Carenco, les conditions restrictives imposées par la Préfète Dubée sous l’autorité de son mentor Macron, auront amené les opposants du collectif NOG7 de renoncer à organiser leur village alternatif :
(Lire l’article sur librinfo : Le collectif NoG7 dénonce l’objectif de la Préfète de s’opposer à une expression citoyenne légitime)
Interpellée sur l’accusation du collectif du NOG7 d’avoir créé les conditions pour empêcher la mise en place de ce village, la Préfète « botte en touche », en considérant que les conditions normales d’utilisation d’un espace privé pour organiser un rassemblement de masse n’a pas été accepté par le collectif NOG7 :
La presse convoquée le 8 juin pour l’informer sur les festivités sécuritaires autour du G7

Lors de la conférence de presse du 8 juin, aux côtés d’un aréopage de militaires et de policiers en tenue d’apparat, arborant des décorations multicolores bien en vue sur leurs chemises blanches, la préfète a présenté avec une certaine fierté, les matériels et effectifs considérables déployés sur le territoire haut-savoyard.
Toutes les éventualités d’attentats sont prise en compte avec la recherche d’explosifs, les risques nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques
Le volet terrestre constitue le socle de protection du G7
7 160 policiers seront déployés pour ces missions de sécurité
200 effectifs de la police nationale assureront la protection rapprochée des chefs de d’État et de gouvernement et de leurs conjoint-e-s.
1 670 km2, répartis sur les deux départements seront surveillés par la gendarmerie nationale, dont 6 100 gendarmes seront mobilisés de toutes unités.
Des moyens aériens composés de plusieurs types d’appareils dont des avions de chasse qui pourront survoler l’ensemble de la manifestation du G7.
30 embarcations lacustres de la police nationale, de la gendarmerie nationale et de la brigade fluviale sécuriseront la navigation sur le lac.
110 démineurs dont 23 plongeurs ont assuré la sécurisation du site
65 équipes cynotechniques de recherche d’explosifs
90 spécialistes des risques nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques
1000 acteurs de la sécurité civile dont 600 sapeurs pompiers de Haute-Savoie
La sécurisation aux frontières particulièrement renforcée
Un effectif de 800 personnes au lieu des 60 présentes habituellement assureront une surveillance et un contrôle aux frontières.
Le risque d’attaque par des drones n’est pas écarté
Le général Gilles Juventin, commandant de la brigade aérienne, reconnait la possibilité d’attaque de drones, mais les dispositifs de protection mis en place sont opérationnels. Toutefois, il n’écarte pas la possibilité d’arrivée de drones particulièrement sophistiqués.
Protection de l’activité journalistique
La préfète renvoie la question sur les devoirs des forces de l’ordre chargés de protéger tous les citoyens


