Un départ dans la douleur pour le Préfet Derumigny

Ce lundi 30 juillet, Georges-François Leclerc prenait ses fonctions comme nouveau Préfet de Haute-Savoie.

Bernard Accoyer doit se réjouir d'accueillir ce nouveau Préfet

Tout le « staff » UMP était là pour l’accueillir.
Sylvie Gillet de Thorey, élue PS, maire de Meythet et première vice-présidente de la Région Rhône-Alpes, assumait son rôle de réprésentation.

 

Le « débarquement » de Philippe Derumigny

Cela n’a pas été facile pour Philippe Derumigny de libérer son poste de Préfet.

Une décision ressentie comme une véritable « claque ».

Placé « hors cadre » par Manuel Valls et François Hollande – c’est à dire sans affectation – Philippe Derumigny ne s’est pas privé d’exprimer son amertume au Ministre de l’Intérieur dans l’hélicoptère qui les emmenaient sur les lieux du drame de l’avalanche du Mont-Blanc le 12 juillet.

Une décision gouvernementale surprenante !

Interrogés sur les conditions dans lesquelles a été nommé le nouveau Préfet de Haute-Savoie, les responsables socialistes locaux ne comprennent toujours pas pourquoi le gouvernement a placé un Préfet classé à droite sur une terre droitière. Ils auraient préféré garder le Préfet actuel qui, selon eux, faisait du bon travail. La seule explication est que Manuel Valls aurait cherché un Préfet près de la retraite pour « caser » Georges-François Leclerc.

Le plus surprenant est que le gouvernement actuel procède de la même manière que l’ancien gouvernement qui avait « débarqué » le Préfet de Gard – apprécié de tous – pour « caser » Georges-François Leclerc. Aujourd’hui, Hollande et Valls « débarquent » Philippe Derumigny pour « caser » le même Préfet !  Les élus PS de Haute-Savoie craignent que Georges-François Leclerc fasse de la résistance et favorise les politiques locales ancrées à droite.

Une pétition avortée en faveur de Philippe Derumigny

Une pétition à l’initiative des élus de gauche a même été envisagée pour protester contre l’éviction de l’ancien Préfet. Une initiative que n’auraient pas apprécié certains responsables socialistes.

Jean-Luc Rigaut, le maire d’Annecy,  aurait donné son accord… pour se désister peu de temps après.

Pour se « racheter », le gouvernement envisage d’offrir des pistes pour des fonctions alléchantes à Philippe Derumigny.

Une façon de « sucrer » un peu son amertume.

Auteur: gfumex

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