Le réalisateur, Sébastiàn Lelio, invité d’honneur des 21èmes Images Hispano Américaines, nous a offert un florilège des ses films, un univers cinématographique peuplé de femmes.
Repéré en 2009 pour ”Navidad”, présenté à la quinzaine des réalisateurs à Cannes, nous apprenons, en lisant la plaquette, ”qu’en 2012 il rencontre de succès avec son quatrième bond métrage ”Gloria” projeté cette année, l’impose comme l’un de cinéastes les plus prometteurs d’Amérique Latine.”
En 2017, ”Une femme fantastique”, qui obtient l’Ours d’argent du meilleur scénario à la Berlinale et l’Oscar du meilleur Film étranger, a conquis le public des 21èmes Images Hispano Américaines.
Mais c’est en 2025 qu’il crée la surprise en réalisant la comédie musicale Ola (la vague), qui lui offre la possibilité de gravir les marches du festival de Cannes pour avoir filmé une révolte féministe étudiante sous la forme d’une comédie musicale.
Sébastiàn Lelio nous a accordé une interview où il nous confie ses motivations de cinéaste et surtout son avis d’artiste face à la nouvelle arrivée de l’extrême-droite dans son pays.
Comment a été reçu son film « La Ola » dans son pays ?
Sébastiàn Lélio reconnaît qu’il n’avait pas la légitimité, en tant qu’homme, de réaliser un film sur le mouvement féministe. et s’est entouré de trois femmes co-réalisatrices du film « La Ola » ?
Votre regard sur les femmes a-t-il changé après avoir travaillé avec elles tout le long du film « la vague » ?
Proche des mouvements féministes, Sébatiàn Lelio est-il inquiet pour leur avenir face à la nouvelle arrivée de l’extrême-droite dans son pays ?
Le retour de l’extrême droite au pouvoir dans son pays peut-il aussi inquiéter Sébastiàn Lelio sur le maintien de la liberté d’expression dans le domaine artistique ?
Quand Sébastiàn Lélio a décidé de réaliser une comédie musicale avec « LA VAGUE », il s’engageait dans un genre cinématographique risqué en Amérique Latine car ce style ne correspondait pas à la culture de ce continent.
L’intérêt que Sébastiàn Lelio porte pour le cinéma français, et en particulier pour des cinéastes comme Jacques Demy, l’ont-il influencé pour se lancer dans la comédie musicale ?


