Résilience de la mer

LIBRE EXPRESSION

POÈMEIMG_1345

Elle te prend dans ses bras, la rousse
Elle te berce comme la mer
Comme la mer qui écume
Laitance aux seins bleus des sirènes.

Dans ses bras, plus grand que la terre
Elle te presse, enfantée des eaux,
Contre son corps de goélette
Repliant ses ailes en berceau.

Et le goéland solitaire
Posera au creux de tes lèvres
Le baiser de ciel des oiseaux.

Elle te dira, dedans l’oreille
La pluie, la nuit des étoiles
Qui te riront à bouche pleine.

Le grand lit de la voie lactée
Où tu dormiras sans pleurer
Elle te fera rempart, la rousse,
Au sombre peuple des fantômes.

Et tu boiras, dans ses silences
Cette paix enfin fécondée
Ne pleure plus, O mon enfance
Il pleut sur tes cheveux mouillés.

Et nous purifie cette averse
De tant de larmes retenues.
Je t’en supplie, ne pleure plus.

S’il meurt en moi, au chant du coq
Cette blessure qui me broie
Que la nuit ne m’emporte pas
Dans ses dérives lancinantes.

De grands soleils vibrent et palpitent
Sous les plis mauves de ta robe,
La rousse, quand tu l’enveloppes
Et qu’elle s’endort.

Josua

Auteur: gfumex

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