Conférence de presse au Parti Socialiste sur les élections municipales de 2014.
Guillaume Mathelier, premier secrétaire fédéral du parti socialiste de Haute-Savoie a tenu une conférence de presse ce mardi 22 octobre dans les locaux de la fédération socialiste à Annecy. Il nous a présenté, avec le brio qui le caractérise, l’état actuel de la préparation du scrutin municipal du mois de mars 2014.
Des militants socialistes participeront à une liste en vue des élections municipales dans de nombreuses communes du département (18 au total, et à peu près dans toutes les villes d’une certaine importance : Annecy , Annecy le Vieux, Annemasse, Andilly, Bonneville, Cran-Gévrier, La Roche sur Foron, Seynod, etc.)
Ils y seront parfois têtes de liste, parfois la première place sera laissée à un candidat d’un autre parti. La liste des candidats socialistes sera constituée le 21 novembre prochain dans toutes les sections du département .
Guillaume Mathelier précise que toutes les listes auxquelles participeront les candidats socialistes seront caractérisées par deux principes fondamentaux : le progressisme et l’esprit républicain .
Et il nous confirme que l’éventail pourra s’ouvrir de la gauche du parti socialiste ( mais pas au-delà ) jusqu’au Modem, en passant bien sûr par Europe Ecologie les Verts.
Il n’est pas question d’union de la gauche , notion jugée complètement archaïque par notre orateur , mais d’un accord conclu sur un programme local précis auquel chacun devra impérativement se tenir .
Programmes progressistes et républicains , ces deux mots sont plus importants selon Guillaume Mathelier que les noms des partis politiques, si différents qu’ils soient par ailleurs, qui peuvent se rencontrer en eux.
L’appartenance au Parti Socialiste, parti de la majorité et du gouvernement , ne sera pas mise en avant et le premier secrétaire fédéral se refuse à tout commentaire sur la politique menée au niveau national comme si, au niveau local, on n’était pas très fier de cette appartenance .
De même, on se refuse à faire le lien entre la politique locale et les grandes options de la politique nationale, européenne et internationale. On fera de belles écoles mais l’enseignement n’est pas un enjeu local, il y aura des trottoirs (et Guillaume Mathelier nous précise qu’il n’y a pas des trottoirs de gauche et des trottoirs de droite, ce à quoi nous répondrons que ça dépend dans quel sens on va) et des appartements sociaux de qualité même si, par ailleurs, l’emploi décline, le niveau de vie s’effondre et les services sociaus sont sabordés.
On peut regretter cette myopie volontaire, les élections municipales ont certes des enjeux locaux mais ces enjeux sont conditionnés par des choix politiques plus fondamentaux et il ne serait pas inutile que, à l’occasion de leur campagne électorale, les partis politiques élargissent un peu le débat, précisent et expliquent leur position sur les grands enjeux, ceux de l’économie par exemple.
Ce serait bien que le Parti Socialiste en profite pour justifier certaines compromissions avec le pouvoir financier, très socialement rétrograde au niveau national, qu’aucune mesure locale ne pourra réparer , si bienveillante et « progressiste » soit-elle .


