

Emmanuelle Dubée Préfète de Haute-Savoie
C’est par le biais d’une information amicale que j’ai appris la tenue d’une conférence de presse sur le G7 d’Évian du 15 au17 juin 2026, conférence de presse à laquelle librinfo n’avait pas été invité.
Je me suis présenté au portail de la Préfecture pour m’entendre dire que je ne pouvais assister à cette conférence de presse. Généralement, le service communication envoi des invitations à la presse pour être accrédité, invitation que je reçois régulièrement. Cette fois-ci, ce ne fut pas le cas.
J’ai pu entrer indûment, considérant que la liberté de la presse doit être respectée.
Cela me permet de vous informer sur les conditions d’organisation du prochain G7 à Évian.
Ce qu’il faut retenir :
Dates : du 15 au 17 juin 2026
Deux zones :
Zone bleue : Accessible avec le PASS G7 sous forme de QR code à partir du 11 mai 2026. Zone activée du jeudi 11 juin 2020 00h00 jusqu’au mercredi 17 juin. Les gens sont sensés circuler librement avec le PASS G7.
Zone rouge : strictement réservée aux chefs d’État et leur gouvernement. Zone activée du jeudi 11 juin 2020 00h00 jusqu’au mercredi 17 juin.


POINTS SENSIBLES
La Suisse, par la voix de sa conseillère d’État socialiste, Carole-Anne Kast, est très inquiète des risques de débordements violents qui pourraient provoquer des dégâts considérables pour les commerces de Genève comme se fut le cas lors du dernier G8 à Évian en 2003.
Après moultes hésitations, la suisse à interdit toute manifestation à Genève et s’est opposée à la demande du mouvement NO G7 d’organiser un village alternatif. Les raisons invoquées est que le risque de débordements serait trop grand. Genève ne veut pas prendre le risque de voir son centre ville saccagé avec des millions d’euros de dégâts.
Toutefois,Carole-Anne Kast est convaincue que d’empêcher les opposants d’organiser un lieu de débat démocratique sur les enjeux du rassemblement des pays les plus riches de la planète, risque au contraire d’exacerber les tensions et de provoquer des manifestations encore plus violentes.
La Suisse demande à la France d’organiser un contre-sommet
Pour éviter cela, l’élue suisse renvoie la « balle » dans le camp français pour qu’il organise ce contre sommet. Une façon de dire « vous prenez le risque d’organiser le G7 à Évian, alors prenez-en toutes les conséquences ! La Suisse n’a pas à en payer le prix !
Le réponse de la Préfète a été claire « Un pays organisateur de grands évènements comme le G7 n’a pas vocation à mettre en place un contre sommet ».
La Préfète n’a reçu à ce jour aucune demande, et se réserve la possibilité d’étudier tout projet qu’elle recevra pour décider dans quelle conditions un tel contre sommet ou village alternatif puisse éventuellement être organisé.
La carte de la Genève dorée
Une carte fait polémique en suisse dans les milieux économiques avec la parution de la carte de la « Genève dorée » où sont repérés les sièges de toutes les entreprises suisses responsables des situations catastrophiques de la destruction de l’environnement, de la bio diversité et aussi de confiscation de territoires riches en chassant les populations indigènes.
Pablo Cruchon, du comité de l’Union populaire, défendla parution de cette carte : «Je trouve que c’est une bonne idée. […] Ça nourrit un débat démocratique nécessaire. C’est une pratique militante très vieille […] pour pouvoir faire des actions devant, il y a plein d’actions qui ne sont pas forcément violentes qui peuvent se dérouler devant ces sièges»
De l’autre côté, Maxime Provini du PLR (Parti des libéraux-radicaux) trouve cette carte scandaleuse, et considère que c’est pour indiquer aux « casseurs » là où il faut manifester violemment : «On sait très bien que ça se finit en saccage et en en tentative d’incendie, comme ça a été le cas à de nombreuses reprises lors du G8 en 2003.»
Cette position reflète un parti pris évident refusant aux membres du NO G7 la possibilité d’engager un débat démocratique les accusant par avance de vouloir manifester violemment.


